Putty Squad : Le test


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Automne 1994 – Automne 2019 : Pour fêter les 25 ans d’existence du jeu Putty Squad, Amiga France a décidé de mettre à l’honneur ce jeu atypique, dont la sortie sur nos machines préférées a été retardée pendant près de deux décennies. Survenue en 2013, bien longtemps après la fin de l’ère commerciale de l’Amiga, la mise en ligne de Putty Squad sur le site de son éditeur est passée inaperçue aux yeux de bon nombre d’entre nous. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur un délire visuel et ludique méconnu qui méritait bien d’être mis sous les feux des projecteurs.

UN JEU AU DESTIN TORTUEUX

Prévu initialement pour le nouvel ordinateur Amiga 1200 de Commodore sorti fin 1992, Putty Squad est un jeu de plate-formes coloré et original à la destinée hors du commun. En effet, alors qu’il était développé pour l’éditeur britannique System 3, et adapté conjointement pour PC-Dos ainsi que pour les consoles 16 bits Megadrive et Super Nintendo, c’est pour cette dernière que sera finalement distribuée en 1994 la seule version du jeu, toutes les autres ayant été abandonnées. Qu’un projet soit annulé au cours de sa conception arrive régulièrement dans l’industrie du jeu vidéo. Mais qu’il atteigne le niveau d’achèvement de 99,99 % avant d’être délaissé est un cas exceptionnel.

Putty Squad sur Amiga 1200 était pourtant attendu. Le jeu avait été annoncé tout au long de l’année 1994 dans la plupart des magazines dans leur rubrique « Previews » respective. Certains, spécialisés Amiga, avaient même proposé une disquette en couverture proposant la démo jouable d’un des premiers niveaux du jeu. Dans les derniers mois de l’année, les lecteurs avaient pu enfin découvrir les tests faits par ces mêmes magazines, réalisés d’après la version quasi-définitive que leur avait fait parvenir l’éditeur. Les notes récoltées par le jeu étaient d’ailleurs excellentes : toutes comprises entre 87 et 94 %. Les acheteurs potentiels n’avaient plus qu’à se tourner vers les distributeurs présents dans les pages de publicité : ils pouvaient y trouver le titre du jeu parmi les logiciels disponibles à la commande… mais à la surprise générale, et en dépit de tout ce qui vient d’être dit : le jeu n’a jamais été distribué !

Les raisons qui ont mené à cette annulation de dernière minute sont obscures. Déclin du marché ? Problèmes de droit ? Soucis de gestion des fichiers sur disquettes ? Aujourd’hui aucune explication ne paraît satisfaisante. Toujours est-il qu’il aura fallu attendre 19 ans pour voir enfin arriver une version complète, totalement fonctionnelle, et gratuite de Putty Squad pour les Amigas AGA. Ce cadeau tombé du ciel est arrivé à point nommé la veille de Noël en 2013, sur le site officiel de System 3, en téléchargement gracieux. Comment est-ce arrivé ? C’est grâce à l’obstination d’un programmeur britannique passionné, bien connu sous le pseudonyme de Galahad, que ce miracle a pu avoir lieu. Ce bienfaiteur s’est proposé spontanément et bénévolement auprès des ayants-droits pour accomplir ce que nul n’avait réussi jusqu’alors : achever le jeu. Au vu de la qualité technique du logiciel et de son potentiel ludique, la communauté des Amiga-fans ne peut que le remercier chaleureusement d’avoir empêché Putty Squad de sombrer dans l’oubli.

Une particularité invraisemblable mérite encore d’être soulignée . Ce jeu dont la conception remonte à 1993/1994 est ressorti vingt ans plus tard sur quasiment tous les supports modernes : Playstation Vita, Playstation 3, Playstation 4, XBOX 360, Nintendo 3DS, PC, puis de nouveau sur Nintendo Switch en novembre 2017. De mémoire, aucun autre jeu n’a connu un tel étalement dans le temps entre les sorties de ses différentes versions, ni sur des supports aussi disparates. Il s’est écoulé exactement 23 ans entre sa première et sa dernière édition. On pourrait appeler ça de la flexibilité. Et justement, cela ne doit pas être un hasard, puisque notre héros du jour, Billy Putty, est précisément un spécialiste de cette discipline.

UN SCÉNARIO ALAMBIQUÉ

La planète des Putties est depuis vingt longues années en proie au chaos. Le maître des forces du mal, le magicien Scatterflash, ayant décidé d’asservir ses habitants, avait lancé ses forces d’invasion pour conquérir la planète. Mais c’était sans compter sur la farouche résistance des habitants qui s’opposèrent à lui jusqu’à aujourd’hui. Le conflit semble désormais sur le point de s’achever puisque, malgré leur détermination, les soldats Putties ont fini par se faire capturer les uns après les autres.

L’armée locale étant devenue totalement inopérante, une force de maintien de la paix vient d’être envoyée par les Nations Unies afin de venir en aide à la nation Putty. Mais par un nouveau coup du sort, le « commandant Napalm », qui dirige cette escouade de soldats-chiens, a subitement perdu la raison et oublié le sens de sa mission. Tout serait-il perdu pour la population Putty, condamnée à l’esclavage ?

Non car il reste une dernière lueur d’espoir : la Putty Squad. Un duo improbable composé du vétéran de la précédente guerre : Billy Putty, et de son ennemi juré : Dweezil le chat, qui se détestent cordialement. Parviendront-ils à libérer tous les soldats Putties disparus en mission (les M.I.As) et à reprendre le contrôle de leur planète ?

DES MÉCANISMES DE JEUX NOMBREUX ET ORIGINAUX

Vous incarnez bien évidemment le héros Putty chargé de délivrer ses congénères. Mais avant toute chose : qui sont les Putties ? C’est une espèce composée d’êtres ovoïdes, sans membres apparents, au corps flasque et aux capacités métamorphes. Il va donc vous falloir apprivoiser et utiliser les aptitudes de votre Putty afin d’éliminer les ennemis qui se dresseront sur sa route et récupérer les M.I.As dispersés dans les différents tableaux du jeu.

Comme dans tout jeu de plate-formes vous pouvez évidemment courir et bondir pour franchir des précipices ou tenter d’atterrir sur la tête de vos ennemis. Mais vous incarnez un Putty ! Et cela se traduit ici par des capacités particulières. Tout d’abord, malgré votre absence de bras, vous pouvez frapper les soldats ennemis d’un coup de poing métamorphique. Si le danger est trop grand, vous pouvez vous liquéfier sur place et passer inaperçu le temps que ça se tasse. Pour vous faufiler entre les étages des lieux que vous visitez, vous pouvez utiliser votre élasticité (les Putties peuvent en effet « dégouliner » à volonté vers le bas ainsi que dans les 3 autres directions). Pour atteindre les endroits trop élevés, vous apprendrez à vous gonfler (à l’hélium) pour voltiger jusqu’à eux. Mais cette possibilité vous coûtera toutefois quelques points d’énergie. Sachez enfin qu’en tant que Putty vous avez une faculté d’«absorption» très développée. De cette manière vous pouvez aussi bien ingérer de la nourriture pour restaurer votre santé, que mettre à l’abri (dans votre estomac) les M.I.As que vous rencontrerez, ou encore emporter un objet que vous pourrez régurgiter plus tard afin de vous en servir. Enfin certains ennemis peuvent aussi être absorbés pour que votre Putty décode leur a.d.n. et le plagie, acquérant ainsi leurs pouvoirs.

L’interaction avec Dweezil est particulière. Ce chat de malheur, censé être votre coéquipier, n’a de cesse de vous tourmenter. S’il vous croise il tentera de vous botter les fesses puis de vous assassiner en déposant une bombe à retardement à côté de vous ! Vous pourrez fort heureusement absorber cette dernière afin d’aller la déposer là ou elle sera plus utile (à proximité de certains ennemis résistants par exemple). En retour, vous pouvez à votre tour frapper Dweezil pour l’assommer. Il tombera sur le dos et son ventre bedonnant vous servira à rebondir dessus pour atteindre des plate-formes trop élevées.

Des objets amusants, que vous pourrez donc absorber et utiliser, sont disséminés ça et là afin de vous aider. Outre le traditionnel bouclier qui vous protégera des coups durant un laps de temps, vous pourrez : mettre la main sur des lunettes à rayon X pour voir les passages secrets ; porter un masque pour tromper vos ennemis et vous faire passer pour l’un d’eux ; déposer une boîte de pâtée pour chat afin d’attirer Dweezil là où il vous plaira ; appeler une navette spatiale qui vous emmènera vers les hauteurs pour bombarder vos ennemis ou atteindre des bonus ; utiliser le fromage qui permet de vous téléporter ; etc …

Parlons enfin des précieuses étoiles. Ce sont des bonus qui se trouvent dans des emplacement plus ou moins accessibles, ou que certains ennemis laissent après avoir été éliminés. Pour chaque dizaine d’étoiles collectée les capacités offensives de votre Putty s’en trouvent augmentées. Du simple coup de poing vous passerez ainsi au super-punch, puis au lancer de fléchettes, puis au choc électrique, puis au lâcher de drones explosifs, puis de nouveau aux fléchettes mais en plus nombreuses, et ainsi de suite …

Nous y sommes ! Nous avons fait le tour des capacités du héros. Alors effectivement : la liste des actions possibles est assez longue et peut donner le tournis au nouveau joueur. D’autant plus que la plupart des aptitudes de Putty sont réalisables dés les premiers niveaux du jeu. Mais malgré tout, et c’est là le tour de force des concepteurs du jeu, la jouabilité est excellente et tous ces différents mouvements se maîtrisent rapidement et s’enchaînent de façon fluide. Une fois passés les premiers moments de découverte et de tâtonnement, manipuler Billy Putty et partir explorer les niveaux devient vite un réel plaisir.

UNE DURÉE DE VIE CONSÉQUENTE

Puisqu’on en parle : « explorer » est bien le terme qui convient, car le déroulé des niveaux est non-linéaire. En effet les points de départ et d’arrivée peuvent être placés n’importe où. Il faut donc crapahuter dans toutes les directions, d’abord pour rassembler les M.I.As, mais ensuite pour trouver la sortie qui ne devient visible qu’une fois cet objectif atteint. Étant donnée la taille de certains niveaux il faut plusieurs tentatives avant de les franchir. Et des niveaux à découvrir, il y en a un nombre important : 34 en tout, souvent assez grands, et sans compter les passages secrets ni le niveau-bonus en fusée. Pour vous empêcher de réaliser vos objectifs, des ennemis divers et variés s’opposeront à vous. Vous enverrez la plupart au tapis d’un simple coup de poing. Mais vous devrez expérimenter les différentes armes à votre disposition pour trouver le point faible de certains autres particulièrement retors. Au fur et à mesure des niveaux vous découvrirez de nouveaux ennemis, ou bien de vieilles connaissances ayant acquit de nouvelles armes. Le seul boss que vous aurez à affronter sera Scatterflash lui-même, mais ce ne sera pas avant le dernier niveau du jeu. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’autres boss intermédiaires. Certes d’autres jeux de plate-formes n’en ont pas non plus (Superfrog par exemple), mais c’est tout de même un des plaisirs du genre que d’affronter des géants loufoques à intervalles réguliers et de chercher leurs points faibles (Brian the lion, Prehistorik, Chuck Rock I et II, etc …).

Étant donnée la longueur du jeu, le challenge représenté par Putty Squad demandera des heures et des heures pour être relevé. Le manque de temps libre ne sera pourtant pas un obstacle pour les joueurs occasionnels. En effet les concepteurs de System 3 ont pensé à eux en intégrant un système de mots de passe. Cette solution, qui semble pourtant évidente, n’a été malheureusement que trop peu utilisée dans ce type de jeu sur Amiga. À chaque niveau franchi, le programme fournit donc un code à noter scrupuleusement. Il suffit alors de le taper à partir du menu principal pour reprendre au début du dernier niveau traversé, avec en prime le plein de vies et d’énergie. Alors certes, le code ne tient pas compte de l’équipement collecté, ni du score atteint, mais il permet tout de même d’économiser énormément de temps au joueur en ne lui faisant pas recommencer tout depuis le début à chaque session de jeu. De cette manière, le découragement qui pourrait bien naturellement émerger au terme de plusieurs tentatives infructueuses est désamorcé. Les Game Over ne procurent ainsi ni frustration, ni crise de nerfs : les écœurés du ‘Die and Retry’ apprécieront. Pour la même raison, la lassitude que pourraient occasionner de longues sessions de Putty Squad, associées à une action, il est vrai, assez répétitive, se trouve également court-circuitée par ce système de code. On peut délaisser le jeu quelques temps, puis le reprendre quand le cœur y est, sans refaire sempiternellement les mêmes passages.

UNE RÉALISATION TECHNIQUE DE HAUT NIVEAU

Qui dit « nombreux niveaux » dit « nombreux paysages ». Et si en effet dans Putty Squad on va voir du pays, on va également en voir de toutes les couleurs grâce à l’exploitation de la palette et de l’affichage étendu du chipset AGA. Les décors changent tous les deux ou trois niveaux et se révèlent tous très agréables à voir. Les couleurs sont bien choisies et les dégradés soignés. Nous partons ainsi à la découverte de temples dans la jungle, d’un palais oriental, d’un laboratoire d’expérimentations, d’une table de festin, du parc d’un château, d’un train-fantôme, d’une mine, des toits de Londres, d’un village sous la neige etc … Les environnements sont variés et sortent assez souvent de l’ordinaire. Quand aux sprites ils ne sont pas en reste. Les personnages sont amusants, bien dessinés et animés. Les ennemis peuvent d’ailleurs être excessivement nombreux sans que le moindre ralentissement ne vienne entacher l’animation ou le scrolling multi-directionnel. Le traitement du décor de fond est lui aussi tout-à-fait impeccable. Son graphisme, très beau, est traité de manière légèrement flouté, pour éviter de le confondre avec le premier plan. Zool AGA, par exemple, n’avait pas eu recours à ce procédé. La pléthore de détails graphiques agrémentant le fond y parasitait souvent le repérage des bonus du premier plan et pouvait fatiguer les yeux.

Le domaine sonore n’est pas en reste. Les mélodies sont, dans le pire des cas, simplement agréables, soit, dans le meilleur des cas, carrément accrocheuses. Et pour cause : elles sont signées de deux compositeurs de talent bien connus dans l’univers des jeux sur Amiga. Il s’agit de Jason Page (Fire and Ice, Ruff’n Tumble) et Richard Joseph (Cannon Fodder, Gods). Capitales pour l’ambiance d’un jeu, les musiques permettent ici d’insuffler une atmosphère sympathique et détendue à l’ensemble de l’action. Le rythme est tantôt tranquille, tantôt plus prompt. Le seul regret à formuler est que certaines mélodies sont réutilisées dans plusieurs niveaux. On aurait préféré que chacun d’eux ait la sienne propre. Les bruitages quant à eux, sans être très originaux, sont aussi de très bon niveau : clairs, rigolos, et appropriés pour ce qu’ils sont sensés illustrés. Entre autres : les couinements des chiens sont excellents. On compte aussi quelques voix digitalisées façon cartoon très réussies (« MIA ok » lorsque l’on libère un soldat Putty). Gérés sur une voie distincte de celles de la bande musicale, les bruitages ont le bon goût de ne pas empiéter sur les mélodies (on ne compte plus le nombre de jeux dont les musiques réussies sont gâchées par ce défaut : Xenon II ou Aladdin en sont d’illustres exemples).

En somme, et à tous points de vue, la réalisation technique de Putty Squad est au-dessus de tout reproche. C’est l’occasion de préciser que le jeu tourne sur un simple Amiga 1200, sans aucune adjonction de carte ou de mémoire. Pour être complet parlons du temps de chargement. Le chargement initial dure environ une minute trente, mais après cela les interruptions sont courtes. Compter environ de cinq à dix secondes entre les niveaux. Comme le jeu tient sur (seulement) deux disquettes il y a rarement besoin de « swapper ». L’installation sur disque-dur n’est pas prévue par le programme original. Toutefois il existe un Whdl pour le faire.

LE COMPARATIF : PUTTY Vs PUTTY

Putty Squad est officiellement la suite de « Silly Putty », jeu de plate-forme sorti en 1992, réalisé en partie par la même équipe, et édité lui aussi par System 3. Lequel des deux est le meilleur ? Le suspense va tourner court. Car bien qu’étant lui aussi très original et imprégné du même humour barré que son successeur, Silly Putty, malgré une bonne réalisation, est entaché d’une série de défauts qui ont tous été gommés dans Putty Squad.

Au niveau sonore c’est le jour et la nuit. Et ce n’est pas une question technique puisque les deux générations d’Amigas disposent du même chipset sonore. Ni même une question de support de stockage puisque les deux jeux sont sur disquettes. C’est plutôt une question de choix artistique : l’aventure est totalement dénuée de musique dans le premier jeu. Pour un jeu de plate-formes c’est assez triste et l’ambiance en prend sérieusement un coup. À contrario on se régale les esgourdes dans le second.

Sur le plan graphique on a une unité de style. Silly Putty est franchement joli, mais en AGA avec un scrolling différentiel, Putty Squad l’est encore plus. Le premier ne propose par contre qu’un scrolling vertical. Alors que le second affiche des niveaux bien plus vastes avec un scrolling multi-directionnel impeccable.

Mais en définitive ces dernières considérations n’ont que peu de rapport avec le plaisir de jeu. Or les plus gros problèmes de Silly Putty les voici :

Dans le premier jeu, Billy Putty est déjà très élastique … mais il est aussi très collant. Il reste scotché au sol près d’une seconde avant de daigner effectuer l’action que vous lui indiquez. Ce manque de réactivité est dommageable, surtout dans un jeu d’action ou le temps de réaction est capital. Cela gâche véritablement le plaisir de jeu et complique inutilement un challenge déjà relevé. Dans la suite de ses aventures Putty réagit instantanément à vos sollicitations. Le confort (et donc le plaisir) de jeu s’en trouve multiplié par dix. Autre gros défaut de Silly Putty : la limitation de temps pour compléter les niveaux. Le chronomètre est très limité, voire trop. Cela induit un stress supplémentaire. Il est toujours rageant d’échouer en raison du timing et non à cause des épreuves de plate-forme proprement dites. En revanche, dans Putty Squad, on a les coudées franches. Le joueur peut prendre tout son temps pour esquiver les projectiles, négocier ses sauts, et explorer à loisir les tableaux. On peut donc très bien jouer en mode ‘touriste’ sans risquer de perdre bêtement une vie. Pour terminer, Silly Putty déjà rendu très énervant pour les motifs déjà cités, devient exaspérant de par l’absence de mots de passe. L’obligation de recommencer à chaque fois le jeu depuis le début achève de décourager le joueur d’aller jusqu’au bout. Cette erreur ne sera pas ré-itérée dans la suite.

En bref : les concepteurs de System 3 ont su entendre les reproches faits par les joueurs à leur précédent jeu. Ils ont su corriger le tir et permit à Putty de séduire tous les amateurs de plat-formers. Même si j’invite chacun d’entre vous à essayer l’ancêtre, c’est sans nul doute Putty Squad qui remportera vos suffrages.

LE MOT DE LA FIN : L’AVIS DE DOC HOLLIDAY

Depuis la deuxième moitié des années 90, et la fin de la commercialisation des jeux sur Amiga, nous n’avions plus vu arriver de jeux à l’ambiance joyeuse et colorée de cette qualité. Les sorties de jeux commerciaux sur Amiga s’étaient terminées dans une ambiance morose. Les titres étaient principalement des Doom-Likes (Genetic Species, Ultimate Gloom, Testament…) ou des adaptations de Hits PC (Descent, Myst, Nightlong, Earth 2140 …) qui affichaient souvent des univers sombres, plutôt glauques et une violence les destinant à un public adulte. Or la logithèque Amiga, qui avait pendant dix ans caressé tous les genres et tous les thèmes, avait jusqu’alors été bien pourvue en jeux à l’ambiance « Cartoon », humoristique et enfantine (WizKid, Skweek, Doodle Bug, James Pond, Rainbow Island, etc …). Ce domaine ayant été délaissé depuis longtemps c’est avec joie que j’ai accueilli Putty Squad. Le jeu parvient sans peine à dérider le joueur avec ses personnages comiques (dont le héros) et à l’emmener dans des univers chaleureux, dépaysants et emplis de couleurs chatoyantes. De plus sa jouabilité sans faille, dénuée du moindre défaut agaçant, le tout complété de superbes musiques, le rendent, à mon humble avis, indispensable pour tout amateur de jeux d’action à l’ambiance délirante. Putty Squad est une rafraîchissante bouffée de bonne humeur et de fun dans un immense nuage de dioxyde de carbone.

Fiche du jeu sur Amiga France

Putty Squad : le test

This topic contains 7 réponses, has 7 participants, and was last updated by Jim Jim il y a 1 semaine et 3 jours.

7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)

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    Messages
  • #71245
    Staff
    Mutt2828
    Mutt2828
    • Level 8
    • Messages : 686

    … La vache!!! :yahoo:

    Ah ben tu m’as donné envie de l’acheter! Tu m’en mettras deux douzaine!   …heu.. d’y jouer, j’veux dire. :good:

    Ça c’est du Test! B-)

     

     



    #71246
    Jeeg
    Jeeg
    • Level 4
    • Messages : 119

    Merci Doc et bravo pour ce test, ça donne envie de l’essayer. :-)

    #71251
    Staff
    Aladin
    Aladin
    • Level 22
    • Messages : 7934

    C’est malin, je suis parti aller acheter Tilt et Generation4 de ce mois ci en kiosque mais cela n’existe plus

    #71304
    kathleen
    kathleen
    • Level 2
    • Messages : 47

    Waouw ça c’est un test ! Merci Doc.

    Idem que Mutt2828, j’aime trop ce style de jeu et tu m’as aussi donné l’envie d’y (re)jouer l’ayant un peu oublié celui là.

    Trop mignon le petit Putty et trop génial comme jeu. Encore merci de l’avoir fait revivre ainsi.

    #71305
    k1200rs21
    k1200rs21
    • Level 6
    • Messages : 398

    depuis  sa sortie je le nomme comme exemple de bon jeu aga  :-p

    avec de belles couleurs et une très bonne bonne animation qui tien tête au consoles 16 bits de époque   et pour finir un bon gameplay   :yahoo:

    un Amiga 2000 avec
    une blizzard 2060 128mo picasso IV (paloma tv ,pabloIV,consierto son 16 bits) et un contrôler fast SCSI 2 DMA 10 Mo / s de vitesse de transfert en synchrone
    un amiga cd32
    et un pi 3 avec happiga

    #71522
    Staff
    Doc Holliday
    Doc Holliday
    • Level 7
    • Messages : 463

    Content de voir que ça vous a plu. Merci pour les retours.

    Alors évidemment ce qui est écrit n’est que mon avis. Rédiger un test est un exercice très personnel : on ne peux pas tous avoir la même perception d’une même chose, ni en parler de la même manière. Et chacun son style.

    En ce qui me concerne il est clair que j’aime les jeux de plateformes et il est donc logique que je me montre élogieux face à un beau spécimen comme ce Putty Squad.

    On me ferait tester un simulateur de vol, même un très bon, que je ne saurais pas vraiment ni l’apprécier, ni en parler comme il faut.

    Et pour le style hé bien là j’ai été assez bavard. Je voulais vraiment rendre justice à ce jeu riche en gameplay et dresser de lui un portrait complet. Il n’y a pas de limite de place sur le web (pas comme dans un mag papier) donc je pouvais y aller à fond.

    Enfin, pour mon premier article publié sur AF, je tenais à rendre une bonne copie.

    Le lien mis en bas du test renvoie à la fiche faite par Aladin. De là vous pouvez télécharger le jeu et l’essayer vous-même. N’hésitez pas à partager vos opinions.

    @k1200rs21 : On est bien d’accord. Quand on voit la qualité de Putty Squad sur A1200 nul doute qu’Aladdin Aga sous-exploite la bécane. Il aurait dû être bien meilleur que sur Megadrive, et au lieu de ça il lui est inférieur (sauf pour le son). Idem pour Lion King. J’ai aimé ces deux jeux mais les adaptations pour nos machines ont été feignantes.

    #72976
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    Jim
    Jim
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    • Messages : 4607

    J’ai enfin trouvé le temps de lire ce article de test au calme … Et quel article !

    La qualité de la rédaction est vraiment très bonne. C’est propre, précis, les propos sont mesurés et très professionnels. Ca donne clairement envie de lancer le jeu et de s’y coller. Très beau boulot, bravo et surtout merci pour cet agréable moment de lecture.  :good:

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