[Sondage] Le Chipset AGA a t’il été sous exploité?

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  • Ce sujet contient 59 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par babsimov, le il y a 4 mois.
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  • #86733
    Amiga France

      Le Chipset AGA a t'il été sous exploité ?

      • Oui (88%, 88 Votes)
      • Non (12%, 12 Votes)

      Nombre de votants: 100

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    14 réponses de 46 à 59 (sur un total de 59)

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    • Auteur
      Réponses
    • #87379
      Staff
      Aladin
      • Level 25
      • Messages : 10970

      D’après les prix pratiqués fin 1992:
      SVM Septembre 92
      Anews Novembre 92

      Le a1200 étant sorti en Octobre 1992 (a priori dans les 4000 Fr, puis à 3000 Fr en Mai 93 et en option l’écran pour 2000 Fr), il aurait fallu rajouté 1500 Fr pour un disque dur IDE et de la Fast. Alors oui il aurait coûté plus chère, mais peut être aurait il fait moins « jouet » dans l’esprit « grand public » (les parents :) )



      #87387
      Kaeril
      • Level 5
      • Messages : 156

      Les japonais ne sont jamais officiellement venus sur Amiga :

      Evidemment il nous a manqué Sonic et Mario, mais cela n’aurait pas été un problème si Bandai, Capcom, Konami, NAMCO, Taito avaient été présents officiellement. On aurait évité un paquet de portages foireux faute de financement.

      De gros faiseurs américains n’étaient pas là non plus :

      Electronic Arts a joué le jeu quelques années, mais Disney et Lucas Arts, très peu…

      Toutes ces marques avaient la capacité de dégager des budgets de développement sans commune mesure avec les petits studios européens (souvent talentueux heureusement) . Au bout du compte cela a joué sur la qualité, car si le pognon n’a jamais fait un bon jeu, l’absence de celui-ci force souvent à des sacrifices évidents (temps de développement limité, équipe réduite, beta-testing insuffisant, pas ou peu de pub, etc…)

      Résultat des courses :

      Dans les années 90, le jeu vidéo visait en priorité un marché d’enfants, d’ados et de jeunes adultes, bombardés par les licences ultra fortes. La présence de ces licences a généré de l’attractivité pour les plateformes où elles étaient présentes, donc des ventes massives de ces plateformes de jeu, qui ont elles-même attiré de nouveaux développeurs. Un cercle vertueux (ou vicieux, question de point de vue…) qui a doucement mais sûrement mis l’Amiga sur la touche. Dans ces années là, n’avoir de l’argent que pour un Amiga, cela revenait à renoncer à :

      Mario, Sonic, Zelda, Star Wars (moderne), Dragon Ball, Ranma, CDZ, Contra, Street Fighter (le seul correct étant arrivé super tard), d’innombrables personnages Disney, etc… La liste est interminable et elle concernait le coeur des discussions des cours de récré. Pour tenir sur Amiga, il fallait avoir une seconde machine ou une sacrée volonté de fer.

      Evidemment, il y avait l’aspect non-ludique, mais je n’aborde ici que le point de vue d’un joueur.

      En conclusion, si tous les grands studios nommés plus haut avaient été présents sur Amiga, il est très probable que l’AGA aurait été bien mieux exploité. De la même manière, si une extension de RAM pour l’A1200 avait autorisé à jouer à quelques unes des licences les plus célèbres, le nombre de machines gonflées aurait explosé. En revanche, si seuls les studios européens s’étaient donné ce mal, on pourrait aujourd’hui se réjouir de posséder une poignée de titres grandioses supplémentaire, mais cela n’aurait probablement rien changé à l’issue des choses… :cry:

      Tout ça est vrai, mais pour être honnête, ce n’est pas vraiment du fait de Commodore.

      Pour des raisons historiques et culturelles, le Japon a développé son propre univers de micro-ordinateurs adaptés au marché local dès le début des années 80. Pendant que le reste du monde choisissait entre Amiga, Atari et Macintosh tout en regardant le PC s’imposer, le Japon a vécu dans une bulle faite de machines qui n’ont quasiment existé que là-bas : MSX, PC-88, FM Towns, X68000, PC-98… Au Japon, le leader du marché micro-informatique jusqu’au tournant de l’an 2000, ce n’est ni Microsoft, ni Apple, c’est NEC. Les ordinateurs de NEC n’étaient pas compatibles PC et proposaient initialement peu de jeux, mais ils avaient le meilleur support de la langue japonaise, tant pour le clavier que l’affichage des caractères, et les meilleurs logiciels de productivité au Japon.

      En gros, le Japon a fabriqué ses propres ordinateurs pour son marché intérieur, parce qu’ils avaient des besoins spécifiques à leur langue et à leur culture, que personne ne pouvait satisfaire mieux qu’eux-mêmes.

      De fait, la production japonaise s’est concentrée sur les consoles, qui sont arrivées jusqu’à nous, et sur les micros japonais, dont on n’a pas vu la couleur chez nous ou presque. Ça a effectivement conduit chez nous à une espèce d’opposition entre le jeu vidéo sur consoles et celui sur ordinateurs, qui ont vu des genres très différents se développer avec des influences et des acteurs à l’opposé de la planète. Ce que tu dis concernant le manque de jeux japonais sur Amiga est tout aussi vrai de l’Atari ou de DOS.

      Pour avoir ne serait-ce qu’une chance de contrer la tendance, il aurait fallu que Commodore vende au Japon une déclinaison spécifique de l’Amiga, avec un clavier et un OS adaptés à la langue. Mais si même Microsoft a mis quasiment 15 ans à dompter ce marché, je ne crois pas que Commodore avait une chance.

      #87391
      Staff
      Aladin
      • Level 25
      • Messages : 10970

      Assez d’accord, la seule façon de rentrer dans le marché japonais aurait été de faire croire qu’il était japonais. D’ailleurs en faisant rentrer une de ces société, genre sony, yamaha ou autre, il aurait peut être vécu plus longtemps.

      Faudrait relire l’historique de commodore mais je crois qu’ils battaient déjà de l’aile à cette époque (fin 92) et qu’ils arrivaient à peine à sauver les apparences.

      #87398
      Logo
      • Level 5
      • Messages : 150

      Effectivement les licences japonaises étaient compliquées à faire venir sur Amiga, raison de plus pour tenter d’en obtenir quelques unes américaines.

      Vous allez probablement me répondre que l’Amiga n’a pas été un succès d’assez longue durée aux USA, mais c’est un peu l’histoire de la poule et l’oeuf…

      Je pense que Commodore, mais aussi Atari étaient enfermés dans un modèle de libre accès et de quasi totale autonomie des développeurs, qui avait certains avantages pour ces derniers, mais qui n’avait aucune chance de résister aux machines de guerre commerciale mises en oeuvre par Sega, Nintendo, puis Sony, ne serait-ce qu’en terme de visibilité. Ces marques japonaises n’ont pas hésité à aller chercher aussi des licences américaines pour se renforcer. SEGA U.S. a fait un gros boulot dans ce domaine.
      Une fois le parc installé, ensuite les licences viennent d’elles mêmes.

      #87416
      astrofra
      • Level 4
      • Messages : 108

      Le piratage a plutôt bien réussi à sony

      Je reviens la dessus, juste pour dissiper une ambiguïté dans ta réponse, mon cher Aladin :)
      La Playstation est un des rares cas (dans le marché du JV) où le piratage et l’effet de réseau qu’il entraine profitent au même industriel, et lui permet de gagner sur tous les tableaux :

      • Sony fait du chiffre d’affaire sur les ventes de Playstation
      • Sony fait du chiffre d’affaire avec les AAA pour Playstation
      • Les CD-R sur lesquels sont gravés les jeux piratés sont (en partie) sous licence Sony
      • Sony produit aussi des graveurs CD-R (mais ça c’est plus marginal)
      • Sony produit les artistes musicaux dont l’œuvre accompagne parfois les jeux Playstation (WipeOut)

      A l’opposé, dans le cas de notre machine favorite, on a d’un côté un industriel qui fabrique le hard et d’un autre côté des entreprises de tailles intermédiaires (voire des TPE, chez Silmarils ils étaient moins de 10 personnes au moment de la sortie d’Ishar 3 AGA).

      Ainsi, dire que le piratage a réussi aux éditeurs de jeux Amiga est, au mieux, inexact.
      Et, comme beaucoup d’entre nous, moi aussi je faisais tourner X-Copy comme un furieux les dimanches après-midi :)

      www.astrofra.com | fra.planet-d.net

      #87420
      Kaeril
      • Level 5
      • Messages : 156

      C’est surtout que le piratage sur PlayStation n’était pas si largement répandu, en tout cas pas au début, et jamais au point de nuire aux ventes des jeux. Le nombre de jeux ayant dépassé le million de ventes reste impressionnant encore aujourd’hui ( https://en.m.wikipedia.org/wiki/List_of_best-selling_PlayStation_video_games ). Sans parler du coup de maître qu’a été la gamme Platinum, qui garantissait les meilleurs jeux de la console pour moins de 200 francs neufs, qui a fait beaucoup de mal à la concurrence. On trouvait facilement dans tous les bacs d’occasion d’excellents jeux à moins de 100 francs, et à ces prix, beaucoup de gens ne se donnaient juste pas la peine d’installer une puce dans leur console (quand ils étaient seulement informés que ce soit possible…).

      Bien sûr que le piratage a existé sur PlayStation, mais il y avait cette friction, ce blocage à l’entrée : il faut d’abord pucer sa console (et posséder un graveur). Sur Amiga, le piratage est immédiatement à portée de mains dès que tu as la machine et des disquettes.

      #87421
      Staff
      Aladin
      • Level 25
      • Messages : 10970

      Même pas besoin de puce, un stylo pour appuyer sur le bouton de fermeture du capot suffisait (psx jap, et le cable rgb d’office était sympa aussi). C’était pour la psx européenne la puce obligatoire.

      Les cartouches pour DS/GBA, les lecteurs d7 pour SNES/MD, les puces pour PS2/X360, les reflachages pour PSP/Wii, sans parler des dreamcast. Tout dépend si le « business plan » comprenait des royalties pour les jeux. Les plus touchés sont les éditeurs de jeux.

      Sur Amiga il fallait des jeux crackés. Impossible de copier un jeu acheté.

      Le piratage était encore plus répandu sur PC, et le PC n’est pas tombé en faillite.

      C’est surtout que le hardware, malheureusement, ne suivait plus la mode du moment. Les jeux « chipset » ont laissé la voie aux jeux « cpu », et l’amiga en ne réussissant pas à imposer différents standards cpu n’a pu lutter du fait de l’abandon de commodore. Le pc avait déjà diversifié ses offres avec des jeux 286, 386, etc … De même que le support CDROM: commodore l’avait réservé à ses consoles au lieu de les intégrer à ces ordinateurs.

      L’espace qu’occupait le marché des ordinateurs familiaux se réduisait entre les consoles 16 bits (qui n’avaient plus rien à voir avec les atari 2600 qui luttaient contre les c64/cpc) et les PC.

      En résumé, l’AGA était la réponse de commodore au VGA du PC. Dommage que le manque de cpu, de mémoire, de support physique conséquent et de temps ne lui a pas permis d’être exploité (les gros projets de jeux ont fui la machine). Il faut quant même saluer les quelques jeux qui ont été conçu pour ce chipset (ceux qui n’étaient pas seulement de l’ECS 2 Mo ou ceux qui n’avaient pas juste une palette de couleurs améliorée).

      A partir de 93-94, beaucoup de jeux ont vu leurs développement stoppés avec la chute de commodore. Puis en 95-96, c’était la mode des jeux 3D, la 2D était ressenti comme du DP, il fallait vraiment que cela en jette pour qu’il s’en détache (exemple donkey kong country sur snes, roadkill, banshee sur AGA). Ce n’est que récemment où les jeux 2D ont repris leurs valeurs.

      #87491
      Staff
      Zarnal
      • Level 20
      • Messages : 5133

      Et puis surtout cette hérésie du 50/25 qui peut encore persister aujourd’hui. :unsure:

      Cela se justifiait du temps du 500 avec 512k mais bon… Avis perso. :-p

      Je pense qu’il vaut mieux couper sur autre chose que sur le framerate en AGA. Qu’en pensez vous ?

       

      A1200 Commodore mutant " FrankenAmiga" + 68040 + 8MO + SD 8go - A1200 ESCOM. HD 20MO. Mon meilleur et seul A500 : WinUae. CPC 6128-CPC 464.

      #87582
      AmiDARK
      • Level 2
      • Messages : 40

      Sous-exploité : Oui (d’après moi).
      D’où mon désir d’ajouter le support de l’AGA pour l’Amos Professional … Une façon de donner à certains, la possibilité de montrer qu’effectivement on aurait pu avoir mieux en jeux AGA … Même si cela est trop tard … Cela donne toujours du baume au coeur de se dire « j’avais raison, ça valait mieux que ce qu’ils en ont dit » ;)

      #87583
      astrofra
      • Level 4
      • Messages : 108

      A mon humble avis :

      Est-ce-que l’AGA a été sous exploité par rapport à son potentiel hardware ?
      Oui. Et dans 20 ans, si des jeunes ont pris le relai, on trouvera encore des nouvelles façon de l’exploiter.

      Est-ce-que l’AGA a été sous exploité par rapport à son potentiel économique ?
      Non. Pas si on considère que le marché du JV était porté par des petits studios dont la marge de manœuvre et la sécurité financière était limitée, avec des jeux à adapter, parfois, sur une demi douzaine de machines différentes (ST, Amiga, PC, consoles, …), et avec un piratage non négligeable.

      www.astrofra.com | fra.planet-d.net



      #87594
      Kaeril
      • Level 5
      • Messages : 156

      Tu résumes en quelques mots le fond de ma pensée, merci :-)

      D’un strict point de vue technique, il y a encore beaucoup à voir de l’AGA, mais dans le contexte de l’époque, l’état de Commodore et de la concurrence, à partir du moment où on regarde l’AGA tel qu’il existe, et pas ce qu’il aurait du être, je crois qu’il était difficile d’en attendre plus.

      #119167
      babsimov
      • Level 1
      • Messages : 27

      Tu résumes en quelques mots le fond de ma pensée, merci :-) D’un strict point de vue technique, il y a encore beaucoup à voir de l’AGA.

      Je me permet de déterrer ce sujet :

      Qu’entends tu par beaucoup à voir ?

       

      #119248
      Crisot
      • Level 5
      • Messages : 182

      Beaucoup à voir = 95% des jeux AGA sont des jeux OCS dont on a vaguement augmenté le nombre de couleurs (sans utiliser les big sprites où la bande passante supplémentaire, entre autres).

      De plus une bonne partie des jeux multi plateforme ont également été un massacre car du fait de son architecture différente (= vieillissantes, osons le dire), certaines techniques propres et communes aux autres machines nécessitait une réécriture complète pour exploiter un Amiga qui est beaucoup plus spécifique (absence de vrais sprites nombreux, le copper qui est une exclusivité pour pallier au manque de couleurs, etc…).

      En fait un Amiga, surtout en AGA, peut souvent faire aussi bien, parfois même mieux, mais si on s’en tiens à une programmation console conventionnelle de l’époque, on est à 30% du potentiel de la machine.

      J’sais pas comment l’expliquer plus clairement… Si vous voulez un exemple un peu plus récent et palpable, y’a la PS2 qui a souffert de ces mêmes « spécificités », une machine dont les méthodes nécessaire pour l’aborder rendait limite impossible l’adaptation d’un jeu Dreamcast, et dont les dernières trippes arrachés (10 ans plus tard) on permis de sortir certains jeux à l’identique d’une Xbox voir des exclus improbables.

      L’AGA n’a pas survécu assez longtemps pour vivre ça.

      #119275
      babsimov
      • Level 1
      • Messages : 27

      C’est peut être justement parce que ce qu’on a vu de l’AGA se sont des jeux plus où moins décevant que j’ai du mal à imaginer que l’AGA puisse faire beaucoup mieux.

      En particulier pour ce qui était des jeux 3D texturée qui devenait la norme de l’époque.

      Peut être cependant que pour la 2D « à l’ancienne’ oui l’AGA en a encore sous le pied.

      30 % de l’AGA exploité possible, ça me parait quand même optimiste. Quand on voit que l’AGA rame pour du 640×512 256 couleurs en 92 quand sur PC c’était sans problème. Mais pourquoi pas, reste plus qu’à attendre.

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