Pirates OCS/AGA FR (1990-1994 Microprose) traduction FR

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  • Ce sujet contient 15 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Aladin, le il y a 1 semaine et 2 jours.
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    Aladin
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    Pirates (1990 Microprose)
    Pirates Gold (1994 Microprose)

    Jeu créé par Sid Meier, publié pour la première fois par MicroProse en 1987 sur c64 puis porté sur CPC et PC286-CGA/EGA, en 1988 sur Apple2 et MacOs, en 1989 sur Atari ST, en 1990 sur Amiga OCS, en 1991 sur NES.

    Le jeu a ensuite été mis à jour (Gold) en 256 couleurs pour PC386-VGA (DOS) en 1993 puis sur MacOS et PC-Win3 en 1994.

    La version Gold a été adapté sur console en 1993 sur Megadrive puis en 1994 sur CD32.

    En 2004, le jeu a été revu en 3D pour PC.

    Le jeu est une simulation de la vie d’un pirate dans les Caraïbes au XVIIe siècle.

    Version classique : Amiga OCS, PC-EGA : Jeu en Anglais
    Version Gold ordinateur (PC386-VGA): Jeu en français
    Version Gold console (CD32) : Jeu en Français (PatchFR)
    Version Remake 3D : Jeu en français

    Pirates (1990-1994 Microprose)

    Les étoiles de nouveaux rois et de nouveaux empereurs brillent sur l’Europe. Maintes opportunités s’offrent à l’homme ambitieux. Les réputations sont à forger, les fortunes à gagner, les belles dames à épouser, et, avec la faveur royale, la noblesse à acquérir! « Duc du Royaume » sonne assez bien, n’est ce pas? C’est l’époque ou la gloire et la célébrité sont à la portée de ceux aux humbles origines.

    Nulle part ailleurs, les perspectives ne sont aussi bonnes que dans la mer des Antilles, le carrefour de l’Océan Atlantique. Là, les grandes puissances se livrent un combat sans fin pour dominer ces eaux stratégiques. Là, les rejetés du Vieux Monde cherchent à refaire leur vie dans le Nouveau. Là, les mers regorgent de riches navires marchands, de cargos disgracieux et, merveille des merveilles, de galions espagnols, lourds et lents, chargés d’or!

    Quelques mots sur vos objectifs

    D’origine modeste, vous cherchez à faire fortune dans les Antilles. Vous espérez accéder à une vie de richesse et de confort, et atteindre un statut élevé. Lorsque vous vous retirez, votre statut est déterminé par votre fortune personnelle, votre rang, vos terres, votre réputation, votre épouse (si vous en avez une), et les événements qui vous sont arrivés pendant vos aventures.

    Vous pouvez prendre votre retraite (et terminer le jeu) lorsque vous êtes à la banque d’une ville, après avoir partagé le butin de votre voyage. A ce moment-là, vous apprendrez quelle a été votre performance. Si vous n’êtes pas satisfait de vos exploits et que votre santé vous le permet, vous pouvez quitter la retraite et reprendre les aventures. Pendant le jeu, vous pouvez faire quelques « essais de retraite » pour voir comment cela se passe.

    Commencer une nouvelle carrière

    Cette option permet de démarrer une nouvelle partie de Pirates ! Gold.

    L’écran de configuration : L’écran de configuration vous permet de configurer le jeu selon vos spécifications. Nous vous suggérons d’utiliser les options par défaut pour vos premières parties.

    – Période historique : Pour vos premières parties, choisissez les années 1660, une période propice aux jeux de cape et d’épée.

    – Nationalité : Vous pouvez jouer un boucanier anglais, un boucanier français, un aventurier hollandais ou un renégat espagnol. En général, l’anglais est le plus facile, puis le français, puis le néerlandais, et enfin, l’espagnol est la nationalité la plus difficile à jouer. (Pour votre première partie, jouez un Anglais)

    – Nom de famille : Mettez le nom que vous voulez.

    – Niveau de difficulté : « Apprenti » est le plus facile, Fier-à-bras le plus difficile. (Pour votre première partie, choisissez Apprenti)

    – Capacité spéciale : Votre pirate peut être un expert dans l’une des disciplines suivantes :
    . Compétence en escrime : Ton pirate est un épéiste expert.
    . Compétence en navigation : Le navire de votre pirate voyage plus vite que les autres navires.
    . Compétence en artillerie : Les tirs de canon de votre navire sont précis et mortels.
    . Esprit et charme : Votre pirate peut séduire les fonctionnaires du gouvernement – et les dames.
    . Compétence en médecine : Votre pirate restera en bonne santé plus longtemps que les autres pirates.

    Continuer une partie sauvegardée : Cette option vous permet de continuer une partie que vous avez déjà commencée.

    Commander une expédition célèbre : Cette option vous permet de diriger une expédition de pirates de l’histoire.

    Commencer à jouer

    La prochaine chose que vous verrez sera des écrans d’information. Appuyez sur [ Feu 1 ] pour les faire défiler. Après un premier combat à l’épée, vous vous retrouverez dans l’une des nombreuses villes des Caraïbes.

    Combat à l’épée

    Pour survivre en tant que combattant à l’épée, vous aurez besoin de nerfs solides, d’un esprit vif et de mains rapides.

    Choix de l’arme : Tu as le choix entre trois armes.

    – La rapière : La rapière est une arme longue, fine et flexible. Elle est rapide et réactive, mais fait moins de dégâts que les armes plus lourdes.

    – Le coutelas : Il s’agit d’une épée très lourde, incurvée, au tranchant moyen mais à la portée réduite. Elle fait beaucoup plus de dégâts que la rapière, mais elle est beaucoup plus lente.

    – L’épée longue : une lame droite de longueur moyenne. Elle est plus lourde que la rapière mais plus légère que le coutelas.

    Escrime : Une fois que vous avez choisi votre arme, le combat commence. Vous et votre adversaire avancez l’un vers l’autre avec [ Gauche ] [ Droite ]. Lorsque vous êtes à portée, vous pouvez commencer à échanger des coups.

    Attaques

    – La poussée : La poussée est la forme d’attaque de base de l’escrime, dans laquelle vous envoyez votre épée droit sur votre adversaire. C’est une attaque rapide, mais qui fait moins de dégâts qu’une entaille. [ Feu 1 ] (Rouge) pour effectuer une poussée à hauteur du milieu.

    – Le coup de taille : Le slash est une attaque plus lente que la poussée, mais elle fait plus de dégâts. [ Feu 2 ] (Vert, Jaune ou Bleu) pour frapper votre adversaire au milieu de son corps.

    Défense

    – La parade : Pour parer. [ Feu 3 ] (Gâchette gauche ou droite).

    Le déroulement du combat

    Seules quelques batailles sont des duels d’homme à homme. La plupart du temps, vous dirigez votre équipage contre les forces ennemies. Pendant que vous affrontez le chef ennemi, vos équipiers se battent également. Le succès de votre équipage dépendra de votre performance. Si vous battez facilement le capitaine ennemi, vos hommes prendront courage et se battront beaucoup plus efficacement.

    Vous et votre adversaire êtes dans la moitié supérieure de l’écran ; sous chaque figure se trouvent les statistiques de sa force, le nombre d’hommes d’équipage et son indicateur de moral.

    – Moral : vos coups contre le chef ennemi, et les siens contre vous, affectent le moral des deux camps. Plus leur moral est bas, plus le camp perd d’hommes au combat. Si votre moral est assez mauvais, vous pouvez vous rendre.

    Retraite et reddition

    Si vous êtes en train de perdre, vous pouvez vous retirer de la bataille en reculant hors de l’écran. (C’est mauvais pour votre réputation, mais au moins vous « vivrez pour combattre un autre jour »).

    Votre ennemi se rendra s’il est paniqué et que vous lui infligez suffisamment de dégâts ; il se rendra également si vos hommes ont anéanti toute sa force et que vous le blessez. Vous vous rendrez dans les mêmes circonstances.

    L’écran Ville

    Chacun des bâtiments de cet écran représente un endroit où votre pirate peut se rendre. Appuyez sur le Pavé directionnel jusqu’à ce qu’il se trouve devant le bâtiment, puis appuyez sur [ Feu 1 ]. Certains bâtiments peuvent vous être interdits dans certaines villes. Si c’est le cas, vos pirates ne pourront pas y entrer.

    Le manoir du gouverneur

    Ce bâtiment est le centre du gouvernement de la ville. Voici les fonctions les plus importantes du gouverneur :

    – Offrir l’amnistie aux pirates : Si votre pirate est en guerre contre une nation, le gouverneur peut lui donner une chance d’acheter son pardon.

    – Offrir une lettre de marque : Une lettre de marque est un document indiquant que votre pirate est un corsaire, un membre semi-officiel de la marine du pays. Avec une lettre de marque, votre pirate peut être récompensé pour avoir attaqué les ennemis du pays.

    – Promotion/terres : si un gouverneur est satisfait de votre pirate, il peut lui donner des terres ou une promotion. Plus votre rang est élevé et plus vous avez de terres, meilleur sera votre score au moment de votre retraite.

    – Offrir une mission secrète : Le gouverneur peut vous demander d’entreprendre une mission secrète.

    – Les filles du gouverneur : Si vous charmez ou épousez une fille de gouverneur, elle peut être en mesure de vous donner des informations précieuses à partir des ragots qu’elle entend à la cour. Une épouse augmente votre score lorsque vous prenez votre retraite.

    La taverne

    La taverne est un bon endroit pour recruter des hommes et recueillir les ragots locaux.

    – Recrutement d’hommes : en général, plus votre équipage est important, mieux c’est. Plus vous avez d’hommes, plus vous avez de chances que les navires ennemis se rendent.

    Vous avez besoin de huit hommes pour équiper chaque navire de votre flotte et de quatre hommes pour chaque canon. Vous avez également besoin d’hommes pour livrer des batailles lorsque vous abordez un navire ennemi ou que vous attaquez une ville.

    Cependant, tous ces hommes doivent être nourris. Et plus vous avez d’hommes, plus le butin doit être partagé de différentes manières. La part de chaque homme sera plus petite, et tu devras prendre beaucoup plus de trésors pour satisfaire tes hommes.

    Le marchand

    Vous achetez et vendez des marchandises à la boutique du marchand. Le prix de la nourriture, des marchandises, du sucre et des autres produits peut varier d’une ville à l’autre ; vous pouvez faire des profits en achetant à bas prix dans une ville et en vendant à prix élevé dans une autre.

    L’écran du marchand montre son entrepôt. Les marchandises que le marchand a à sa disposition se trouvent à gauche de l’écran. Votre cargaison, votre argent et votre espace de stockage actuels se trouvent à droite.

    Pour effectuer une transaction, déplacez avec le pavé directionnel vers le haut ou le bas jusqu’à ce que l’objet que vous souhaitez acheter ou vendre soit mis en surbrillance. Déplacez-le ensuite vers la gauche si vous voulez vendre cet élément, vers la droite pour l’acheter. Appuyez [ Feu 1 ] pour acheter ou vendre une tonne à la fois. Appuyez sur l’un des boutons [ Feu 2 ] pour acheter ou vendre tous les articles que vous pouvez.

    Lorsque vous avez terminé, cliquez sur « Continuer » pour retourner en ville.

    Le charpentier de marine

    Chez le charpentier de marine, vous pouvez faire réparer les navires endommagés ; vous pouvez également vendre des navires et des canons. (Vous ne pouvez pas acheter de canons ou de navires, vous devez les capturer).

    La banque

    À la banque, vous pouvez diviser votre trésor avec votre équipage. Votre part du butin est cachée dans votre grotte à trésor secrète. Cet argent compte pour beaucoup dans votre bonheur lorsque vous prenez votre retraite.

    Lorsque vous partagez le butin, les navires de votre flotte sont également partagés. Si vous poursuivez votre carrière, vous commencez avec le même navire qu’au début du jeu. (Vendez toutes les cargaisons et les navires excédentaires avant de partager le butin).

    Portes de la ville

    Rendez-vous aux portes lorsque vous êtes prêt à quitter la ville.

    Naviguer dans les Caraïbes

    Vous passerez la plupart de votre temps dans Pirates ! Gold à naviguer dans les Caraïbes : à la recherche de navires chargés de trésors à piller, à vous rendre dans des villes lointaines et à voyager dans des îles tropicales à la recherche de trésors enfouis.

    Contrôler votre vaisseau

    Pousse vers la gauche pour que ton navire tourne à gauche ; pousse vers la droite pour qu’il tourne à droite.

    Pour entrer dans une ville, envoyez simplement votre navire dans la ville.

    Pour débarquer, envoyez votre navire sur le rivage. Après une seconde, le groupe de débarquement apparaîtra et quittera le navire.

    Maintenez [ Feu 2 ] enfoncé pour passer en mode « Turbo », le temps passera vite.

    – Vents : Les navires se déplacent plus lentement lorsqu’ils naviguent face au vent ; ils se déplacent plus rapidement lorsque le vent est en diagonale derrière eux. Chaque navire a des caractéristiques de navigation différentes. Si vous avez plus d’un navire sous votre commandement, vous vous déplacerez à la vitesse du plus grand navire de votre flotte. En général, les vents soufflent en direction de l’ouest dans les Caraïbes. La vitesse et la direction du vent sont indiquées par les nuages qui se déplacent sur la carte.

    – Dangers : Plusieurs mauvaises choses peuvent vous arriver en mer :

    – Les hauts-fonds : Les hauts-fonds sont des eaux extrêmement peu profondes où des rochers attendent de déchirer le fond de votre navire. Les navires à faible tirant d’eau peuvent généralement passer au-dessus des hauts-fonds, mais les navires à plus fort tirant d’eau peuvent sombrer.

    – Tempêtes : Les nuages sombres sur l’écran représentent des tempêtes. Votre navire peut être emporté loin de sa route s’il est pris dans une mauvaise tempête. Plus la difficulté est élevée, plus vous êtes affecté par les tempêtes.

    – La famine : Si vous manquez de nourriture, votre équipage commencera à déserter et finira par se mutiner.

    – Mutinerie : Votre équipage se mutinera s’il n’a pas été payé ou nourri pendant une longue période. Pour conserver votre commandement, vous devrez combattre le chef de la mutinerie.

    La cabine du capitaine

    La cabine du capitaine contient de nombreuses informations importantes sur le jeu.

    – Sauvegarde du jeu (La couchette) : Choisissez la couchette lorsque vous souhaitez sauvegarder votre partie.

    – Statut de l’équipage (La porte) : Choisissez la porte lorsque vous voulez vérifier l’état de votre équipage, de vos navires et de votre cargaison.

    – Porte-cartes (Cartes au trésor) : Choisissez l’étui à cartes pour feuilleter vos cartes au trésor.

    – Le livre (Journal de bord du navire) : Choisissez le Journal de bord du navire pour passer en revue les activités récentes de votre navire.

    – Le miroir (Statut personnel) : Choisissez l’écran Statut personnel pour voir comment se porte votre pirate et vérifier ses relations avec les différents gouvernements.

    Carte murale – Carte des Caraïbes

    Choisissez la Carte pour voir une carte des Caraïbes. L’écran de la carte est divisé en deux parties : la carte et la liste des villes. Votre position sur la carte est indiquée par une tête de mort.

    – La liste des villes : Faites défiler la liste des villes puis appuyez sur [ Feu 1 ] lorsque vous avez atteint la ville sur laquelle vous souhaitez obtenir des informations. Toutes les informations que vous connaissez sur la ville apparaîtront dans la zone de texte.

    – La carte : Appuyez sur [ Feu 2 ] et un curseur en forme d’épée apparaîtra sur la carte. Déplacer le curseur sur une ville, puis appuyez sur [ Feu 1 ]. Tout ce que vous savez sur cette ville apparaît dans la zone de texte. (Certaines villes n’apparaissent sur la carte que lorsque vous vous y rendez ou que vous achetez des informations sur elles).

    Appuyez sur [ Feu 3 ] pour quitter cet écran.

    Combat de navires

    Les combats de navires se déroulent en trois étapes : repérage, combat et pillage.

    Repérage : Votre vigie vous signalera la présence d’un autre navire dans la zone. Au fur et à mesure que vous vous rapprochez, vous en apprenez davantage sur le navire inconnu, jusqu’à ce que vous soyez enfin assez près pour le héler pour obtenir des nouvelles – et assez près pour tirer des coups de canon.

    Vous pouvez rompre le contact avant le combat, mais l’autre navire peut choisir de vous combattre, que vous le vouliez ou non.

    Choisissez votre navire : Si vous avez plus d’un navire dans votre flotte, vous devez choisir avec quel navire vous allez combattre.

    Écran de combat de navire

    Une fois que vous avez choisi votre navire, la scène passe à l' »écran de combat en mer » (voir page suivante). Les statistiques des navires sont listées sous la carte de combat, les vôtres sont à droite.

    Contrôles du navire

    – Direction : Appuyez à gauche pour tourner votre navire à gauche, et à droite pour tourner à droite.

    – Tirer avec votre canon : [ Feu 1 ] pour tirer une bordée. Vous ne pouvez pas en tirer un autre tant que les canons de votre navire ne sont pas rechargés.

    – Voiles pleines/battues : [ Feu 2 ] pour changer de voiles. Les voiles pleines permettent à votre navire de naviguer plus rapidement, mais elles sont facilement endommagées par les tirs de canon. Les voiles de combat sont plus difficiles à endommager, mais votre navire se déplace plus lentement. Lorsque la bataille commence, votre navire est équipé de « Voiles de combat ».

    Fin de la bataille

    En général, une bataille se termine par une action d’abordage, lorsque les deux navires s’écrasent l’un contre l’autre et que votre équipage saute à bord de l’autre navire pour combattre l’équipage ennemi. Mais la bataille peut également se terminer d’autres façons.

    La bataille se termine par un match nul lorsque les deux navires sont trop éloignés l’un de l’autre pour continuer le combat, ou lorsque le soleil se couche, permettant à un navire de s’enfuir dans l’obscurité. Si vous vous enfuyez, vous risquez de perdre un des navires de votre flotte au profit de l’ennemi qui vous poursuit.

    Si vous êtes plus nombreux que l’équipage ennemi, il se rendra peut-être à votre approche, rendant l’abordage inutile.

    L’abordage

    Lorsque votre navire et celui de l’ennemi s’entrechoquent, vos hommes prennent d’assaut le navire ennemi et combattent son équipage au corps à corps, et vous affrontez le capitaine ennemi dans un âpre combat à l’épée en un contre un.

    Victoire

    Lorsque vous capturez le navire ennemi, vous pouvez l’ajouter à votre flotte ou, si votre équipage est réduit ou si le navire est lent, vous pouvez simplement le piller et le couler.

     

    – Piller le navire : Si vous choisissez de couler le navire ennemi, vous voudrez d’abord prendre sa cargaison. Ce processus est exactement le même que celui que vous utilisez dans la boutique du marchand d’une ville.

     

    Villes des Caraïbes

    Dans les villes, vous vendez les marchandises pillées, vous achetez des marchandises à échanger ailleurs, vous recrutez, vous réparez vos navires, vous affrontez les méchants pirates et vous obtenez des emplois spéciaux et des récompenses des gouverneurs des villes. Si vous avez attaqué les navires d’une nation, les villes de cette nationalité peuvent vous refuser l’entrée. Lorsque vous vous approchez d’une ville pour la première fois par voie terrestre ou maritime, les choix suivants s’offrent à vous :

    – Naviguer dans le port : Choisissez cette option pour naviguer ouvertement dans la ville.

    – Marcher dans la ville : Choisissez cette option pour marcher ouvertement dans la ville.

    – Attaquer la ville : Choisissez cette option pour attaquer la ville. Voir les sections « Sur terre » et « Attaquer une ville depuis la mer ».

    – Se faufiler dans la ville : Choisissez cette option pour tenter de vous faufiler dans la ville.

    – Quitter la ville : Choisissez cette option si vous décidez de ne pas entrer dans la ville.

    Attaquer une ville depuis la mer

    Pour attaquer une ville, naviguez jusqu’à elle et choisissez cette option lorsque le menu Entrer dans la ville apparaît.

    Dans un combat contre un fort, votre objectif est de battre le fort avec votre canon, puis de débarquer votre navire près de la ville et de la prendre d’assaut. Si vous accostez trop loin de la ville, vos hommes refuseront de quitter le navire, de peur d’être découpés en morceaux par les canons avant de pouvoir atteindre la sécurité de la ville.

    Si les choses ne se passent pas bien pendant votre assaut, vous pouvez mettre fin au combat en prenant la mer.

    Si vous capturez une ville, l’or de la ville sera à vous. En outre, vous pouvez prendre tout le chargement que vos cales peuvent transporter.

    Sur la terre ferme

    Vous voudrez mener des troupes de débarquement à la recherche d’un trésor enfoui, d’un parent perdu ou pour attaquer une ville à pied. Pour envoyer une équipe de débarquement, guidez votre navire vers la terre ferme.

    Contrôler l’équipe de débarquement : [ Direction ] pour déplacer l’équipe de débarquement sur la terre ferme. Pour retourner sur le navire, ramenez le groupe de débarquement vers le symbole du navire.

    – Recherche : lorsque le groupe arrive à un endroit où vous pensez qu’un trésor enterré ou un parent perdu pourrait être caché, appuyez [ Feu 1 ] pour lancer la recherche. Plusieurs jours s’écouleront, puis vous apprendrez les résultats.

     

    Entrer dans une ville par voie terrestre

    Lorsque votre groupe de débarquement atteint une ville, un menu s’affiche et vous propose plusieurs options. Si vous marchez ou vous faufilez dans la ville, vous passerez au menu Ville. Si vous attaquez la ville, vous passerez au combat terrestre.

    Combat terrestre

    Dans le combat terrestre, vos hommes affrontent les soldats qui défendent la ville. Votre objectif est de vaincre les soldats et de marcher vers la ville. L’écran indique : le nombre d’hommes dans chaque force adverse, les armes détenues et le moral du chef. En combat terrestre, votre groupe est divisé en deux ou trois groupes.

    – Sélection d’un groupe : [ Feu 2 ] pour passer le contrôle d’un groupe à un autre. Un cadre apparaît autour du groupe sélectionné, et sa force, son armement et son moral apparaissent en dessous.

    – Déplacement d’un groupe : [ Direction ] pour déplacer un groupe.

    – Combat à distance : s’ils ne se déplacent pas, vos groupes tireront avec leurs mousquets dès qu’ils seront à portée d’un adversaire. Après que vos pirates aient tiré, il leur faudra plusieurs secondes pour recharger.

    – Combat de mêlée : chaque fois que votre groupe se déplace vers un groupe ennemi, vos pirates combattent l’ennemi. Les deux troupes s’affronteront jusqu’à ce qu’un des deux camps s’enfuie.

    Si vos hommes se retirent du combat, vous ne pourrez plus les contrôler pendant qu’ils courent se mettre en sécurité. Si vous avez de la chance, ils se « rallieront » lorsqu’ils seront à l’abri. Vous pouvez alors donner de nouveaux ordres aux hommes ; cependant, une fois que le moral d’un groupe est brisé, il est probable qu’il le sera à nouveau dès qu’il subira davantage de dégâts.

    L’ennemi

    Votre ennemi peut avoir à sa disposition tout ou partie des éléments suivants :

    – Soldats : Les soldats ennemis sont généralement meilleurs au mousquet que vos marins, mais leur moral est plus bas et ils ne sont pas aussi bons en mêlée.

    – Cavalerie : Les cavaliers ennemis sont plus rapides que vos marins, et leur mêlée peut être dévastatrice lorsqu’ils chargent au combat. Cependant, ils n’ont pas de mousquets et ne peuvent pas combattre à distance.

    – Navires ennemis : Les navires ennemis transportent les hommes du fort au champ de bataille. De plus, les navires peuvent tirer des bordées sur vos hommes.

    – Forts ennemis : Les forts tirent au canon sur vos hommes.

     

    Terrain

    Il y a trois types de terrain sur le champ de bataille : ouvert, boisé et marécageux. Chaque type de terrain a des effets différents sur les combattants :

    – Ouvert : Le terrain ouvert est facile à traverser. Il ne fournit aucun bonus défensif et ne bloque pas la vue.

    – Bois : Les bois ralentissent le mouvement. Les bois offrent un bonus défensif. Les groupes peuvent se cacher dans les bois.

    – Marais : Les marécages ralentissent le mouvement et ne bloquent pas la vue.

    Défaite : Si tous vos hommes se retirent de la carte, vous avez perdu et vous vous retrouvez à nouveau en dehors de la ville. Si vos hommes ont été anéantis, vous êtes capturé.

    Victoire : La bataille est terminée lorsque l’un de vos groupes parvient à entrer dans la ville. Si vous avez battu les soldats, la ville se rendra, sinon vous devrez affronter en duel le capitaine de la garde. Si vous battez le capitaine, la ville est à votre merci.

     

    Les trésors des Caraïbes

    Des trésors extraordinaires attendent d’être trouvés dans les Caraïbes :

    Trésors indiens : Lorsqu’ils sont arrivés dans les Caraïbes, les Espagnols ont pillé les anciennes villes indiennes d’Amérique centrale et du Sud. Selon la rumeur, toutes ces richesses ne sont pas revenues en Espagne ; certains disent que des trésors secrets d’or et de bijoux sont cachés dans les Caraïbes ! Peut-être serez-vous celui qui trouvera ces trésors cachés…

    Le train de l’argent : L’Espagne possède de nombreuses mines d’argent en Amérique du Sud. Des esclaves indiens travaillent jour et nuit dans ces mines, rapportant des tonnes du précieux métal pour remplir le trésor de guerre espagnol. Chaque année, un « train » de mules, d’esclaves et de soldats transporte l’argent d’un port d’Amérique du Sud à l’autre pour être récupéré par les galions espagnols qui le ramènent en Espagne. Si vous pouviez capturer un seul de ces trains, votre fortune serait faite…

    La flotte du trésor : Après avoir perdu ses richesses pendant des années à cause des pirates et des corsaires, l’Espagne envoie désormais ses navires au trésor dans des flottes gardées par de puissants galions. Chaque année, la flotte se déplace vers l’ouest le long du Main espagnol, ramassant des trésors et des marchandises dans les ports espagnols. Lorsque ses cales sont pleines à craquer, la flotte navigue vers le nord par le canal de Floride, puis retourne en Espagne. Si vous pouviez capturer la Flotte du Trésor au port ou en mer, vous seriez riche au-delà des rêves de l’avarice…

     

    Conseils de jeu

    – Informateurs : Lorsque vous rencontrez la fille d’un gouverneur, elle peut décider de devenir votre informateur. Rendez-lui souvent visite : elle aura des informations importantes sur l’emplacement du Train d’Argent et de la Flotte du Trésor. Attention : si le gouverneur perd son emploi, il retournera en Europe en emmenant votre informatrice avec lui !

    – Parents perdus : Retrouvez tous les parents perdus que vous pouvez ! Ils savent souvent où se trouve un trésor caché.

    – Vieillir : Plus tu vieillis, plus il t’est difficile de te battre à l’épée. Tu auras intérêt à avoir plus d’hommes avec toi lorsque tu attaqueras, car il sera plus difficile de gagner. Vous finirez par être trop vieux pour continuer et vous serez obligé de prendre votre retraite, alors ne perdez pas de temps tant que vous êtes jeune !

    – Vendre des vaisseaux : Vendez votre cargaison avant de vendre vos navires excédentaires.

    – Commérages : Vous pouvez apprendre ce qui se passe dans les Caraïbes à la taverne et en appelant les autres navires pour obtenir des nouvelles. Ces nouvelles sont enregistrées dans votre « Journal de bord » dans la cabine du capitaine. Les choses que vous apprenez peuvent être très utiles. Par exemple, si une ville a été frappée par une maladie, elle sera probablement faible. Si de l’or a été découvert, elle sera riche. Si la ville a un nouveau gouverneur, tous les informateurs de la ville sont partis. Et si un pays est entré en guerre contre un autre, vous pouvez probablement acheter une lettre de marque à l’un des pays et être récompensé pour avoir attaqué l’autre.

    – Équipages nombreux : Il est vraiment difficile de garder un grand équipage heureux pendant plus d’un an. Vous devrez obtenir des trésors de plus en plus importants, piller des villes très riches, capturer de gros galions espagnols, et ainsi de suite. Lorsque votre équipage commence à déserter (en emportant votre argent avec lui !), vous devez soit vous emparer rapidement d’un gros trésor, soit partager le butin immédiatement. Lorsque vous partagez le butin, vous perdez un peu de temps pendant que vous vous rééquipez pour la prochaine mission, mais vous obtenez une plus grande part du trésor.

    Contrôles CD32:

    [ Direction ] : Se déplacer
    [ Rouge ] : Feu 1
    [ Vert ] [ Jaune ] [ Bleu ] : Feu 2
    [ Gâchette Gauche ] [ Gâchette Droite ] : Feu 3
    [ Play ] : Pause

     

    Configuration requise: OCS
    OCS

    Configuration requise: CD32
    AGA

     

    Amiga OCS (1990):

    Amiga (Gold 1994) CD32:

    PC (Gold 1993) (Remake 2004):

     

    Téléchargement (1990): ADF (2 D7 UK) / WHDL (OCS UK)

    Téléchargement (Gold 1994): ISO-CD32 (UK) / WHDL (CD32 UK)

    Téléchargement (Gold 1994): HDD (PatchFR) / ISO-CD32 (FR) / ISO-CD32 (FR) / WHDL (FR CD32 FR)

     

    Téléchargement (1987): HDD (DOS UK LTF) / HDD (DOS UK)

    Téléchargement (Gold 1993) :HDD (1993 DOS FR LTF) / HDD (DOS FR) / HDD (Win3 FR)

    Téléchargement (2004) (payant): HDD (Steam UK) / HDD (Gog UK) / HDD (PatchFR)

    Manuel: PDF (Gold FR PC)

     

    Source:
    http://hol.abime.net/1074 (Gold CD32)
    http://hol.abime.net/1073 (OCS)
    http://www.whdload.de/games/Pirates.html
    https://fr.wikipedia.org/
    https://www.mobygames.com/ (Gold CD32)
    https://www.mobygames.com/ (OCS)
    https://www.mobygames.com/ (PC 2004)
    http://www.insertdisk2.com/jeu/pirates

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  • #146962
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    Aladin
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    Le Guide du Capitaine donne des conseils de jeu.

    Le Livre I donne tous les renseignements sur le jeu, ainsi que quelques références historiques.

    Le Livre II décrit avec davantage de détails les différents événements pouvant survenir pendant un voyage. Il traite également de vos objectifs et des trésors qui attendent un Capitaine héroïque dans les Caraïbes.

    Le Livre III donne des informations spécifiques sur les navires de l’époque, les célèbres expéditions de pirates, et la situation politique et économique pendant chacune des six périodes. Le Répertoire des villes donne la liste et la description des villes de Pirates.

    Commencer une nouvelle carrière

    Cette option vous permet de commencer une aventure complète, de votre arrivée dans le Nouveau Monde à votre retraite bien gagnée. C’est le jeu « standard », qui peut durer un certain temps.

    Reprendre une partie sauvegardée

    Cette option vous permet de reprendre une partie commencée.

    Commander une expédition célèbre

    Une expédition célèbre est en quelque sorte un « jeu raccourci », car vous ne participez qu’à une seule expédition. Dans une expédition célèbre, vous commencez généralement dans l’affluence, avec beaucoup d’hommes et de navires sous votre commandement. Cependant, l’expédition se termine lorsque vous partagez le butin. Chaque expédition recrée les exploits d’un célèbre pirate de l’histoire. Il ne faut pas être débutant ou avoir froid aux yeux, car faire aussi bien que votre modèle historique n’est pas chose aisée! Ne choisissez pas cette option pour vos premières parties; il vaut mieux commencer une nouvelle carrière.

    Notes relatives aux scenarios : La nationalité hollandaise n’est pas disponible en 1560. A cette époque, les Hollandais faisaient encore partie de l’empire espagnol. Votre nationalité est déterminée à l’avance lorsque vous participez à une expédition célèbre. Par exemple, si vous choisissez la « Bataille de San Juan de Ulua », vous serez anglais, comme le personnage historique, John Hawkins.

    Sélection d’une époque

    Lorsque vous aurez choisi de commencer une nouvelle carrière sur le menu principal, un nouveau menu apparaîtra. Sur le menu « Sélectionnez une époque », vous choisirez la période à laquelle commencera la carrière de votre pirate. (Pour votre première partie, choisissez « Les Boucaniers Héroïques – 1660 »).

    L’époque a une grande influence sur le jeu. Les Antilles constituaient un environnement très changeant. Avec les fluctuations du pouvoir économique et militaire, de nouvelles colonies apparaissaient, et d’anciennes étaient en déclin. Cette région, entièrement sous domination espagnole dans les années 1560, s’ouvrit à la colonisation des autres pays européens au début des années 1600 et, à l’aube du 18ème siècle, était devenue un centre cosmopolite dans une économie globale.

    Ce menu apparaît uniquement lorsque vous commencez une nouvelle carrière. Il n’apparaît pas lorsque vous participez à une expédition célèbre. En effet, pour les expéditions, l’époque est déjà déterminée, Lorsque vous reprenez une partie sauvegardée, vous avez déjà choisi l’époque.

    – L’empire d’argent (1560) : C’est l’époque la plus ancienne du jeu. En ce temps-là, l’empire espagnol était à son apogée. Toutes les colonies des Antilles (avec une seule exception) étaient espagnoles. L’Espagne avait le contrôle des principaux ports et du commerce. Cependant, l’Espagne avait amassé tant de richesses que les autres pays européens voulaient voler et piller ce qu’elle ne pouvait pas protéger. En raison de la grande puissance de l’Espagne, cette époque est très difficile et donc déconseillée aux débutants.

    – Les marchands et les contrebandiers (1600) : Cette époque est très similaire à « L’Empire d’Argent », mais l’Espagne est un peu moins puissante. Quelques tentatives infructueuses de colonisation non-espagnole ont commencé, mais les Antilles demeurent essentiellement espagnoles. Autre changement: la prédominance du commerce hollandais de contrebande. Comme la précédente, cette époque est très difficile et déconseillée aux débutants.

    – Les nouveaux colons (1620) : Cette époque voit les premières réussites de colonisation par des ennemis de l’Espagne, et la poursuite du déclin espagnol. Avec ces nouvelles colonies, les pirates et corsaires ont de meilleures perspectives. La vie est assez difficile pour les futurs pirates et corsaires.

    – La guerre du profit (1640) : C’est la période rêvée pour les petits boucaniers indépendants. La puissance économique et militaire espagnole est à son point le plus bas, et de nouvelles colonies européennes fleurissent partout aux Antilles. C’est l’Age d’Or (littéralement!) pour marin autonome et plein de ressources. Une bonne époque pour les joueurs de tous niveaux.

    – Les boucaniers héroïques (1660) : Ces décennies voient l’apogée des aventures de pirates dans les Antilles. L’économie de l’Espagne s’améliore mais sa puissance militaire demeure inexistante. Les colonies et ports européens abondent, les marins avides de fortune remplissent les tavernes, à la recherche de Capitaines chanceux. C’est l’âge classique de la piraterie, idéal pour les joueurs de tous niveaux. C’est l’époque que nous vous conseillons pour vos premières parties de Pirates.

    – Le déclin des pirates (1680) : C’est la dernière période pour les pirates des Caraïbes. Les nations européennes prennent maintenant au sérieux ce qui se passe aux Antilles. Les navires de guerre patrouillent, les Lettres de Marque sont plus difficiles à obtenir, les gouverneurs sont moins tolérants. Profitez de cette époque tant que vous le pouvez, car c’est la fin d’un âge. Cette période est un peu plus difficile que les précédentes. Le défi sera peut-être un peu trop important pour les débutants, mais les autres joueurs le trouveront intéressant et stimulant.

    Création de votre personnage

    Après avoir sélectionné l’époque, vous devez créer votre personnage, en choisissant son nom, sa nationalité, et son talent spécial. De plus, vous devez choisir le niveau de difficulté du jeu.

    Choix de votre nationalité

    Dans la plupart des scénarios, vous choisissez l’une des quatre nationalités: anglaise, française, hollandaise et espagnole. Le choix de la nationalité a une grande influence sur le jeu: l’endroit ou vous commencez, le(s) navire(s) que vous possédez, la taille de votre équipage, votre richesse et votre réputation initiales, etc… Votre nationalité détermine également vos relations avec les différentes villes des Antilles. Si vous êtes anglais, par exemple, et que l’Angleterre entre en guerre contre l’Espagne, les villes espagnoles se méfieront de vous. Cependant, pour votre carrière, vos actions sont plus importantes que votre nationalité. Si votre pays est content de vous, le gouverneur pourra vous récompenser. Si vous mécontentez un gouverneur, même s’il est de la même nationalité que vous, il pourra donner l’ordre aux soldats de ses forts de tirer sur vous! Enfin, sachez que votre nationalité ne vous oblige pas à prendre parti pour votre pays pendant votre carrière. Beaucoup d’amiraux au service de la France était des boucaniers hollandais pendant les années 1680!

    – Anglaise : La nationalité anglaise est souvent utile. Cette nation soutient les corsaires du 16ème siècle et est tout aussi généreuse au 17ème siècle. Vous avez peu de villes alliées dans les premiers scénarios, mais plus tard, l’Angleterre possède un certain nombre de ports intéressants, notamment Port Royal en Jamaique et St Kitts dans les Petites Antilles.

    – Française : C’est la nationalité par excellence des pirates. La France soutient moins ses enfants d’outre-mer, mais cela leur donne davantage d’indépendance et de liberté d’action. Dans les premiers scénarios, la France possède quelques colonies minuscules en Floride et dans les Bahamas. Dans les autres scénarios, elle possède des villes dans la partie occidentale d’Hispaniola et dans l’île de la Tortue, qui constituent des bases idéales pour les pirates.

    – Hollandaises : C’est une nationalité différente et passionnante. A l’exception des années 1620, les Hollandais allaient aux Antilles pour faire du commerce, et non pas pour se battre. Bien sûr, une fois arrivés aux Antilles, beaucoup complétaient leurs revenus légitimes par des activés plus violentes et plus lucratives. En général, les commerçants hollandais essayaient de rester en bons termes avec l’Angleterre et la France, mais ce n’était pas toujours possible.

    Vous ne pouvez pas choisir la nationalité hollandaise dans les années 1560. Pour les autres scénarios du début, la ville de Curaçao, au large de la côte sud-américaine, est un important port hollandais. Plus tard, les Hollandais ont des possessions disséminées à travers les îles des Antilles. St. Martin et St. Eustache, deux villes particulièrement riches, se trouvent du côté nord des Petites Antilles.

    – Espagnole : C’est la nationalité la plus difficile. En tant que renégat espagnol, vous commencez à un bas niveau. Par contre, en 1680, vous pouvez jouer le rôle intéressant de garde maritime. Les gardes maritimes espagnols des Antilles se comportaient souvent eux-mêmes en pirates!

    Votre nom

    Choisissez le nom que vous voulez.

    Niveau de difficulté

    Il y a quatre niveaux de difficulté dans Pirates: Apprenti (le plus facile), Compagnon, Aventurier, Fier-à-bras (le plus difficile). Pour votre première partie, choisissez Apprenti. Le niveau de difficulté que vous choisissez détermine la difficulté de tous les aspects principaux du jeu. Aux niveaux inférieurs, vos adversaires seront plus faibles et plus faciles à vaincre; vos navires se feront moins tirer dessus en entrant dans un port; vos hommes auront besoin de moins de richesses pour être heureux; le temps sera plus clément; etc. Par contre, votre part de butin sera plus petite. Pour remporter les plus grandes victoires dans Pirates, vous devez choisir les niveaux plus difficiles.

    – Apprenti : A ce niveau, vous vous faites beaucoup aider par les officiers subalternes du navire: ils vous disent sur quelles eaux vous naviguez, vous informent du moral de votre équipage, etc. Cela facilite le jeu, mais lorsque vous partagez le butin, tous ces experts se servent largement, et il ne vous reste pas grand chose.

    – Compagnon : Ce niveau est assez facile. Vos subalternes sont moins expérimentés (bien que d’un bon niveau), mais votre part du butin est plus importante.

    – Aventurier : Ce niveau est assez difficile. Le temps devient une préoccupation majeure et vos adversaires se montrent redoutables à l’épée. Vos subalternes sont médiocres, mais votre part du butin est assez importante.

    – Fier-à-bras : Ce niveau est difficile. Les conditions météorologiques sont extrêmement réalistes (et souvent terribles), vos ennemis sont puissants et particulièrement hostiles, votre équipage est indiscipliné, et vos officiers, de misérables fripouilles. Cependant, si vous survivez, votre part du butin est considérable.

    Talents spéciaux

    Cela détermine votre point fort. Cela n’a pas beaucoup d’importance au niveau Apprenti, ou toutes les tâches sont plutôt faciles. Par contre, aux niveaux plus élevés, il est utile d’être particulièrement doué dans le domaine qui vous pose le plus de difficultés.

    – L’escrime : Vous êtes bien entraîné et possédez d’excellents réflexes. Vos adversaires paraissent lents et inexpérimentés en comparaison.

    – Navigation : Votre bonne connaissance de la mer et de la navigation vous permet de manœuvrer facilement et rapidement votre embarcation sur les eaux souvent traîtres de la mer des Antilles.

    – Tir au canon : Vous êtes bien entraîné au maniement du canon, et vous avez transmis votre habileté à votre équipage. Les canons de votre navire atteindront plus souvent leur cible.

    – Esprit et charme : Fringant et beau parleur, vous êtes très populaire auprès de vos concitoyens (et concitoyennes!).

    – Médecine : Vous avez appris les toutes dernières techniques des arts médicinaux: sangsues, ventouses, etc. Vous resterez donc plus longtemps en bonne santé, et vous souffrirez moins des blessures. Par conséquent, votre carrière de pirate peut durer plus longtemps.

     

    Le Guide du Capitaine

    Après avoir créé votre pirate, vous assisterez à un événement important de votre vie passée et apprendrez comment vous avez rejoint la « Confrérie de la Mer ». Puis, vous devrez affronter votre premier adversaire. Lorsque vous l’aurez vaincu, vous partirez à l’aventure en haute mer!

     

    Démarrage rapide

    Nous vous suggérons de commencer votre première partie avec les sélections suivantes. Déplacez la souris jusqu’à ce que l’option option souhaitée soit mise en surbrillance, puis cliquez sur [ bouton gauche ].

    1. Bienvenue : Commencer une nouvelle carrière « (Start a New Career) ».
    2. Période historique spéciale ? Non.
    3. Quelle est votre nationalité ? Anglais.
    4. Tapez votre nom (pas plus de 11 caractères) et appuyez sur [ Retour ].
    5. Vous êtes un : Apprenti.
    6. Capacité spéciale : Compétence en escrime « skill at fencing ».

     

    Apprendre par la pratique

    – Votre premier duel : La souris ou le joystick contrôle vos techniques d’escrime. Vous voyez ces techniques exécutées à l’écran. Vous ne contrôlez pas chaque mouvement spécifique du poignet, du bras, du corps et des jambes.

    – Le mouillage au port : Sauvegardez le jeu, puis explorez le port et toutes les options disponibles avant de partir pour votre premier voyage en mer. Toutefois, ne partagez pas le butin (Divide up the Plunder) tout de suite.

    – Voyage en mer : Votre navire se dirige toujours vers l’étoile graphique d’orientation. Utilisez la souris pour amener l’étoile vers la gauche ou la droite. Le navire se déplace dans la même direction que l’étoile. Par exemple, supposons que vous vous dirigiez présentement vers le nord. Vous décidez de tourner l’étoile vers la droite (à tribord). Le navire tourne vers la droite (à tribord) jusqu’à ce qu’il fasse face à l’étoile de nouveau. Notez que le navire n’atteint jamais l’étoile, il se dirige toujours vers l’étoile. Notez aussi que l’étoile et le navire tourne vers la gauche ou la droite, tout comme le gouvernail d’un vrai navire. Vous ne pouvez pas prendre (pick up) ou déposer (put down) l’étoile. Vous devez la déplacer vers la gauche ou la droite en décrivant un cercle autour du navire.

    – Si vous désirez de l’information (pendant que vous naviguez) à propos de votre personnage, de votre navire et du monde entier, appuyez sur [ Bouton gauche ] de la souris. Si vous êtes perdus, une des options d’information est de repérer la position du soleil (Sun sight) à l’aide de votre astrolabe.

    – Bataille navale : Si vous rencontrez et engagez le combat avec un navire ennemi. Si vous accostez un navire, il se peut que l’abordage et un combat à l’épée s’ensuivre.

    – Fin du voyage : Retournez au port, vendez vos gains au marchand, visitez le Gouverneur pour obtenir une récompense (si méritée) puis partagez le butin. Après cela, sélectionnez retraite « retirement ». Ceci met fin au jeu et vous montre vos points. Ne vous en faites pas! Vous pouvez toujours reprendre le service (si votre santé vous le permet).

    – Gagner des faveurs politiques : Les gouverneurs des villes ont des personnalités et attitudes bien particulières envers vous. En plus, à moins que le gouverneur ne vous déteste réellement, il vous demandera à l’occasion de lui rendre service. Plaire aux gouverneurs de cette façon est un excellent moyen d’avoir de l’avancement en temps de paix.

    – Sauvegarde de jeu : Pour sauvegarder le jeu, entrez dans n’importe quelle ville et vérifiez l’information (Check Information). La liste d’options inclue sauvegarde du jeu (Save Game). Sélectionner cet option, puis suivez les instructions.

    – L’art de l’escrime et le maniement de l’épée : Votre personnage est toujours à droite lors d’un duel. Un message écrit vous indique quelles armes vous et votre ennemi avez choisis.

    – Batailles navales : Vous pouvez distinguer les alliés des ennemis du fait que la coque de votre navire est noire et qu’un indicateur de direction se trouve juste devant. Le statut de votre navire est indiqué dans la fenêtre de statut.

    – Batailles sur terre : Les forces armées alliés sont noires, les forces armées ennemies portent la couleur de leur nationalité. Les forces armées sélectionnées sont encadrées, indiquant qu’elles peuvent être déplacées.

     

    L’art du commandement (Contrôle du jeu)

    Pirates est conçu pour être contrôlé par la souris, aussi la liste des commandes ci-dessous se rapporte-t-elle exclusivement à la souris. Toutefois, un joystick et certaines touches peuvent également être utilisés.

     

    Menus

    – Changer l’option en surbrillance : Déplacer la souris

    – Sélectionner l’option en surbrillance : [ Bouton gauche ]

     

    Commerce et déplacement de marchandises

    – Acheter ou transférer des articles : Mettre en surbrillance la flèche gauche à côté de l’article et cliquer sur [ Bouton gauche ]

    – Vendre ou abandonner des articles : Mettre en surbrillance la flèche droite à côté de l’article et cliquer sur [ Bouton gauche ]

    – Sortir : Mettre en surbrillance « Continue » et cliquer sur [ bouton gauche ].

    – Prendre une partie ou la totalité : [ Bouton gauche ] permet de déplacer une tonne de marchandises (ou deux canons). Si vous maintenez [ Bouton gauche ] appuyé, vous déplacez progressivement plus de marchandises. Si vous cliquez sur [ Bouton droit ], toutes les marchandises sont déplacées en même temps. Si vous essayez de déplacer des marchandises dans votre cale et que votre espace disponible est inférieur aux marchandises listées, cliquez sur [ Bouton droit ] pour déplacer autant de marchandises que possible dans votre cale.

     

    Escrime et maniement de l’épée

    – L’attaque rapide haute, mi-hauteur ou basse : Déplacez la souris vers la gauche (milieu, haut, bas)

    – L’estafilade haute, mi-hauteur ou basse : Déplacez la souris vers la gauche (milieu, haut, bas) en maintenant [ Bouton gauche ] appuyé

    – La parade (empêche les attaques) haute, mi-hauteur ou basse : Déplacez la souris vers le haut, vers le bas ou relâchez pour mi-hauteur.

    – Retraite et parade haute, à mi-hauteur ou basse : Déplacez la souris vers la droite (milieu, haut, bas)

    La flèche de tactique : Une flèche apparaît à l’une des huit positions autour de vous. Cette flèche se change au noir pendant que vous pratiquez l’estafilade (donnez un coup d’épée). La souris établi la position de la flèche et détermine l’action du maniement de l’épée. Cet action continue jusqu’à ce que la souris soit déplacée vers un autre position. Par exemple, si vous déplacez la souris en diagonale vers le haut et vers la gauche, la flèche pointera en haut, à gauche, et vous ferez une attaque haute. Vous continuerez à faire des attaques hautes jusqu’à ce que vous déplaciez la souris de nouveau. Si la flèche est déplacée à votre gauche vers le bas, vos attaques seront basses. Lorsque vous paradez à mi-hauteur, la flèche disparaît.

    Terminer un combat à l’épée : Si vous parvenez à vaincre votre adversaire et qu’il tombe à genoux, il est considéré comme grossier de continuer à le frapper avec votre lame.

     

    Voyager en mer des Caraïbes

    – Larguer les amarres : Déplacer la souris

    – Régler le cap en naviguant : Déplacer la souris

    – Obtention d’information : [ Bouton gauche ]

    – Basculer voiles pleines/enroulées (raised/lowered) : [ Bouton droit ]

    Voiles pleines et enroulées : Lorsque vous naviguez dans les Caraïbes, vos voiles peuvent être soit entièrement levées, soit réduites. Lorsque les voiles sont réduites, elles ne prennent pas autant le vent et vos bateaux se déplacent un peu plus lentement. Lorsque vos voiles sont entièrement levées, votre navire profite au maximum du vent.

    Points de mouillage et hauts-fonds: vous pouvez mouiller partout sur le littoral et débarquer automatiquement. Toutefois, si vous passez sur des récifs ou des hauts-fonds cela pourrait être fatale pour les navires autres que les Pinasses (chaloupes) et les sloops.

    Diviser la flotte : Vous pouvez diviser et laisser une flotte derrière vous. Assurez-vous de leur laisser de la nourriture. Des hommes laissés derrière désertent des qu’ils ont faim.

    Rejoindre une flotte : Déplacez votre flotte principale sur celle que vous avez laissé derrière, puis cliquez sur [ Bouton gauche ] de la souris pour accéder au menu d’information. Enfin, cliquez sur rejoindre groupe (Join Party).

     

    Voyage sur terre

    – Marcher dans une direction : Déplacez la souris pour faire apparaître la flèche de direction et les hommes se mettent en marche.

    – S’immobiliser : Déplacez la souris vers l’arrière pour effacer la flèche de direction

    – Obtention d’informations : [ Bouton gauche ]

     

    Batailles navales

    – Mettre le cap : Déplacez la souris

    Basculer voiles pleines/enroulées (raised/lowered) : [ Bouton droit ]

    – Tirer une bordée : [ Bouton gauche ]

     

    Batailles terrestres

    – Changer de troupe active : [ Bouton gauche ]

    – Déplacer la troupe active : Déplacez la souris pour faire apparaître la flèche de direction

    – Déplacer l’ensemble des troupes : Déplacez la souris en maintenant [ Bouton gauche ] appuyé.

    – S’immobiliser : Déplacez la souris vers l’arrière pour effacer la flèche de direction

    – Faire feu sur l’ennemi avec des mousquets : se fait automatiquement lorsque les hommes sont à l’arrêt

    – Mêlée avec l’ennemi : se fait automatiquement lorsqu’en contact

     

    Prendre une visée du soleil avec l’astrolabe

    – Orienter l’astrolabe sur le soleil : Déplacez la souris gauche-droite

    – Monter/abaisser la lunette jusqu’à ce qu’elle touche le bas du soleil : Déplacez la souris haut-bas

    – Sortie (exit) : [ Bouton gauche ]

     

    Utilisation du clavier

    Pirates est conçu pour être joué presque entièrement avec la souris. Cependant, vous devez utiliser le clavier pour ces fonctions de jeu :

    [ Espace ] : Mettre en pause/reprendre le jeu
    [ Alt ] + [ Q ] : Quitter le jeu en cours de partie

    Autres touches utiles : Les touches suivantes peuvent être utilisées à la place de leur équivalent souris, si vous le souhaitez.

    [ Touches Curseurs ] peuvent être utilisées pour faire défiler les choix du menu
    [ Retour ] est analogue à un clic sur [ Bouton gauche de la souris ]
    [ Entrée ] est analogue à un clic sur [ Bouton droit de la souris ]

     

    Utilisation du joystick

    Vous pouvez également utiliser un joystick seul, ou en combinaison avec une souris.

    [ Bouton joystick ] est analogue au [ Bouton gauche de la souris ]
    [ Entrée ] est le [ Bouton droit de la souris ]

    Le seul cas où le joystick n’imite pas la souris est celui de la navigation en mer des Caraïbes :

    – En tenant la droite, le navire se déplace continuellement vers la droite.
    – En tenant la gauche, le bateau se déplace continuellement vers la gauche.

    Aucun autre mouvement du joystick n’a d’effet lors de la navigation en mer des Caraïbes.

     

    Le tableau « Hall of fame »

    Le jeu crée automatiquement un tableau la première fois que vous prenez votre retraite et répondez « oui » à la question « Désirez-vous être admis au tableau du « Hall of Fame » ? »

    Pirates ! Musique

    Pirates est rempli de bonnes musiques que vous entendrez tout au long du jeu. En outre, vous pouvez simplement écouter toutes les musiques du jeu en choisissant « Musique des pirates » sur l’écran de bienvenue au début du jeu.



    #146963
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    Aladin
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    Livre I : Instructions aux capitaines

    L’histoire de vos débuts

    Après avoir créé votre pirate, vous assisterez à un événement important de votre vie passée et apprendrez comment vous avez rejoint la « Confrérie de la Mer ». Puis, vous devrez affronter votre premier adversaire. Lorsque vous l’aurez vaincu, vous partirez à l’aventure en haute mer!

    L’art de l’escrime et du maniement de l’épée

    Aux XVIème et XVIIème siècles, le monde était un endroit violent et dangereux. L’homme européen faisait appel à son épée pour répondre à cette violence. L’épée servait à décourager les voleurs, à réparer les injustices, à protéger sa famille et à préserver son honneur. Provoqué en duel, ou mêlé à une bagarre de taverne, savoir manier l’épée était une question de survie.

     

    Choix de votre arme

    Au combat, trois armes sont disponibles: la rapière, le sabre, ou la longue épée. Chaque arme présente des avantages et des inconvénients. En jouant à Pirates, vous apprendrez quelle arme vous convient le mieux, suivant vos capacités et votre style.

    – La rapière : La rapière est une épée à lame longue, fine et flexible, avec une pointe aiguisée mais sans véritable tranchant. Elle est facile à manier et touche sa cible avec précision. Elle a une plus longue portée que les autres armes mais cause moins de dommages. La rapière est une arme de gentilhomme.

    – Le sabre : Le sabre est une arme lourde et recourbée, avec un bord tranchant mais une courte portée. Lorsqu’il atteint sa cible, le sabre cause beaucoup plus de dommages qu’une rapière. Les sabres sont populaires parmi les boucaniers, les assassins et autres combattants de bas de gamme. Ce sont des armes cruelles.

    – La longue épée : La longue épée est une arme classique de longueur moyenne: plus courte qu’une rapière, mais plus longue qu’un coutelas. Elle possède une lourde lame, et est plus dangereuse qu’une rapière. L’épée est une bonne arme de soldat.

    Les principes de l’escrime

    Techniques : Comme tous les hommes actifs de votre époque, vous êtes habitué à manier l’épée. Les mouvements d’attaque et de défense, qui nécessitent une grande agilité des bras, des poignets, du corps et des jambes, sont aussi naturels pour vous que de lancer un ballon. Combinés les uns aux autres, ces mouvements vous permettent d’attaquer, de vous défendre ou de battre en retraite de différentes façons. Au combat, la victoire dépend du choix de la technique utilisée. Si vous reconnaissez assez rapidement la technique d’attaque de votre adversaire, vous pouvez la contrer par une technique défensive ou contre-attaquer avec une technique exploitant l’attaque de votre adversaire. Les techniques d’attaque sont la botte et l’estafilade; les techniques de défense sont appelées parades. Toutes les attaques ou défenses peuvent étre exécutées en haut, à mi-hauteur ou en bas. Autrement dit, vous pouvez effectuer une botte haute, une parade à mi-hauteur, une estafilade basse, etc.

    Touches : Vous portez un coup à votre adversaire lorsqu’il ne parvient pas à parer votre technique d’attaque. Chaque touche affaiblit votre adversaire. Si vous menez vos hommes au combat contre un groupe d’adversaires, le moral de vos ennemis diminue chaque fois que vous portez un coup (ils sont consternés de vous voir frapper leur chef!). De même, si vous êtes touché par votre adversaire, vous êtes affaibli et vos hommes sont démoralisés.

    Battre en retraite : Il est facile de battre en retraite. Il suffit de vous placer au bord de l’écran. Bien sûr, vous perdez l’enjeu du combat et votre réputation en souffre. Cependant, il vaut mieux battre en retraite que se rendre…

    Se rendre : La reddition a lieu lorsqu’un combattant est nettement en train de se faire battre. Pendant la bataille, le moral du perdant, représenté par le drapeau sur l’écran, diminue, tandis que celui du gagnant augmente. Lorsque le moral d’un combattant tombe trop bas, n’importe quel coup peut le forcer à se rendre. En combat de groupe, le moral de chaque homme est profondément affecté par la performance de son camp. Si vos hommes sont en train de perdre, leur moral baissera. De même, si vos ennemis se font battre, leur moral s’effondrera. Dans tous les cas, le camp rassemblant le plus d’hommes possède un grand avantage. Lorsque vos ennemis sont beaucoup plus nombreux que vous, vous avez intérêt à essayer de vaincre rapidement leur Capitaine, avant que le seul poids du nombre ne donne la victoire.

    Attaques : Pendant le combat, vous choisissez une technique et votre corps effectue automatiquement les mouvements. Chaque technique prend un temps différent à exécuter et inflige plus ou moins de dommages. Il existe deux types d’attaque: la botte et l’estafilade. Lors d’une bataille, il est important de varier les attaques. Si vous effectuez constamment une botte haute, par exemple, votre adversaire apprendra à anticiper, peut-être en parant votre attaque et en lançant ensuite une contre-attaque rapide avant que vous n’ayez le temps de réagir!

    L’estafilade : L’estafilade est un coup brutal, qui utilise le tranchant de la lame plutôt que la pointe. Comme vous utilisez le tranchant de votre arme, vous devez être proche de votre adversaire pour le frapper. Par contre, une estafilade réussie peut causer beaucoup de dommages car le coup atteint l’adversaire sur toute la longueur du tranchant de la lame.

    – Estafilade haute : Elle prend le plus de temps à exécuter mais a une plus longue portée. Si elle réussit, cette technique cause deux fois plus de dommages qu’une attaque normale.

    – Estafilade à mi-hauteur : Elle est plus rapide que l’estafilade haute, mais plus lente que la botte. Cette technique cause deux fois plus de dommages qu’une attaque normale.

    – Estafilade basse : C’est la plus rapide, mais sa portée est restreinte. Cette technique cause elle aussi deux fois plus de dommages qu’une attaque normale.

    La botte (l’attaque) : Lorsque vous faites une botte, vous attaquez votre ennemi avec la pointe de la lame et non le tranchant. Ces attaques sont plus rapides que les estafilades et ont une plus longue portée. Par contre, elles causent deux fois moins de dommages que les estafilades.

    – Botte haute : C’est une attaque d’une rapidité moyenne, avec une portée plus longue que les bottes et estafilades basses ou à mi-hauteur.

    – Botte à mi-hauteur : C’est la seconde attaque la plus rapide, avec une portée moyenne.

    – Botte basse : C’est l’attaque la plus rapide du jeu, mais elle a une courte portée.

    La défense : En escrime, la défense est plus rapide que l’attaque. L’escrimeur n’a pas besoin d’étendre le bras ou le corps; il lui suffit d’utiliser son poignet de manière à amener l’épée en position pour bloquer l’attaque ennemie. Cependant, personne n’a jamais gagné une bataille en parant les coups. Pour battre votre adversaire, vous devrez attaquer à un moment ou un autre. Un bon escrimeur alterne entre parades et attaques.

    – Parade haute : Cette position sert à contrer les bottes et estafilades hautes. Comme les attaques hautes sont longues à effectuer, les défenseurs restent rarement « en garde » dans une parade haute.

    – Parade à mi-hauteur : Cette position sert à contrer les attaques à mi-hauteur. C’est la position classique « en garde », que reprennent beaucoup d’escrimeurs. Il peuvent passer de cette position à n’importe quelle autre position très rapidement.

    – Parade basse : Elle sert à bloquer les attaques basses. Les escrimeurs expérimentés se mettent périodiquement « en garde » dans une parade basse, car les attaques basses peuvent être très rapides.

    Parade et retraite : Vous pouvez effectuer une parade tout en battant en retraite. Ces manœuvres assurent la même protection qu’une parade normale, et vous permettent également de quitter le combat sans vous faire poignarder dans le dos!

    – Parade haute et retraite : C’est la même technique que la parade haute, mais vous reculez tout en parant.

    – Parade à mi-hauteur et retraite : C’est la même technique que la parade à mi-hauteur, mais vous reculez tout en parant.

    – Parade basse et retraite : C’est la même technique que la parade basse, mais vous reculez tout en parant.

    Commandement durant la bataille

    Seules quelques batailles sont des combats d’homme à homme. La plupart du temps, vous menez vos hommes courageux au combat contre l’ennemi. Pendant que vous vous battez contre le chef ennemi, vos hommes livrent bataille aux siens.

    – Moral : Chaque coup porté (à l’ennemi et à vous) affecte le moral des deux camps. Lorsque votre moral s’améliore, celui de l’ennemi s’affaiblit, et vice versa. Le moral de votre camp est très important pour l’issue de votre duel et de la mêlée générale. Si votre moral est bas, vous risquez de vous rendre à chaque coup. Si votre moral est bon, vos hommes infligeront beaucoup plus de dommages à l’ennemi.

    – Nombre d’hommes : Pendant le combat, chaque camp subit des pertes. La quantité de pertes subies par chaque camp dépend du nombre d’hommes et de leur moral. Si le moral est à peu près égal, le camp numériquement supérieur causera davantage de pertes. Cependant, une force numériquement inférieure mais ayant un excellent moral peut éviter les pertes et infliger de sérieux dommages à une force plus importante mais démoralisée. A long terme, le moral peut s’avérer plus important que l’effectif.

    – Retraite et reddition : Si vous battez en retraite, vos hommes se retireront eux aussi de la bataille. L’ennemi se rendra si vous lui infligez suffisamment de coups et que son moral est très bas ou que ses hommes sont beaucoup moins nombreux. Lorsqu’il ne reste qu’un seul homme à l’ennemi, tout coup porté l’obligera à se rendre, quel que soit son moral. Naturellement, la même chose peut très bien vous arriver.

    En ville

    Aux 16ème et 17ème siècles, les Européens avaient une emprise précaire sur le Nouveau Monde. La grande majorité du continent américain et des Antilles n’était ni explorée ni conquise. Le Nouveau Monde n’était pas très accueillant. Les Indiens contrôlaient encore la majeure partie de leur territoire, et n’aimaient guère les hommes blancs, avides et cruels, qui les réduisaient en esclavage, leur volaient leur or et détruisaient leurs grandes civilisations. Le climat du Nouveau Monde, glacial au nord et étouffant au sud, était traître. La jungle et les marécages pestilentiels étaient source d’innombrables maladies contre lesquelles les Européens n’avaient aucune défense. En cette période troublée, les Européens qui s’aventuraient loin de chez eux s’exposaient à un grand péril.

    – Statut des villes : Pendant les 16ème et 17ème siècles, les Antilles virent la croissance et le déclin des villes. Les villes de Pirates changent énormément d’une période à l’autre. Par conséquent, chaque période offre des défis stratégiques différents. Les villes de Pirates varient en taille, en force défensive, en force économique, et en affiliation politique. Pendant le jeu, une ville peut devenir plus grande ou plus petite, plus riche ou plus pauvre, plus faible ou plus forte. Les villes sont attaquées par les indiens, affaiblies par les maladies, et prises par les ennemis. Il arrive égale ment qu’une ville soit mise à sac par des pirates sanguinaires. L’accueil qui vous est réservé dans une ville dépend du statut de la ville. Dans certaines villes, vos navires se feront tirer dessus en arrivant; dans d’autres, vous serez accueilli à bras ouverts. Un pirate judicieux apprendra rapidement à faire la différence.

    – Le répertoire des villes : Si vous connaissez le statut d’une ville, il est noté dans le répertoire des villes, qui se trouve dans votre cabine. Si les renseignements concernant une ville sont périmés, votre répertoire sera vidé.

    – Nom de la ville : Le nom d’une ville peut varier d’une époque à l’autre. Si une nation ennemie s’empare d’une ville, elle peut en changer le nom. Il arrive également qu’une ville ancienne disparaisse complètement et qu’une nouvelle ville soit créée à côté. Prenons l’exemple de l’île aujourd’hui connue sous le nom de Santa Catalina, au large de la côte du Honduras. Au début des années 1600, les Anglais établirent une colonie appelée « Providence » sur cette île. Cette colonie fut ensuite prise par les Espagnols, qui la rebaptisèrent « Santa Catalina ». Peu après, la colonie disparut complètement. Ainsi, dans le scénario de 1620 de Pirates, il y a une ville anglaise appelée Providence sur l’île. En 1640, la ville appartient à l’Espagne et s’appelle Santa Catalina. Dans les scénarios suivants, il n’y a pas de ville sur l’île.

    – Nationalité de la ville : Une ville peut changer d’allégeance au cours d’un scénario. Cela a généralement lieu lorsque des soldats ennemis s’emparent de la ville, mais vous pouvez également avoir la possibilité de changer la nationalité d’une ville après l’avoir pillée. Ce n’est pas le cas chaque fois que vous pillez une ville. Vous devez avoir un équipage suffisamment important sous votre commandement. Si la population d’une ville est réduite et que votre équipage est important, il y a davantage de chances que la ville change de drapeau. Si vous vous emparez d’une ville ennemie pour votre pays, votre roi sera très content…

    – Statut économique de la ville : Une ville peut être riche, pauvre, ou entre les deux. Le statut économique de la ville détermine la quantité et le prix des marchandises vendues par le commerçant, et si vous pouvez faire du commerce avec la ville en question. Vos actions peuvent affecter le statut économique d’une ville pendant un scénario. Si vous pillez une ville ou vous engagez dans la piraterie près de son port, elle deviendra moins prospère. Par contre, si vous faites régulièrement du commerce avec une ville, elle s’enrichira.

    . En difficulté : Les villes en difficulté connaissent des problèmes économiques. Elles font du commerce avec pratiquement n’importe qui. Les prix des marchandises sont bas, ainsi que les quantités disponibles.

    . En survie : Ces villes ont des économies restreintes ou en déclin. Les villes espagnoles « en survie » font du commerce avec les étrangers dont la réputation est à peu près correcte. Les prix et les quantités sont généralement modestes.

    . Prospère : Les villes prospères ont des économies fortes et développées. Les villes prospères espagnoles ne feront du commerce avec vous que si vous êtes un Capitaine de bonne réputation. Les prix des marchandises sont assez élevés, et on les trouve en assez grandes quantités.

    . Riche : Les villes riches sont au sommet de l’échelle économique. Avec quelques rares exceptions, seules certaines villes espagnoles, celles qui sont anciennes et riches atteignent ce statut. Ces villes respectent presque toujours la loi. Seuls les Capitaines les plus honorables, de toutes nationalités, ont l’autorisation de faire du commerce dans ces villes. Les prix sont élevés et les marchandises abondantes.

    – Restrictions du commerce espagnol : Dans les villes espagnoles, il était illégal de faire du commerce avec d’autres personnes que les marchands espagnols, partis de Séville, et ayant reçu l’autorisation du gouvernement espagnol. Cependant, les gouverneurs et commerçants des villes ne tenaient généralement pas compte de cette loi, surtout lorsque la situation économique était mauvaise. Par conséquent, dans le jeu, les commerçants des villes n’obéissent pas toujours à leur gouvernement national et se forgent leur propre opinion, en fonction de votre réputation locale.

    – Les forts : Constamment menacées par les Indiens, les puissances ennemies et les brigands, de nombreuses villes des Antilles sont entourées de constructions défensives. Celles-ci peuvent être de simples palissades en bois, ou d’imposants murs en pierre, dignes des grandes villes-forteresses d’Europe. Dans Pirates, il y a de nombreux niveaux de fortifications, indiqués par le nombre de forts. Plus le niveau est élevé et plus les défenses de la ville sont importantes.

    – Les soldats : Plus une ville est riche et grande, et plus elle a de soldats pour assurer sa défense. Les villes riches peuvent posséder des centaines de soldats, tandis que les villes pauvres peuvent n’en avoir aucun. Lorsque vous attaquez une ville par la mer, les soldats de la ville utilisent les canons. Lorsque vous attaquez par voie terrestre, les soldats partent à votre rencontre de l’autre côté des remparts de la ville. Lorsque vous prenez le fort d’assaut, vous devez affronter le Capitaine des soldats, pendant que les hommes de votre équipage livrent bataille aux soldats.

    Naturellement, il est préférable d’avoir l’avantage numérique lorsque vous attaquez une ville. Vous pouvez gagner si vous avez moins d’hommes que la ville n’a de soldats, mais ce n’est pas facile.

    – Les habitants : La population d’une ville augmente et diminue suivant les années. Par exemple, elle augmentera si un nouveau flot de colons arrive d’Europe, et diminuera si elle se fait attaquer par les Indiens. Plus vous faites de commerce avec une ville, plus sa croissance sera importante. C’est utile car une ville ayant moins de 600 habitants n’est pas suffisamment importante pour avoir un gouverneur. Plus vous connaissez de gouverneurs amis, et plus vous avez de chances d’obtenir des missions spéciales, de rencontrer leurs ravissantes filles, et de recevoir des terres et des promotions.

    – L’or : Lorsque vous prenez une ville ennemie, vous obtenez la gratitude de votre pays, mais vous vous emparez aussi d’une partie des richesses de la ville. La quantité dépend de la durée de la bataille. Les longs combats donnent le temps aux habitants de cacher leurs trésors. Ainsi, une attaque de front peut être plus sanglante qu’une longue bataille de feintes et de manœuvres, mais est aussi plus fructueuse.

    Se renseigner sur les villes des Antilles

    A condition égale, les villes prospèrent et grandissent lentement, leur économie devient plus forte, ce qui attire les gens, qui à leur tour amassent des richesses. Le gouvernement est alors obligé d’installer des soldats et des forts pour protéger ces richesses. Les marchands et les contrebandiers contribuent à la croissance économique en achetant, vendant, et transportant des marchandises. Les pirates, les boucaniers et les corsaires, qui attaquent les navires à proximité des villes, nuisent à la croissance économique. Cela ne rapporte rien d’attaquer une ville pauvre et il est dangereux d’attaquer une ville riche. Mais, à moins de passer de longues semaines ennuyeuses et dangereuses à visiter chaque ville de la carte, comment pouvez-vous connaître la situation des villes? Si vous prêtez l’oreille, vous pouvez vous faire une bonne idée de la situation de villes même lointaines.

    Il existe deux façons d’obtenir des renseignements sur les villes :

    – Acheter des informations aux personnes louches de la taverne : Les tavernes sont remplies de marchands et de marins qui se rendent régulièrement dans les villes des Antilles. L’un de ces voyageurs vous proposera parfois de vous vendre des informations sur une ville qu’il a récemment visitée. Si vous payez le prix qu’il demande, il vous décrira la situation actuelle de la ville. Les renseignements sont toujours corrects au moment ou vous les achetez, mais ils peuvent devenir rapidement périmés selon les événements.

    – Écouter les ragots de la taverne / Demander des nouvelles aux navires qui passent : Vous ne connaîtrez pas la situation d’une ville de cette façon, mais vous pouvez obtenir des renseignements sur des événements récents: attaques des Indiens, découvertes de mines d’or, etc… qui peuvent avoir une grande influence sur les villes.

    Type de renseignements sur les villes :

    – Attaques des indiens : Ces attaques réduisent le nombre de soldats mais laissent la population et l’économie intactes. C’est le moment d’attaquer les villes concernées.

    – Raids de pirates : Les pirates volent tout l’or qu’ils trouvent. Ces raids nuisent également à l’économie d’une ville. Il n’est pas très intéressant d’attaquer une ville qui a déjà été pillée par un autre pirate.

    – Maladies : Le paludisme et les autres maladies réduisent le nombre de soldats et d’habitants d’une ville. La maladie peut également ralentir ou arrêter la croissance économique de la ville.

    – Mines d’or : Leur découverte cause la croissance brutale de l’économie d’une ville, et augmente considérablement sa richesse disponible (c.-à-d. son or). Les mines découvertes sont généralement petites, il ne s’agit parfois que d’un dépôt alluvionnaire dans une rivière proche, mais à chaque fois, on assiste à un esprit de « ruée vers l’or » dans la ville concernée. Il est intéressant de piller ces villes. De plus, les prix étant élevés, c’est le moment de vendre des marchandises.

    – Nouveau gouverneur : Si un nouveau gouverneur est nommé dans une ville, il n’a pas nécessairement la même attitude envers vous que son prédécesseur. Vous ne connaîtrez pas l’attitude du nouveau gouverneur sans lui rendre visite.

    Choses à faire et voir en ville

    Le gouverneur

    Les villes ayant une population supérieure à 600 habitants ont un gouverneur. Sa résidence, la grande maison sur la colline, est le siège du gouvernement et le centre des nouvelles et des intrigues de la colonie. Rendre visite au gouverneur peut s’avérer utile. Il peut vous dire quels sont les ennemis et les alliés de sa nation. Il peut vous faire des offres spéciales ou vous donner des récompenses. Si vous avez de la chance et suffisamment de prestige, vous rencontrerez peut-être sa nièce, ou même sa fille. Cependant, le gouverneur n’a pas tellement de temps à consacrer à un marin comme vous. Lorsque vous avez rendu visite au gouverneur d’une ville, ne comptez pas pouvoir y retourner de sitôt. Les villes de moins de 600 habitants n’ont pas de gouverneur. La maison située sur la colline est vide.

    Vos relations avec le gouverneur :

    L’attitude d’un gouverneur à votre égard reflète tout d’abord l’attitude « officielle » de sa nation envers vos activités. Cependant, il se souviendra de toute faveur particulière que vous lui avez faite, et surtout, de toute chose désagréable que vous avez pu infliger à sa ville (comme un pillage!). Vous pouvez chercher à gagner la faveur d’un gouverneur en capturant un pirate près de son port et en le lui ramenant pour qu’il le punisse. Par contre, un gouverneur ne sera pas content si vous capturez des navires de son pays dans les eaux avoisinantes et sera particulièrement furieux si vous pillez sa ville. Si un gouverneur vous est hostile, il ordonnera aux soldats de ses forts de tirer sur vos vaisseaux dès leur arrivée. En général, si la nation du gouverneur vous est hostile, les soldats des forts feront feu. Si une nation est méfiante à votre égard, l’attitude personnelle du gouverneur et la taille de votre groupe sont des facteurs cruciaux.

    Parler avec le gouverneur :

    – Situation politique : Le gouverneur peut discuter de la situation politique et militaire avec vous, vous disant quelles nations sont alliées et quelles nations sont en guerre. Ces renseignements sont précieux. Lors de futures visites, il vous récompensera peut-être si vous avez attaqué des navires et des villes ennemis. Cependant, n’oubliez pas que la situation politique est très instable dans les Antilles, c’est le moins que l’on puisse dire. Les nations changent d’alliances très fréquemment. Un pays ennemi un jour peut devenir un ferme allié le jour suivant. N’espérez pas être récompensé si vous avez attaqué le nouvel allié d’un pays, même si c’était un ennemi acharné au moment de l’attaque!

    – Offrir l’amnistie : Par les ragots des tavernes ou les navires qui passent, vous pouvez apprendre qu’une nation offre l’amnistie aux anciens pirates. Si c’est le cas, vous devez aller à la maison du gouverneur pour obtenir l’amnistie. Lorsqu’une une nation offre l’amnistie aux pirates, cela signifie qu’elle est prête à oublier son ancienne hostilité à leur égard. Chaque gouverneur a le pouvoir d’amnistier d’anciens pirates, mais le prix est parfois élevé. L’amnistie ne concerne que les transgressions passées. Si vous achetez l’amnistie et que vous repartez aussitôt attaquer les navires ou les villes de la nation concernée, l’amnistie sera dissoute avant que vous ayez le temps de dire « hissez le pavillon noir », et vous aurez gaspillé votre argent. Lorsque vous voulez une amnistie, faites attention en entrant dans un port hostile! En effet, même si une nation offre l’amnistie, un gouverneur peut se méfier suffisamment de vous pour ouvrir le feu. Une telle situation est particulièrement vraisemblable si votre équipage est important ou si vous avez récemment lancé des attaques dans les environs. Si vous pénétrez en cachette dans une ville, vous aurez davantage de chances de joindre le gouverneur et de le convaincre de vous donner l’amnistie promise par sa nation.

    – Acheter des Lettres de Marque : Aux 16ème et 17ème siècles, les royaumes manquent considérablement de fonds. La construction et l’entretien des vaisseaux de guerre coûte extrêmement cher et peu de navires peuvent quitter les eaux territoriales pour aller patrouiller dans la lointaine mer des Antilles. En temps de guerre, les gouvernements utilisent des navires privés dans leur marine, pour compléter leurs maigres forces. Les Capitaines de ces navires sont appelés corsaires. Ils ne reçoivent pas de salaire, mais par contre, ont le droit de garder une part importante de ce qu’ils capturent. L’autorisation officielle de cette pratique s’appelle une « Lettre de Marque ». Lorsque vous possédez une Lettre de Marque, vos déprédations en haute mer deviennent des actes de guerre et ne sont plus considérées comme de simples actes de piraterie. Vous agissez sous les ordres du roi d’un pays; c’est comme si vous arboriez le drapeau de ce pays. A moins que vous ne vous conduisiez vraiment mal dans les eaux voisines de leurs ports, les gouverneurs de cette nation vous considéreront comme un allié et vous récompenseront pour vos services si vous possédez une Lettre de Marque. Les Lettres de Marque peuvent être chères. Vous perdez votre Lettre si vous attaquez la nation qui vous l’a délivrée ou si vous attaquez les alliés de cette nation. L’achat d’une Lettre de Marque n’est utile que si vous avez l’intention de rester en bons termes avec la nation en question pendant un certain temps!

    – Accomplir une mission spéciale : Un gouverneur peut vous demander d’accomplir une mission spéciale pour lui. Le plus souvent, il s’agit de transmettre un message secret à un espion dans une autre ville, de délivrer un membre de la famille du gouverneur, ou de capturer un pirate notoire qui parcourt la mer des Antilles. Rien de plus facile pour un marin de votre trempe! Si vous refusez la mission, il n’y aura pas de conséquences, si ce n’est que vos relations avec le gouverneur concerné se détérioreront légèrement. Si vous acceptez la mission, le gouverneur attendra avec impatience votre retour victorieux. Si vous revenez sans avoir accompli la mission, le gouverneur perdra foi en vous et confiera la mission à quelqu’un de plus sûr. Par conséquent, si vous voulez accomplir une mission pour un gouverneur, ne revenez pas chez lui avant d’avoir réussi! Lorsque vous accomplissez une mission pour un gouverneur, n’oubliez pas de lui rendre visite peu après. L’attitude du gouverneur à votre égard s’améliorera, et il vous récompensera peut-être de façon plus concrète.

    – Écouter les ragots : Tout le monde connaît tout le monde dans le petit monde des Antilles. Un gouverneur peut posséder des informations vous permettant de retrouver la trace de membres de votre famille disparus depuis longtemps!

    – Rencontrer la fille ou la nièce du gouverneur : Si votre réputation est irréprochable (et que vous avez pris un bain dans les 30 derniers jours), le gouverneur peut vous présenter à sa ravissante fille ou nièce. Les jeunes dames de la cour du gouverneur sont particulièrement bien placées pour surprendre des conversations importantes sur ce qui se passe dans les Antilles. Si une demoiselle s’entiche de votre belle allure et de votre charme, elle peut devenir votre informatrice, et vous livrer tous les secrets que lui confient d’autres admirateurs hauts placés. Lorsque vous rencontrez une de ces jeunes personnes, vous pouvez converser agréablement avec la demoiselle ou la demander en mariage. Si votre demande et votre position sont suffisamment élevées, elle acceptera peut-être. Épouser une demoiselle de bonne famille est un signe de succès (et vaut beaucoup de « Points de Pirate »).

    – Rendre visite à votre épouse/bien-aimée : Si vous avez réussi à gagner la confiance ou même à épouser l’une des dames de la cour, elle vous dira ce qu’elle a appris depuis votre dernière visite chaque fois que vous irez la voir.

    – Obtenir une promotion/des terres : En tant que représentant de la monarchie dans les terres lointaines, le gouverneur a le pouvoir de vous récompenser pour vos actions en faveur de sa nation. Les récompenses prennent la forme de promotions ou de terres. Il est tout à fait possible de commencer sans le sou et de finir riche propriétaire terrien! A la fin du jeu, votre statut social et la quantité de terres que vous possédez sont des facteurs extrêmement importants pour votre performance globale dans Pirates.

    La taverne

    Le métier de navigateur n’est pas particulièrement respecté. Les officiers sont tolérés et le Capitaine d’un navire est un homme important, mais ceux qui forment l’équipage des navires sont méprisés par la société et considérés comme des hommes grossiers et sans éducation, des vauriens dangereux et porteurs de maladies. Ces préjugés ne sont pas sans raison. Si un marin n’a pas vu la terre ferme, un vrai lit, un repas correct et une jolie femme depuis des mois, il y a des chances qu’il fasse du bruit lorsqu’il arrive dans une ville. Le marin qui braille dans les rues, s’engouffre dans les magasins et accoste les dames, est une vraie menace pour une ville. Cependant, en buvant, en mangeant, en jouant, et en achetant à boire aux « petites dames » des tavernes des quais, il fait marcher le commerce. De son côté, le marin peut se détendre dans une taverne. Il apprécie la compagnie d’hommes comme lui, avec lesquels il peut discuter des infinis mystères de la mer, ou simplement raconter des mensonges. Il peut se soûler avec ses camarades. Il peut déclencher une bagarre et casser les meubles sans se faire arrêter, à condition qu’il paie pour les dégâts. Il peut écouter les conseils de marins plus âgés et plus expérimentés que lui. S’il est provisoirement « à terre », il peut chercher du travail. Pour le Capitaine pirate également, la taverne est un endroit extrêmement important. Si la maison du gouverneur vous permet de rencontrer la noblesse, la taverne vous permet de rencontrer d’autres marins, des marchands, et parfois même des pirates. Vous pouvez recruter des hommes pour votre équipage; bavarder sur ce qui se passe dans les Antilles; acheter des cartes des trésors à des personnages louches; et, si vous le désirez, vous pouvez faire les yeux doux aux jolies serveuses.

    Voici la liste des choses que vous pouvez faire dans une taverne:

    – Recruter des marins : Comme mentionné précédemment, les marins au chômage cherchent du travail dans les tavernes. Vous les trouverez assis autour d’une table, dépouillés de leurs boucles d’oreille et autres ornements, buvant de la bière bon marché, et espérant attirer l’attention d’un fameux Capitaine. Si votre réputation est bonne et que les perspectives de butin sont intéressantes, certains de ces hommes voudront peut-être naviguer avec vous. Par contre, si vous avez la réputation d’être un Capitaine inexpérimenté ou malchanceux, et que les perspectives de butin sont minimes, ils chercheront à se faire engager par quelqu’un d’autre. Il existe une règle de base pour le partage du butin: plus vous avez d’hommes, et plus la part de chacun sera petite. Donc, si vous avez déjà un équipage important, vous aurez du mal à trouver d’autres hommes pour naviguer avec vous, à moins que votre réputation ne soit vraiment excellente. Si vous pénétrez en cachette dans une ville, vous ne pouvez par recruter d’hommes. Vous ne voulez pas vous faire remarquer et en payant la tournée à des groupes importants de marins bavards et bruyants, vous trahiriez certainement votre présence.

    – Acheter des cartes des trésors a des personnages louches : De temps en temps, vous rencontrerez de vieux pirates en mal de chance, qui voudront vous vendre une carte de trésor. Acheter une carte de trésor sans la voir est un peu risqué. Vous pouvez obtenir une carte complète sur laquelle le trésor est clairement indiqué, ou un petit fragment de carte représentant une île non identifiable et beaucoup d’eau. Si vous ne pouvez pas déterminer ou se trouve le trésor, ne désespérez pas. Il y a toujours une chance qu’un autre vieux pirate vous vende un autre morceau de la carte.

    – Acheter des informations sur une ville a des voyageurs : Les tavernes sont remplies de marchands, de marins, et d’autres personnes qui parcourent régulièrement la mer des Antilles. L’un de ces hommes pourra vous proposer de vous vendre des informations sur une ville qu’il a récemment visitée. Si vous acceptez son prix, il vous dira quelle est la situation actuelle de la ville. Les nouvelles informations sont immédiatement incluses dans le répertoire des villes qui se trouve dans votre cabine.

    – Les ragots : Si vous achetez à boire au serveur, il vous mettra au courant des derniers ragots: qui est en guerre contre qui, quelles villes ont été pillées par les pirates, ou l’on a découvert de l’or, etc…

    – La serveuse : Les serveuses des tavernes de port sont de jeunes femmes qui ont l’expérience du monde, endurcies, et habituées à repousser les avances indésirables des marins ivres. De temps en temps, l’une d’elles s’entichera d’un jeune Capitaine comme vous. Si c’est le cas, elle sera une alliée très utile (bien qu’un peu chère). Si vous plaisez à une serveuse, elle vous donnera des informations sur ce qui se passe dans les villes lointaines (c.-à-d. la situation des villes). Et très rarement, elle vous donnera un fragment de carte de trésor pirate! C’est donc une bonne idée d’acheter à boire à votre serveuse de temps en temps. Vous ne savez jamais à quoi cela peut aboutir.

    – Autres personnages : Vous pouvez rencontrer d’autres personnes dans une taverne. Les agents secrets fréquentent les bars, ainsi que de redoutables Espagnols, qui savent ou se trouvent des membres de votre famille dont vous avez perdu la trace… Gardez l’œil ouvert et soyez prêt à dégainer votre épée!

    Le commerçant

    Le commerce est le pivot d’une ville coloniale. Les villes des Antilles sont rarement indépendantes économiquement. L’arrivée d’un navire, dont la cale regorge de vivres et peut-être même de marchandises de la lointaine Europe, est attendue avec impatience.

    – Les commerçants et la loi : Avec le relâchement de l’application des lois, et le besoin désespéré de produits, la plupart des marchands anglais, français et hollandais sont prêts à faire du commerce avec les corsaires, les contrebandiers et même les pirates. Ces marchands ne demandent pas d’où viennent les marchandises. Que vous les ayez achetées à un autre commerçant, pillées dans une ville, ou volées sur un navire, cela n’a pas d’importance. Ils sont uniquement intéressés par les marchandises. Les commerçants espagnols, notamment ceux des villes riches, sont parfois plus difficiles. Si vous êtes un pirate connu, ils peuvent refuser de faire du commerce avec vous, même si les marchandises que vous vendez ont été acquises légalement.

    – Force économique : Certains commerçants sont riches, d’autres sont pauvres. Cela dépend souvent de la situation économique et de la population de la ville. Une forte communauté commerçante a beaucoup de marchandises à vendre et beaucoup d’argent pour acheter les vôtres. Les prix sont également plus élevés. Les petites villes pauvres offrent les prix les plus bas, mais les marchands sont eux aussi pauvres et n’ont que de minuscules entrepôts.

    – La fille du commerçant (Gold) : Si vous semblez être un jeune homme de bonne famille, à l’avenir prometteur et avec de l’argent en banque, le commerçant vous présentera peut-être à sa fille. Si vous le souhaitez, vous pouvez la demander en mariage. Si elle accepte de vous épouser, votre nouveau beau-père vous fera une offre spéciale: il vous vendra des marchandises à un prix bien inférieur à celui du marché! Si vous avez choisi d’être un marchand honnête, cela vous permettra de faire beaucoup plus de profit. Sachez, cependant, que votre beau-père s’attend à ce que vous lui vendiez des marchandises au même tarif réduit! Vous ne pouvez pas lui acheter quelque chose à bas prix et essayer de le lui revendre à un prix plus élevé…

    Le constructeur de navires (Gold)

    Au cours de votre carrière, vous aurez souvent besoin des constructeurs de navires des Antilles. La plupart des constructeurs de navires font des affaires avec tous ceux qui entrent au port, mais les constructeurs espagnols sont soumis aux mêmes restrictions que les commerçants espagnols. Ainsi, les constructeurs de navires des grandes villes riches espagnoles peuvent refuser de traiter avec des pirates.

    – Réparation des navires : La piraterie est l’une des plus dangereuses professions imaginables. Vous menez la vie dure à votre navire. Il doit combattre des vaisseaux armés, et est soumis au feu des canons jusqu’à ce que l’un des navires coule ou soit tellement endommagé que la reddition soit nécessaire. Naturellement, tout cela abîme votre navire! Vous pouvez le faire réparer chez le constructeur de navires.

    – Vente de navires : Pendant votre carrière, vous pouvez capturer plus de navires ennemis que vous n’en avez besoin. Le constructeur de navires sera prêt à vous débarrasser de ce surplus. Une telle opération peut s’avérer extrêmement intéressante: un navire marchand en bon état peut valoir jusqu’à 2000 pièces d’or! Vous devez toujours garder au moins un navire; vous ne pouvez pas vendre votre dernier vaisseau au constructeur de navires.

    – Vente de canons : Enfin, vous pouvez vendre des canons dont vous n’avez pas besoin au constructeur de navires. Si vous possédez une barque par exemple, vous avez de la place sur le pont pour seize canons maximum. Si vous en avez davantage, ils sont inutiles et ne font qu’occuper l’espace précieux réservé aux marchandises.

    La banque (divide the plunder)

    A la banque, vous partagez les bénéfices du voyage avec vos officiers et votre équipage. En tant que Capitaine, vous obtenez un pourcentage fixe de la richesse amassée, qui va dans votre grotte aux trésors personnelle. Le reste est divisé entre les membres de l’équipage. Ce n’est pas seulement l’or qui est partagé, mais aussi les navires, les stocks, les marchandises et les canons. Vos hommes se dispersent alors avec leur nouvelle fortune, et vous ne gardez que le navire amiral et sa part de provisions et d’armement. Lorsque vous aurez remis votre navire en état (ce qui prend toujours plusieurs mois), vous devrez reformer complètement votre équipage. La quantité de richesses que reçoit votre équipage lorsque vous partagez le butin, a une influence importante sur votre réputation de Capitaine. Si le butin est trop minime, vous risquez d’avoir des difficultés à recruter des hommes dans l’avenir. Par contre, si vos hommes sont satisfaits du partage, ils répandront la nouvelle, et vous trouverez facilement des marins voulant travailler pour vous.

    Après avoir partagé le trésor, vous disposez de plusieurs options, en fonction de votre âge et de votre santé:

    – Préparer une nouvelle expédition : Si votre âge et votre santé le permettent, vous pouvez préparer une nouvelle expédition. D’ici quelques mois, vous parcourrez à nouveau la mer des Antilles.

    – Passer a un niveau de difficulté supérieur : Si vous préparez une nouvelle expédition et que vous jouez a un niveau autre que « fier-à-bras », vous aurez la possibilité de choisir un niveau de difficulté supérieur. Si vous réussissez facilement au niveau ou vous êtes, cela vaut peut-être le coup d’essayer. En effet, bien que le jeu soit plus dur, vous obtenez plus de récompenses et plus de Points de Pirate si vous jouez à un niveau supérieur.

    – Prendre sa retraite : Choisissez cette option lorsque vous souhaitez terminer votre partie de Pirates. Vous apprendrez quel est votre rang et votre score final, puis vous verrez une description de votre vie future. Si vous êtes satisfait de cette fin, le jeu est terminé. Sinon, vous avez la possibilité de continuer votre vie de pirate.

    Visite de la cabine du capitaine

    Vous pouvez aller à la cabine du Capitaine lorsque vous êtes en ville pour vérifier votre équipage et votre chargement, consulter le journal de bord de votre navire et votre carte des Caraïbes, examiner vos cartes des trésors, voir votre statut personnel, vous entraîner à l’escrime et sauvegarder la partie.

    – Sauvegarder partie en cours : Cela vous permet de sauvegarder la partie que vous êtes en train de jouer.

    – Quitter la ville

    Lorsque vous avez terminé vos activités en ville, vous repartez. Si vous êtes arrivé par mer, vous rejoignez votre navire, qui se trouve à proximité du port. Si vous êtes arrivé par route, votre groupe se retrouvera juste derrière les portes de la ville.

    La cabine du capitaine

    La cabine du Capitaine renferme des renseignements sur vos navires, votre chargement, votre équipage et votre statut personnel. De plus, c’est dans la cabine du Capitaine que vous pouvez sauvegarder une partie, quitter le jeu, et accomplir d’autres actions importantes.

    Aux 16ème et 17ème siècles, le Capitaine d’un navire est responsable du succès de son voyage tout autant que de la vie, du bien-être et de la richesse de son équipage. Il est à la fois juge, père, directeur général, diplomate, amiral et roi. Il passe autant de temps à tenir les comptes qu’à naviguer véritablement. En tant que Capitaine pirate, vous aussi devez faire face à ces défis. Vous devez diriger votre navire, en évitant les écueils, bravant les tempêtes et affrontant les ennemis. Mais vous devez également contenter votre équipage, approvisionner votre navire et maintenir un solde créditeur. Enfin, vous devez tirer parti des renseignements appris lors de vos incursions dans les villes et progresser dans votre carrière personnelle.

    La cabine du Capitaine est le centre des informations sur vous et le monde qui vous entoure. Vous y passerez une grande partie de votre temps.

    – Entrer dans la cabine : Vous pouvez entrer dans la cabine du Capitaine lorsque vous êtes en mer, à terre, ou dans une ville.

    – Sortir de la cabine : Lorsque vous sortez de la cabine, vous retournez à l’endroit ou vous étiez avant d’entrer.

    – Répertoire des villes : Lorsque vous cliquez sur une ville, le nom de la ville apparaît, ainsi que son statut (s’il est connu). Lorsque vous cliquez sur une ville dans le répertoire, son nom et son statut apparaissent. Vous pouvez donc utiliser cette option pour trouver le nom d’une ville près de laquelle vous naviguez, ou trouver l’emplacement d’une ville connue. L’écran de statut d’une ville indique tout ce que vous savez à propos d’une ville. La liste n’est pas toujours complète (des événements récents peuvent avoir rendu vos renseignements périmés), mais vous pouvez la mettre à jour en allant dans une ville ou en achetant des renseignements sur des villes lointaines aux voyageurs que vous rencontrez dans les tavernes.

    – Carte des caraïbes (Gold) : Cette option possède deux fonctions complémentaires. A gauche, vous avez une carte complète des Caraïbes, sur laquelle votre position est indiquée, ainsi que toutes les villes du jeu. A droite, vous avez le « Répertoire des villes », qui vous donne la liste de toutes les villes par ordre alphabétique. La carte comme la liste vous permettent d’accéder au statut des villes connues.

    – L’astrolabe (classique) : Permet d’obtenir votre position par rapport au soleil. Suivez la trajectoire du soleil dans le ciel à l’aide de l’astrolabe. Quand le soleil atteint le zénith (à midi), orienter l’astrolabe sur lui. Montez ou abaissez la lunette jusqu’à ce qu’elle touche le bas du soleil. Puis, lisez la latitude, exprimée en degrés au nord de l’équateur). Cette technique est difficile quand le temps est nuageux.

    . Calcul de la longitude : La longitude (position est/ouest) ne peut être trouvée qu’en évaluant les remous de sillage. Si vous débutez, vous ne ferez qu’une estimation. Sinon, vous le calculerez d’après la rapidité dont vous naviguez d’est en ouest.

    . Tableaux météorologiques : La Mer des Caraïbes est un océan chaud. L’eau entourant les îles reste à 77° Fahrenheit. Cette température constante entretient un climat agréable sur les terres alentours bien que le temps et l’évaporation provoquent des variations notables. La période de mauvais temps survient en été et en automne, de juin à novembre, et provoquent des ouragans. Quelle que soit la saison, les vents viennent de l’est. Des variations temporaires et locales se produisent parfois.

    . Canaux et passages : Le voyage classique dans les Caraïbes consistait à entrer par les Îles Caraïbes, à faire escale dans des ports le long de l’Océan Espagnol (littoral de la Terra Firma) et virer au nord dans le Canal de Yucatan puis au nord-est dans le canal de Floride en direction du nord pour bénéficier des vents d’ouest existant dans l’Atlantique Nord pour faciliter le voyage de retour en Europe. Le canal de Floride était le point le plus dangereux. Les capitaines imprudents pouvaient être entraînés vers la côte de la Floride ou virer de bord soudainement et se perdre dans les hauts-fonds traîtres des Bahamas.

    – S’entraîner a l’escrime (Gold) : Vous êtes un féroce pirate et passez une grande partie de votre temps à mener vos hommes au combat contre de redoutables Espagnols, de courageux Capitaines de la Garde, de terribles chasseurs de pirates, etc. Pour cela, il est important de savoir se servir d’une épée. Lorsque vous vous entraînez à l’escrime, vous passez une semaine complète à affronter les meilleurs hommes de votre équipage, des tueurs rusés et audacieux qui vous apprendront les ficelles du métier. Pendant la bataille, si vous perdez ou battez en retraite, il ne se passera rien. Par contre, si vous gagnez, votre adresse au maniement de l’épée peut s’améliorer. Plus vous vous entraînez et plus vous avez de chances de vous améliorer. (Remarque: aux niveaux de difficulté supérieurs, cela peut prendre énormément de temps.)

    – Cartes des trésors : C’est là que vous conservez toutes les cartes et fragments de cartes que vous possédez. Si vous avez un fragment de carte et que vous obtenez ensuite un autre morceau, ce dernier sera automatiquement ajouté à la carte appropriée. Lorsque vous avez trouvé le trésor d’une carte, la carte est retirée.

    – Grotte aux trésors : Utilisez cette option si vous voulez visiter votre grotte secrète. Vous obtenez une représentation visuelle de vos richesses, dont la liste se trouve également sur l’écran « Statut Personnel ».

    – Le journal de bord : Le Journal de Bord contient des informations importantes sur vos navires, vos hommes et votre statut personnel. Il est divisé selon les sections suivantes:

    . Journal de bord du navire : Ce journal renferme l’histoire détaillée des activités de votre navire: ou vous êtes allé, ou vous vous êtes battu, etc. De plus, il donne la liste de toutes les rumeurs et de tous les ragots que vous avez entendus.

    . Statut du groupe : L’écran Statut du Groupe donne des détails sur votre équipage, votre chargement, et vos canons.

    . Statut personnel : Cet écran vous indique votre performance: âge, santé, fortune personnelle, situation de famille, réputation et niveau de difficulté. Il vous apprend également quelle est votre relation avec chacune des nations.

    Age et santé : Votre âge et votre santé déterminent combien de temps vous allez pouvoir rester pirate. En vieillissant, vos réflexes diminuent, ce qui rend les duels plus dangereux. Vous aurez du mal à mener vos hommes au combat contre l’ennemi. Si vous êtes blessé, cela ne fait qu’empirer les choses. Chaque blessure a une conséquence néfaste sur votre santé. De plus, en vieillissant, vous aurez de plus en plus de difficultés à trouver des hommes voulant naviguer avec vous. Les marins préfèrent être recrutés par des Capitaines plus jeunes et plus actifs. Finalement, vous ne parviendrez plus à recruter personne et vous serez forcé de prendre votre retraite, que cela vous plaise ou non. Si vous possédez le talent spécial de « médecine », l’âge et les blessures auront moins d’effet sur vous, ce qui peut retarder le moment de la retraite.

    Richesse personnelle et terres : Votre richesse personnelle et la quantité de terres que vous possédez sont des indicateurs importants de votre réussite dans Pirates. Vous obtenez une fortune personnelle lorsque vous partagez le butin à la fin d’un voyage et prenez votre part. Avant cela, tout l’argent se trouvant en votre possession appartient en fait au navire. Votre richesse personnelle n’augmente pas seulement votre score à la fin du jeu, elle détermine également le comportement des autres à votre égard. Dans la majorité des cas, plus vous êtes riche et meilleure est votre réputation. La possession de terres a une conséquence similaire sur votre statut. Plus vous possédez de terres et mieux c’est. Vous recevez des terres en récompense lorsqu’un gouverneur est content de vous.

    Situation de famille : Cela vous indique si vous êtes marié.

    Réputation : Votre réputation détermine votre impact sur le monde des Antilles. Lorsque vous obtenez des richesses et des terres, et lorsque vous accomplissez des exploits audacieux, votre réputation s’améliore. Meilleure est votre réputation, et mieux c’est. Vous êtes reconnu lorsque vous arpentez les rues, et les gros navires marchands préfèrent abaisser leur drapeau lorsque vous approchez, plutôt que de devoir combattre contre vous. Cependant, votre réputation croissante a un prix. Vous aurez plus de difficultés à vous introduire subrepticement en ville si vous êtes très connu. Plus vous êtes célèbre et plus vous risquez d’attirer l’attention des chasseurs de pirates! Dans Pirates, votre réputation se mesure de la façon suivante: lâche (la plus basse), prometteur, bien connu, célèbre, notoire et infâme (la plus élevée).

    Niveau de difficulté : Vous pouvez changer le niveau de difficulté pendant le jeu, après avoir partagé le butin.

    Position politique : Cela indique vos relations actuelles avec chacune des nations du jeu. Votre position politique détermine les réactions des navires, gouverneurs, commerçants et chasseurs de pirates des autres nations. Votre position politique initiale dépend de votre nationalité, mais vos actions peuvent souvent changer cela. Par exemple, si une nation est hostile ou méfiante à votre égard, vous pouvez acheter « l’Amnistie des Pirates » pour qu’elle change d’opinion et devienne neutre.

    – Hostile : La nation est en guerre contre vous. Les navires de guerre de cette nation vous attaquent des qu’ils vous voient; les chasseurs de pirates essaient de vous capturer; vous êtes souvent attaqué lorsque vous entrez dans une ville; les gouverneurs et les commerçants refusent probablement de vous parler.

    – Méfiante : La nation n’a pas confiance en vous. Ses navires de guerre peuvent vous attaquer et envoyer de temps en temps un chasseur de pirates à votre poursuite. Vous pouvez vous faire tirer dessus lorsque vous entrez dans un port. Les gouverneurs et les commerçants peuvent refuser d’avoir affaire à vous, suivant les circonstances (vos relations personnelles avec le gouverneur, la force militaire, le statut économique, etc).

    – Neutre : La nation n’a pas d’opinion à votre égard. Les navires de guerre et les chasseurs de pirates vous laisseront probablement tranquille; vous devriez pouvoir entrer dans un port sans vous faire tirer dessus; les gouverneurs et les commerçants accepteront presque toujours de traiter avec vous.

    – Lettre de Marque : Vous êtes un membre semi-officiel de la marine de cette nation. En tant que tel, vous ne devriez pas avoir de problèmes avec les navires et les villes de cette nation. (Remarque: vous pouvez perdre votre Lettre de Marque si vous accomplissez des actions hostiles envers cette nation.)

    – Gradé : Si un gouverneur vous a accordé un grade militaire, la nation sera amicale envers vous. A condition, bien sûr, que vous n’attaquiez pas ses navires ou ses villes. Si vous le faites, vous conserverez votre grade, mais la nation vous traitera comme un ennemi et ne vous accordera pas de promotion supérieure tant que vous ne serez pas en paix (c.-à-d. tant que vous n’aurez pas acheté l’Amnistie des Pirates). Par ordre croissant, les grades sont: Porte-étendard, Capitaine, Major, Colonel et finalement, Amiral. Après le grade d’Amiral, on passe aux titres de noblesse.

    – Titre de noblesse : Lorsque vous avez atteint le grade d’amiral, un gouverneur peut utiliser son influence à la Cour du Roi pour vous faire obtenir un titre de noblesse. Si vous recevez un tel titre, la nation vous traitera comme un allié, à moins que vous ne la trahissiez. Comme pour les grades militaires ci-dessus, vous pouvez acheter le pardon en tirant profit d’une offre d’amnistie. Par ordre croissant, les titres de noblesse sont: Baron, Comte, Marquis et Duc.

    Statut des navires : Cet écran affiche le statut de tous les navires de votre flotte.

    Statut des otages : Cet écran affiche la liste des otages ou prisonniers que vous détenez.

    Naviguer sur la mer des Antilles

    La mer des Antilles est vaste, chaude et agréable. Ses courants réguliers abritent des îles tropicales idylliques et des rivages luxuriants. S’étendant sur plus de 4800 kilomètres, elle relie les ports du continent américain, les villes des îles, et les points d’ancrage cachés. Mais la mer des Antilles renferme aussi des dangers. A proximité du littoral, des récifs attendent le voyageur qui ne se méfie pas. En automne (la saison des ouragans), de terribles tempêtes font rage, faisant dévier les navires de leur trajectoire ou les dirigeant droit sur les rochers impitoyables. Et il ne faut pas non plus oublier la menace que représente l’Homme. Dans les Caraïbes, la guerre latente est un état permanent, et les riches voies navigables de la mer des Antilles abritent les pires pirates que l’on ait jamais vus. Sous sa beauté placide, la mer des Antilles dissimule les carcasses de milliers de navires.

    – Quitter une ville : Vous commencez le jeu dans un port. Votre navire est amarré au quai. Lorsque vous décidez de quitter la ville, vous embarquez et mettez le cap sur la mer. La scène change et représente votre navire juste au large de la ville. C’est la même chose chaque fois que vous quittez une ville dans laquelle vous êtes arrivé par mer. (Si vous êtes arrivé par route, vous repartirez également par route.)

    – Quitter la terre : Lorsque vous jetez l’ancre et que votre groupe débarque, votre navire reste là ou vous l’avez laissé. Quand vous voulez repartir, vous devez conduire vos hommes jusqu’au navire. Lorsque vos hommes sont à bord, votre navire repart vers le large.

    – Votre flotte : A mesure que le jeu progresse, vous pouvez capturer des navires et les ajouter à votre flotte. Chaque navire a besoin d’un équipage de huit hommes minimum. Si vous n’avez pas assez d’hommes, vous devrez abandonner un ou plusieurs navires. Lorsque vous avez plusieurs navires sous votre commandement, ils se déplacent tous avec les mêmes caractéristiques de navigation que le plus grand navire de la flotte. C’est le seul navire qui apparaît sur la carte. Pour vérifier l’état de tous vos navires, allez à l’écran Statut des Navires en passant par votre cabine.

    – Navigation : Dans Pirates, il est facile de naviguer. Vous pouvez faire tourner votre navire et vous pouvez hisser ou abaisser les voiles. La difficulté consiste à éviter les écueils, à savoir maîtriser les vents des Caraïbes, et à tirer le meilleur parti possible des qualités de votre navire.

    – Hisser et abaisser les voiles : Normalement, vous naviguez avec toutes les voiles déployées, car c’est ainsi que votre navire est le plus rapide. Cependant, lorsque vous manœuvrez dans des passages étroits ou essayez d’éviter des écueils, il peut être préférable d’abaisser les voiles pour avancer plus lentement. N’oubliez pas de les hisser à nouveau lorsque vous atteignez une zone dégagée, sinon votre voyage durera éternellement!

    – Le vent : La vitesse d’un navire dépend de l’orientation des voiles par rapport au vent. Si vous avancez directement contre le vent, vous irez toujours lentement. Si vous naviguez avec le vent venant diagonalement de l’arrière, vous irez généralement le plus vite. Chaque type de navire à son propre « point de navigation » optimal (la position du vent permettant au navire d’atteindre sa vitesse maximale). Avec les vents changeants et les tempêtes périodiques, la navigation nécessite beaucoup de jugement et de technique. Si vous possédez une flotte composée de nombreux navires, la flotte entière navigue à la vitesse du navire le plus grand.

    – Le temps : Les nuages se déplaçant au-dessus de votre tête vous indiquent la direction et la vitesse du vent, qui peuvent varier considérablement d’un jour à l’autre, ou même d’une heure à l’autre. De plus, les nuages (notamment les nuages noirs) peuvent annoncer la tempête. Les tempêtes vous fournissent des vents forts et rapides si vous êtes à proximité, mais votre navire peut se retrouver pris au piège si vous naviguez trop près. Les effets des conditions météorologiques deviennent plus prononcés aux niveaux de difficulté supérieurs. Un Capitaine Apprenti peut naviguer sous n’importe quel nuage en toute impunité, tandis qu’un Fier-à-bras risque de dévier loin de sa trajectoire avant de pouvoir reprendre le contrôle de son navire. L’un des plus grands dangers que présentent les nuages et le temps en général, est que le vent risque de vous pousser vers les écueils.

    – Écueils : Les écueils sont les rochers et les récifs que l’on trouve dans toute la mer des Antilles. Si vous dirigez votre navire sur des écueils, il réussira peut-être à passer, mais il pourra aussi sombrer. Le risque de sombrer lorsque vous passez sur un écueil dépend de deux facteurs: la taille de vos navires et le niveau de difficulté auquel vous jouez. Les grands navires (galions, frégates et navires marchands) peuvent sombrer sur les écueils les plus inoffensifs, tandis que les embarcations plus petites (chaloupes et sloops) peuvent passer en toute sécurité sur la plupart des écueils. Les risques encourus par les navires de taille moyenne (cargos et barques) sont entre les deux. Le niveau de difficulté auquel vous jouez détermine le danger global présenté par les récifs. Aux niveaux plus faciles, vous risquez moins de vous écraser. Aux niveaux plus difficiles, les risques sont multipliés.

    – Sombrer : Si vous avez plus d’un navire dans votre flotte et que l’un d’entre eux sombre, les hommes, marchandises, canons et trésors se trouvant à bord de ce navire seront perdus. Vous transférez le drapeau à un autre navire et gagnez en expérience (mais pas en richesse!). Si votre dernier navire coule, c’est plus embêtant. Vous perdez tout votre équipage, vos marchandises, vos canons et vos trésors, et échouez sur une île déserte, ou vous passerez des mois dans l’anxiété à attendre d’être sauvé.

    – Navire en vue : Pendant vos voyages, vous rencontrez souvent d’autres navires sur la mer des Antilles. Vous avez la possibilité de fuir ou de vous approcher du navire. En tant que membre à part entière de la Confrérie de la Mer, à la recherche de la fortune et de la renommée, combattant héroïquement les ennemis de votre Roi et de votre pays, vous serez souvent tenté de vous rapprocher, pour voir s’il s’agit d’un navire marchand aux cales pleines ou d’un vaisseau de guerre bien armé.

    – Port en vue : Pour entrer dans un port, dirigez votre navire vers la ville. En approchant, vous verrez le drapeau de la ville et le niveau de fortifications qu’elle possède. Vous aurez les options suivantes: « Entrer dans le port », « Attaquer la ville », « Vous faufiler dans la ville », et « Quitter la ville ».

    – Entrer dans le port : Vos navires se dirigent pacifiquement jusqu’aux quais. Si la ville est gardée par un fort, et que la nation est hostile, vos navires risquent de se faire tirer dessus. Si la nation est méfiante à votre égard, les soldats du fort tireront rarement, à moins que le gouverneur ne vous aime pas pour des raisons personnelles. Les tirs du fort vous feront généralement faire demi-tour. Parfois, aux niveaux de difficulté supérieurs, l’un de vos navires peut être coulé par le feu des canons.

    – Attaquer la ville : Lorsque vous attaquez une ville par la mer, vous commencez une bataille navale contre les fortifications de la ville.

    – Vous faufiler dans la ville : Cela signifie que vous cachez vos navires dans une crique proche et pénétrez dans les ruelles de la ville en cachette la nuit, avec quelques hommes de confiance. Si vous craignez le feu des forts de la ville, c’est un excellent moyen de pénétrer dans la ville pour faire discrètement des affaires. Cependant, si vous êtes trop « célèbre », vous risquez d’être reconnu et de vous faire attaquer. Si cela se produit, vous devrez lutter pour sortir de la ville, sinon vous serez capturé et emprisonné. Lorsque vous vous introduisez subrepticement dans une ville, votre identité doit rester secrète et vous ne pouvez donc pas recruter d’hommes dans une taverne. De plus, le butin accumulé pendant le voyage reste à bord du navire, et vous ne pouvez donc pas le partager.

    – Jeter l’ancre : Pour jeter l’ancre sur la côte, mais en dehors d’un port (par exemple, pour chercher un trésor enseveli ou vous rendre dans une ville de l’intérieur), il suffit de diriger votre navire vers le littoral, à l’endroit ou vous voulez mouiller. Lorsqu’il touche la côte, le navire arrête d’avancer et un groupe d’hommes apparaît alors sur la terre ferme, près du navire.

    Rencontres de navires

    Que vous préfériez l’appellation de « pirate », ou celle plus distinguée de « corsaire », votre vie consiste à attaquer et à capturer des navires. De cette façon, vous portez atteinte aux ennemis de votre roi et remplissez les poches de votre équipage.

    – Navire à l’horizon : Vous voyez en premier les voiles et le mât d’un navire ennemi se profiler à l’horizon. Si vous continuez votre voyage, vous êtes certain d’éviter la rencontre. Si vous voulez voir le navire de plus près, vous devez vous rapprocher. Une fois que vous vous êtes rapproché, vous avez beaucoup moins de chances d’éviter un adversaire dangereux.

    – Navire en vue : Si vous fuyez maintenant, vous parviendrez généralement à éviter le contact, mais pas toujours. Vous pouvez vous rapprocher davantage, afin de distinguer la nationalité du navire.

    – Pavillon en vue : Lorsque l’autre navire a hissé son pavillon, vous pouvez essayer de vous éloigner pacifiquement, vous approcher pour demander des nouvelles, ou attaquer. Si c’est un navire marchand, il y a de grandes chances qu’il vous laisse vous éloigner ou venir aux nouvelles. Par contre, si c’est un navire pirate ou un chasseur de pirates, il risque de vous reconnaître et de vous attaquer, quel que soit votre choix.

    – Sélection de votre navire amiral : Si une bataille a lieu, et que vous avez plusieurs navires dans votre flotte, vous pouvez sélectionner votre navire amiral. Le navire choisi combattra. Choisissez bien, car cela peut déterminer l’issue de la bataille.

    – Hommes et canons disponibles : Le nombre d’hommes disponibles correspond au nombre maximum d’hommes disponibles pour combattre sur le navire amiral après avoir déduit huit hommes pour chaque autre navire de votre flotte. Le nombre de canons affiché est le nombre total de canons disponibles. Si votre navire amiral est petit, vous constaterez que le nombre d’hommes et de canons est limité à la capacité du navire. De plus, il faut quatre hommes pour utiliser chaque canon. Si votre équipage est trop réduit, vous devrez peut-être combattre avec moins de canons que le maximum disponible.

    Bataille navale

    Lorsqu’une rencontre aboutit à un combat, la scène change pour représenter un duel entre deux navires.

    – Manœuvres : Les manœuvres de combat sont similaires à celles de navigation. Vous pouvez tourner à gauche, tourner à droite, ou garder le même cap.

    – Changement de voiles : Vous pouvez soit déferler toutes les voiles pour adopter une vitesse maximale pendant le combat, soit abaisser les voiles et utiliser les « voiles de combat », pour réduire la vitesse et les risques d’avaries. Vous commencez la bataille avec les voiles de combat. Il faut du temps pour changer les voiles; pendant que vos hommes le font, ils ne peuvent pas recharger les canons du navire.

    – Lâcher une bordée : Vos canons sont montés sur les côtés bâbord et tribord (gauche et droit) du navire. Donc, pour viser, vous devez orienter votre navire de façon à ce qu’un de ses flancs soit face à l’ennemi. Lorsque vous utilisez vos canons, vos hommes font automatiquement feu à partir du flanc du navire le plus proche de l’ennemi. L’effet des tirs de canon dépend du nombre de canons utilisés et de la taille du navire touché. Par exemple, une bordée d’un navire équipé de 20 canons aura peu d’effet sur un galion, mais détruira probablement une chaloupe. Après une bordée, les hommes doivent recharger aussi vite que possible. La vitesse de rechargement dépend du moral de votre équipage. Si vos hommes sont heureux, le chargement se fera plus vite que s’ils sont démoralisés. La rapidité de l’ennemi à recharger ses canons dépend de la qualité de son équipage (les vaisseaux de guerre, les chasseurs de pirates et les bateaux pirates disposent d’un meilleur équipage que les navires marchands et les cargos). Le rechargement des canons est provisoirement interrompu lorsque vous changez les voiles, car vos hommes doivent abandonner leurs canons pour s’occuper du changement de voiles.

    – Dégâts : Lorsqu’un navire est touché par une bordée, les hommes du navire sont blessés et les canons peuvent être détruits. Plus la bordée est forte (et proche), et plus vous perdrez d’hommes et de canons. De plus, les tirs particulièrement puissants causent des dégâts structurels au navire. Chaque niveau de dégât structurel ralentit le navire et l’amène plus près du naufrage. Les niveaux de dégâts sont: « Voile abîmée », « Perdu un mât », « Coque abîmée », « Fuite dans la cale », et « Navire coule ». Lorsqu’un nouveau dégât structurel s’ajoute à un navire en train de couler, il coule pour de bon.

    – Se retirer de la bataille : Pour vous retirer de la bataille, éloignez-vous de l’ennemi. Lorsque la distance entre les navires est suffisante, la bataille se termine. Si vous vous retirez de la bataille quand le navire ennemi est intact, vous risquez de vous faire poursuivre et de perdre un navire. Cependant, cela peut uniquement se produire si vous avez au moins deux navires. De plus, dans un long combat, la tombée de la nuit peut mettre fin à la bataille. Vous ne perdez jamais de navires lorsque la fin de la bataille est due à la tombée de la nuit.

    – Terre et écueils : Si vous combattez près du rivage, vous serez confronté au danger supplémentaire de la proximité de la terre et des écueils. Si un navire se dirige sur des écueils, il risque d’être endommagé. De plus, il peut rester pris dans les rochers pendant un certain temps, en attendant que l’équipage réussisse à le sortir de là, en reculant ou en utilisant des canots pour le tirer. Pendant ce temps-là, l’autre navire peut mitrailler le vaisseau immobile en toute impunité. Les bas-fonds posent plus ou moins le même problème. Les navires risquent moins d’être endommagés s’ils s’échouent sur un bas-fond, mais ils peuvent être immobilisés. Vous constaterez que les navires plus petits risquent moins de s’échouer ou d’être endommagés que les plus grands vaisseaux. Les petites embarcations peuvent tirer parti de cet avantage pour échapper aux plus grandes. Il faut une volonté de fer pour envoyer une frégate de grande valeur dans les bas-fonds à la poursuite d’une chaloupe beaucoup plus agile…

    – Reddition : Si vous avez mitraillé sans merci le navire ennemi, et que vous avez la réputation d’être un pirate audacieux et invincible, le Capitaine ennemi peut décider de se rendre lorsque vous vous approchez de son navire. Cela dépend des dégâts qu’il a subis, de la taille relative de l’équipage des deux navires, et du niveau de difficulté.

    – Abordage : Si vous dirigez votre navire vers le vaisseau ennemi, vos hommes sauteront à bord du vaisseau ennemi et essaieront de le prendre d’assaut. Vous devez diriger vos hommes pendant le combat.

    – Captures : Lorsque vous gagnez une bataille navale, vous pouvez ajouter le navire ennemi à votre flotte (et y affecter un équipage de huit marins), ou vous pouvez vous contenter de prendre le chargement, puis brûler ou couler le navire. Après la bataille, vous recevrez un rapport sur l’armement et la capacité du navire ennemi, ainsi que sur l’espace disponible dans les cales de vos navires. En général, il est utile de prendre le navire ennemi, car vous pouvez le vendre dans un port allié. Cependant, si le navire capturé n’avance pas vite, il ralentira votre flotte entière (les galions et les navires très endommagés sont particulièrement lents). De plus, chaque navire capturé a besoin d’un équipage de huit marins, ce qui signifie que huit hommes de moins seront disponibles dans les batailles futures.

    – Butin : Que vous capturiez le navire ou que vous le couliez, vous devez choisir les marchandises que vous voulez prendre et celles que vous voulez laisser (jeter par-dessus bord). Vous prenez systématiquement tout l’or. Par rapport à sa valeur, l’or ne pèse pratiquement rien et ne prend donc pas la place réservée aux marchandises. Pour transférer des marchandises à votre navire, ou les jeter par-dessus bord, vous agissez comme pour faire du commerce avec les marchands.

    Attaquer une ville depuis la mer

    Si vous arrivez dans un port et sélectionnez « Attaquer ville », vous commencerez l’attaque de la ville. Pour attaquer, votre navire amiral doit naviguer jusqu’au fort qui garde la ville, et toucher terre aussi près que possible du fort. Si vous êtes suffisamment proche, vos hommes sauteront à terre et prendront le fort d’assaut, ce qui aboutira à une bataille sur les remparts. Si vous êtes trop loin, les hommes refuseront d’avancer et l’assaut se terminera par un échec. Vous pouvez tirer sur le fort pendant que vous vous approchez. En lâchant des bordées, vous réduirez les tirs venant du fort ainsi que le nombre d’hommes à affronter lorsque vous prendrez le fort d’assaut.

    – Écueils : Lorsque vous prenez un fort d’assaut, les écueils risquent de bloquer votre approche. Si vous vous dirigez sur un écueil, vous risquez de vous échouer et/ou d’endommager votre navire.

    – Défaite : Si vous êtes en train de perdre la bataille, vous pouvez y mettre fin en vous éloignant en bateau pour sortir de l’écran, hors de portée du fort. Vous retournerez alors à l’écran de navigation. Si votre navire est coulé, vous serez capturé et jeté en prison, jusqu’à ce que vos hommes arrangent un échange de prisonniers.

    – L’assaut : Si vous réussissez à atteindre le fort intact, vous mènerez vos hommes au combat contre le commandant du fort.

    – Retraite et reddition : Si vous êtes en train de perdre la bataille contre le commandant du fort, vous pouvez battre en retraite. Vous vous retrouverez en dehors de la ville, avec une réputation un peu moins bonne qu’à votre arrivée. Si vous vous rendez, vous irez en prison.

    – Victoire : Si vous battez le commandant, la ville est à votre merci. Vos hommes commencent par rassembler les richesses de la ville. La quantité trouvée dépend de la durée de l’attaque. En effet, plus la bataille est longue, et plus les habitants ont le temps de cacher leur or. Si le Train d’Argent ou la Flotte au Trésor se trouvent dans la ville au moment ou vous la prenez, vous pouvez vous en emparer. Ils valent une quantité considérable d’argent. Après avoir chargé l’or, vous pouvez piller autant de marchandises et de canons que les cales de votre navire peuvent en transporter. Évidemment, il est astucieux d’avoir une flotte importante lorsque vous prenez une ville riche! Si votre force d’occupation est importante, le gouverneur peut être suffisamment inquiet pour quitter la ville, et vous la laisser. Vous pouvez alors y installer un gouverneur de votre choix et changer la nationalité de la ville selon vos préférences. Ce service exceptionnel vous attirera probablement la gratitude du roi concerné…

    A terre

    Bien que vous soyez un écumeur des mers, il vous arrivera de voyager sur la terre ferme pour différentes raisons: chercher un trésor enseveli, délivrer des membres de votre famille détenus dans des conditions ignobles par de redoutables Espagnols, atteindre des villes de l’intérieur, et attaquer des villes que vous n’osez pas attaquer par mer.

    – Embarquer / Débarquer : Pour quitter votre navire, dirigez-le vers la côte. Votre équipage entier débarquera et apparaîtra à côté du navire. Lorsque vous voulez retourner à bord, dirigez votre groupe vers le navire.

    – Se déplacer sur la terre ferme : Lorsque vous êtes sur la terre ferme, vous pouvez déplacer votre groupe dans toutes les directions, à l’exception de la mer. Bien sûr, vous vous déplacez le plus souvent au milieu de la jungle, des marécages et des montagnes, sans chemins tracés, ce qui rend vos voyages extrêmement lents. Lorsque vous vous déplacez par voie terrestre, vos hommes ne peuvent transporter que le maximum pouvant être contenu dans votre cale. Comme vos hommes avancent lentement, ne vous engagez pas à parcourir de longues distances si vous n’avez pas beaucoup de vivres. Avoir faim peut être très désagréable, et nuit également au moral des troupes.

    – Recherche de trésor enseveli : Lorsque votre groupe arrive à l’endroit ou vous pensez qu’un trésor est enseveli, utilisez la commande « Chercher ». Si vous êtes au bon endroit, vous trouverez le trésor, sinon, vous ne trouverez rien.

    – Pénétrer dans une ville : Pour pénétrer dans une ville, vous devez placer votre groupe sur la ville. Lorsque vous arrivez dans une ville par route, les options sont similaires à l’arrivée par mer.

    – Marcher dans la ville : Vous arrivez ouvertement et pacifiquement dans la ville avec vos hommes. Si votre groupe est important, et que la ville se méfie de vous, cela peut donner lieu à une bataille.

    – Attaquer la ville : Vous menez vos hommes au combat contre les défenseurs de la ville. Cela peut causer une bataille terrestre, à moins que les défenseurs ne refusent de venir se battre. Si c’est le cas, vos hommes prendront la ville d’assaut et vous vous battrez en duel contre le chef des défenseurs.

    – Vous faufiler dans la ville : Vous laissez la majeure partie de vos hommes à l’extérieur de la ville et vous introduisez subrepticement par-dessus les remparts la nuit, avec quelques hommes de confiance. Les risques et restrictions sont les mêmes que lorsque vous vous faufilez dans la ville par mer.

    – Quitter la ville : Si vous souhaitez quitter la ville, cette option vous place juste derrière les portes de la ville.

    Batailles terrestres

    Les pirates ne sont pas fous. Ils savent que les trésors transportés dans les galions espagnols viennent des villes espagnoles. Pour trouver des richesses, il semble logique de se diriger vers les villes. Elles sont certainement plus faciles à trouver que les navires, et beaucoup plus stables. Par contre, les navires ne sont pas protégés par des remparts, des fantassins et des cavaliers. Prendre une ville bien défendue n’est pas une partie de plaisir. Lorsque votre groupe se déplace par voie de terre et attaque une ville, les défenseurs de la ville peuvent former une petite armée, et venir à votre rencontre pour engager le combat. Le contrôle de vos hommes dans une bataille terrestre est différent de toutes les autres activités de Pirates. Se battre avec des piques et des mousquets est totalement différent des autres types de combat.

    – Donner des ordres : Dans une bataille terrestre, vos hommes sont divisés en deux ou trois groupes. Vous pouvez donner des ordres à chaque groupe séparément, ou donner le même ordre simultanément à tout le monde.

    – Touche de sélection de groupe : Cela vous permet de passer du contrôle d’un groupe à un autre. Le groupe actuellement sélectionné apparaît en surbrillance sur la carte, et sa force, son armement et son moral apparaissent sur le côté droit de l’écran.

    – Déplacer un groupe : Cette commande vous permet de déplacer un groupe selon vos instructions. Tous les autres groupes resteront immobiles pendant que ce groupe se déplacera.

    – Déplacer tous les groupes : Cette commande vous permet de déplacer tous vos groupes. C’est la seule façon de déplacer tous vos hommes à la fois.

    – Pause : Cela interrompt la bataille.

    – Le combat : Vos hommes combattent automatiquement lorsqu’ils sont à portée de vos adversaires. Il y a deux façons de combattre: tirer avec les mousquets à courte distance ou se lancer dans une mêlée au corps-à-corps avec l’ennemi. Dans la mêlée, tout le monde participe, et non pas seulement ceux qui sont armés de mousquets.

    – Tirs de mousquet : Vos hommes utilisent leurs mousquets lorsqu’ils sont à l’arrêt. Chaque groupe choisit l’ennemi le plus proche à sa portée, et tire. S’il n’y a pas d’ennemi à portée du groupe, il ne tire pas. N’oubliez pas que vos hommes ne peuvent pas tirer lorsqu’ils se déplacent, donc, faites attention lorsque vous donnez des ordres de déplacement.

    – Mêlée : Il y a mêlée lorsque vos hommes entrent directement en contact avec un groupe ennemi, ou vice versa. Vous pouvez continuer à vous déplacer pendant que le combat fait rage.

    – Visibilité et protection : Les hommes se trouvant dans les bois ou à l’intérieur d’une ville sont invisibles pour l’ennemi. Vous remarquerez des troupes ennemies disparaître dans de telles situations. De même, lorsque vous êtes dans les bois ou dans une ville, l’ennemi vous perd de vue. Le rapport apparaissant à l’écran sur un groupe ennemi concerne le groupe ennemi visible le plus proche. Profitez de cela pour cacher un groupe à la lisière d’un bois ou à l’entrée d’une ville, puis utilisez un autre groupe pour attirer l’ennemi à portée de tir du premier groupe.

    – Types de terrain : On trouve différents types de terrain dans les Antilles.

    . Terrain dégagé : Ce type de terrain n’a pas d’effet sur la bataille; autrement dit, il ne gêne pas le déplacement, ne dissimule personne et ne fournit pas d’abri.

    . Bois et villes : Ces types de terrain ralentissent les déplacements. De plus, les hommes qui se cachent dans les bois ou les villes sont invisibles jusqu’à ce qu’un ennemi soit proche. Les bois et les villes fournissent une « protection » aux défenseurs: les hommes subissent moins de pertes et ne peuvent pas se faire tirer dessus de loin.

    . Marécages : Les marécages ralentissent beaucoup les déplacements. De plus, les hommes cachés dans un marécage sont invisibles et protégés.

    . Collines : Elles ralentissent les déplacements. Dans une mêlée, ceux qui sont sur une colline ont l’avantage par rapport à ceux qui n’y sont pas. Les collines ne bloquent pas la visibilité et ne fournissent pas de protection.

    . Eau : Vos hommes peuvent avancer dans les eaux peu profondes à proximité de la côte. (Les forces ennemies ont également des bateaux à leur disposition). L’eau ralentit énormément les déplacements. Les hommes qui sont dans l’eau subissent davantage de pertes pendant la bataille.

    – Types de forces :

    . Infanterie : Dans les batailles terrestres, la plupart des combattants sont des fantassins. Certains sont armés de mousquets, d’autres de piques et d’épées. Lorsque vous combattez l’infanterie ennemie, essayez de compter le nombre de mousquets possédés par chaque camp. Si vous avez davantage de mousquets, vous avez intérêt à rester à une certaine distance de l’ennemi et à tirer. Si l’ennemi a davantage de mousquets, essayez de vous approcher pour engager la mêlée.

    . Cavalerie : Bien que vos hommes et la plupart des défenseurs soient à pied, certaines des villes espagnoles les plus grandes possèdent des troupes de cavalerie. La cavalerie avance rapidement et est idéale pour les mêlées sur terrain dégagé. Cependant, la cavalerie manque de mousquets à longue portée et a du mal à se déplacer dans les bois.

    . Bateaux : Les forces ennemies ont de petits bateaux côtiers à leur disposition, leur permettant de traverser rapidement les étendues d’eau. Vos hommes, par contre, doivent traverser les bas-fonds en pataugeant.

    – Moral : Le moral de chaque groupe est différent. Le moral va d’excellent (le meilleur) à bon, en colère, ébranlé, et finalement paniqué (le pire). Lorsqu’un groupe panique, il prend la fuite, quels que soient les ordres. Des pertes importantes démoraliseront un groupe, tandis qu’un répit contribuera à leur remonter le moral. Le moral des hommes éloignés du champ de bataille s’améliore plus vite que celui des troupes confrontées au feu ennemi ou à une attaque de mêlée.

    – L’assaut final : Votre but est de conduire vos hommes jusqu’au fort ennemi. Lorsque vous y parvenez, la bataille terrestre cesse et fait place à un combat à l’épée sur les remparts, qui détermine votre victoire ou votre défaite.

    – Victoire : Lorsque vous prenez une ville suite à une bataille terrestre, vous recevez les mêmes avantages que lorsque vous la prenez d’assaut par mer. En autres termes, vous récoltez une partie ou la totalité de son or, suivant le temps qu’il vous a fallu pour terminer l’assaut. Vous pouvez prendre les marchandises que vous voulez, et vous aurez peut-être la possibilité de changer son allégeance politique.

    – Retraite et défaite : Vous pouvez battre en retraite en faisant avancer tous vos groupes jusqu’au bord de la carte. Ceci met fin à l’attaque. Si tous vos groupes sont détruits, vous serez capturé et jeté en prison sans cérémonie, livré à votre destin.

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    Livre II : Une vie de pirate

    Le voyage

    Une joyeuse équipe de démocrates : Les boucaniers et les pirates sont uniques. Ils élisent leurs dirigeants, et vivent selon des principes démocratiques, à une époque ou les rois sont des monarques absolus, et les aristocrates particulièrement autoritaires. Les pirates partagent le butin de manière juste et équitable. Le Capitaine obtient une plus grande part, car il prend davantage de risques. Les membres d’équipage sont payés « acompte », ce qui signifie qu’ils sont payés en touchant une part du butin, et non un salaire.

    Acompte : A la fin d’un voyage, ou d’une série de voyages, les profits du groupe sont divisés. Chaque homme reçoit sa part. Avant le partage du butin, l’intendant tient un « compte » pour chaque homme, dont sont déduites les dépenses vestimentaires et alimentaires, les pénalités pour manquement à la discipline et mauvaise conduite, les pertes au jeu, etc. L’expression « à compte » se réfère à la procédure complexe de comptabilité. Cette méthode est parfois appelée: « Pas d’achat, pas d’argent! ». En tant que Capitaine, pensez à faire la distinction entre la richesse du groupe (affichée sur l’écran « Statut du Groupe ») et votre fortune personnelle (sur l’écran « Statut Personnel »). Votre équipage connaît certainement la différence! Pendant un voyage, la richesse du groupe correspond au profit total du voyage. Il appartient à tous et affecte fortement le moral de l’équipage. A la fin du voyage, lorsque vous partagez le butin, chaque homme obtient sa part. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous recevez votre part.

    – Partage du butin : Lorsque l’expédition prend fin et que vous partagez le butin à la banque, ne soyez pas surpris si les hommes se dispersent pour dépenser leurs richesses. N’oubliez pas non plus que tout est partagé, y compris les navires, les canons et les marchandises. En tant que Capitaine, vous ne conservez que le vaisseau amiral. Par conséquent, il est conseillé de tout vendre avant de partager le butin, à l’exception du vaisseau amiral.

    Un pourcentage fixe des profits du groupe est donné aux officiers. La part de chaque officier vaut un peu plus de 2%. Donc, un Capitaine Apprenti, possédant deux parts, reçoit 5%; un Compagnon (4 parts), 10%; un Aventurier (6 parts), 15%; et un Fier-à-bras (8 parts), 20%. (La taille de l’équipage n’a aucune influence sur la part reçue, afin de décourager les Capitaines de faire massacrer leurs hommes juste avant le partage du butin!) Un pourcentage fixe de 10% du butin revient aux protecteurs et aux patrons du voyage, comme bénéfice. Généralement, les financiers mettent cet argent à votre disposition pour servir de capital de départ à votre prochain voyage.

    Ce qui reste est partagé équitablement entre les membres de l’équipage. L’importance de la part de chaque homme a une influence sur votre réputation. Si les parts sont grosses, votre prestige augmente. Si elles sont petites, votre réputation en souffre, et vous aurez davantage de mal à recruter de nouveaux hommes.

    – Chaque voyage est un nouveau départ : Chaque voyage est un nouveau départ pour le Capitaine et son équipage. Vous commencez avec un navire venant d’être nettoyé et équipé, quelques capitaux versés par vos protecteurs (environ 10% du profit du dernier voyage), et une poignée d’hommes de confiance.

    – Recruter des membres d’équipage : Vous recrutez des hommes dans les tavernes, et parfois sur des navires capturés. Si vous pénétrez en cachette dans une ville, vous ne pouvez pas recruter d’hommes (car c’est une activité trop publique). Lorsque vous capturez un bateau pirate, ou un navire possédant un équipage important, il est particulièrement facile de recruter des hommes.

    – Moral de l’équipage : Vous pouvez connaître le moral de votre équipage en consultant la partie « Statut du Groupe » de votre « Journal de Bord ». L’équipage peut être heureux (le mieux), content, mécontent et furieux (le pire). Plus le groupe est riche et plus l’équipage est heureux. En fait, vos hommes attachent peu d’importance aux navires capturés, aux marchandises, aux cartes des trésors et autres, tant que tout cela ne se transforme pas en pièces d’or brillantes!

    Vos hommes sont également impatients. Lorsque les mois passent, ils veulent se disperser et partager le butin, ou, s’il n’y a pas beaucoup de butin, ils commencent à penser à rejoindre un autre Capitaine. La seule façon de les satisfaire est de ramasser de plus en plus d’or. Il est difficile de satisfaire un équipage pendant plus d’un an, et il est presque impossible de le satisfaire pendant deux ans ou plus. Lorsque vos hommes sont mécontents ou furieux, ils commencent à déserter chaque fois que vous vous arrêtez dans un port. Si leur colère dure trop longtemps, ils se mutinent. Vous devez donc lutter pour rester Capitaine. Il est plus facile de contenter un petit équipage qu’un grand. En effet, lorsque l’équipage est réduit, la part de butin de chaque homme est plus importante. Sachez aussi que le moral est meilleur lorsque vous changez les marchandises pillées en or, surtout si vous les vendez dans une ville pratiquant des prix élevés. De même, il est très utile d’aller chez un constructeur de navires pour échanger des navires et canons en surplus contre de l’or.

     

     

    Gains et objectifs

    – Une ère de nouveaux départs : C’était une époque de privilèges. Un homme de haut rang vivait selon des lois différentes de celles des roturiers. C’était également une époque de mobilité sociale. De nombreuses vieilles familles, ne partageant pas les bonnes croyances religieuses, affichant des opinions politiques incorrectes, ou manquant de richesses, disparaissaient de la scène nationale. Même les maisons royales changeaient fréquemment. En Angleterre, la Maison des Tudors, au pouvoir jusqu’en 1603, laissa la place à la Maison des Stuarts jusqu’en 1649, puis ce fut le Commonwealth de Cromwell jusqu’en 1660, puis le retour de la Maison des Stuarts jusqu’en 1688, et ensuite, la Maison d’Orange!

    En cette période de troubles et de changements, un homme dynamique et courageux pouvait se saisir du pouvoir et du prestige pour les générations à venir. Un simple marin, issu d’une famille quelconque comme Francis Drake, pouvait obtenir des titres de noblesse, un grade, toutes sortes d’honneurs et un immense prestige.

    – Que chercher? : Pour prendre une retraite heureuse, vous devez chercher à obtenir tout ce que vous pouvez. La fortune personnelle est toujours intéressante. Cependant, un grade élevé, ou mieux encore, un titre de noblesse, est extrêmement désirable. Les terres sont également utiles, car dans les classes aristocrates, la valeur d’un homme se mesure à la quantité de terres qu’il possède. En règle générale, plus vous accomplissez d’actions à un certain grade et plus vous recevez de terres lorsque vous êtes promu au grade suivant. En plus de votre réputation, votre famille (notamment votre épouse, si vous en avez une) et votre santé contribuent aussi à votre bonheur futur.

    – Quand prendre sa retraite? : Bien qu’il soit passionnant de parcourir les mers, un homme sage doit penser à la retraite. En effet, les blessures aux combats et les rudes épreuves des voyages en mer affectent votre santé. Si vous vous portez mal, vos amis vous conseilleront de prendre votre retraite. Ecoutez-les, car si vous ne tenez pas compte de leurs conseils, votre vie deviendra de plus en plus difficile, jusqu’à ce que vous ne parveniez plus à recruter d’hommes pour vos voyages. En général, votre carrière est limitée entre cinq et dix ans d’activité. Cependant, attendre que vous soyez au seuil de la mort n’est pas une bonne façon de commencer une retraite heureuse!

     

    Trésors des Antilles

    En plus du butin que vous obtenez lorsque vous capturez des navires ou pillez des villes, les Antilles renferment des trésors spéciaux qui devraient intéresser un Capitaine digne de ce nom.

    – Butin des pirates : Depuis que le premier galion espagnol transporta de l’argent venant du Nouveau Monde, on peut dire que les pirates sèment la terreur aux Antilles. Beaucoup des richesses pillées ont été dépensées, mais beaucoup d’autres ont été cachées, et comme les propriétaires sont morts depuis longtemps, il ne reste que des fragments de cartes indiquant ou se trouvent les trésors. Lorsque vous allez dans une taverne, vous pouvez avoir la possibilité d’acheter une telle carte. Bien qu’il faille parfois chercher longtemps avant de trouver l’emplacement du trésor, la fortune qui vous attend peut être considérable! Si vous ne parvenez pas à trouver le trésor avec le fragment de carte que vous possédez, ne désespérez pas! Vous obtiendrez peut-être le morceau manquant dans une autre taverne…

    – La flotte au trésor : A partir des années 1530, les navires espagnols furent la proie des corsaires, et parfois même des pirates, non seulement sur la Mer des Antilles, mais aussi sur l’Océan Atlantique. Pour remédier à ce problème, l’Espagne décida officieusement dans les années 1540 et officiellement dans les années 1560, de déplacer les navires « en convoi », de façon à ce qu’ils constituent une flotte puissante. Chaque année, la flotte part de Séville en Espagne, transportant des passagers, des soldats et des marchandises européennes aux colonies espagnoles du Nouveau Monde. Cependant, son objectif principal est de ramener l’argent provenant des mines du Mexique et du Pérou en Espagne. Cette considérable richesse fait de la flotte une cible tentante lorsqu’elle retourne en Europe. Les bateaux des pirates et des corsaires suivent souvent la flotte, espérant pouvoir attaquer les navires à la traîne. C’est une occupation assez risquée, car un bateau pirate peut très bien être capturé par un galion de guerre! Pour connaître l’emplacement de la Flotte au Trésor, vous pouvez consulter les informateurs à la cour du gouverneur. Il arrive également que des Capitaines ennemis importants acceptent de vous dire ou se trouve la Flotte en échange de leur liberté. Si vous prenez une ville ou la Flotte est ancrée, vous deviendrez propriétaire d’une immense fortune en or et argent.

    – Le train d’argent : Pour transporter l’or et l’argent des mines du Pérou et d’Amérique du Sud, les Espagnols chargent les richesses sur des centaines de mules, qui rejoignent ensuite les ports, pour attendre l’arrivée de la Flotte au Trésor. Ces « trains » de mules transportent des centaines de milliers de livres d’or et d’argent. Vos informateurs à la cour peuvent vous indiquer ou se trouve le Train d’Argent. Si vous vous emparez d’une ville abritant le Train d’Argent, vous serez un pirate extrêmement riche…

    – Trésors indiens : Pendant leurs premières conquêtes de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, les Espagnols pillèrent des milliers de tonnes d’or et d’argent dans les villes indiennes. Beaucoup de ces richesses partirent en Espagne, mais certaines furent « détournées » et demeurèrent cachées dans les Caraïbes. Si vous trouvez de tels trésors, on chantera vos richesses dans les tavernes des ports de tous les océans. Peut-être que l’un des membres disparus de votre famille détient la clé menant à l’emplacement d’un trésor…

     

     

    Références diverses :

    L’homme ordinaire était un guerrier

    En ces temps agités, il y avait plus de prêtres que de shérifs! Un homme devait protéger ses biens et sa personne contre les voleurs et les bandits, car les rois et les gouverneurs ne s’en chargeaient pas! Rare était celui qui sortait sans arme.

    Les nobles préféraient régler leurs différends par des duels plutôt qu’en se déclarant ouvertement la guerre (pratique barbare, désapprouvée par la royauté en raison des ses effets préjudiciables sur le commerce et les impôts).

    Ne pouvant s’offrir les lames de qualité de leurs « supérieurs », les roturiers devaient se contenter de gourdins, de massues, de lances grossières, de longs couteaux et autres instruments de carnage de fabrication maison. Lorsqu’ils pouvaient se procurer une arme, ces gens préféraient le coutelas lourd, arme idéale pour un combattant robuste mais inexpérimenté.

    La frontière coloniale

    La vie dans les colonies était encore plus troublée qu’en Europe. C’était particulièrement vrai des colonies anglaises et françaises, peuplées en grande partie de criminels, de chasseurs de fortune, de parasites, de fanatiques religieux, et autres indésirables dont la terre natale était bien contente de se débarrasser.

    De plus, dans les colonies, le propriétaire terrien était souvent absent ou inexistant. En Europe, chaque centimètre carré de terrain appartenait à la propriété d’un noble, qui habitait généralement tout près avec sa famille, veillant à faire respecter les anciennes lois et coutumes féodales. Dans les colonies, les plus forts gouvernaient par l’épée.

    Armes à feu

    Les armes à feu existaient à cette époque, mais restaient des armes d’un genre trop nouveau, peu rapides et peu fiables. Durant les années 1500, on utilisait des allumettes à combustion lente pour les activer. Le rechargement prenait au moins deux à trois minutes et il était laborieux de manipuler la poudre tout en tenant une allumette allumée.

    Avec l’invention de la pierre à feu en 1615, l’arme à feu s’améliora. Elle était surtout utilisée par les chasseurs et les boucaniers dans les années 1630. Cependant, elle ne fut pas vraiment employée pour le combat avant les années 1670, car elle n’était pas assez fiable. Pendant une bataille, on pouvait être armé d’un ou plusieurs pistolets chargés, mais on ne comptait vraiment que sur sa fidèle épée, qui ne pouvait pas se bloquer ou rater, et qui continuait à marcher lorsqu’elle était mouillée.

    Dans les Trois Mousquetaires de Dumas (dont l’histoire se déroule dans les années 1620), les héros sont des membres de l’unité équipée d’armes à feu la plus élitiste de l’armée française, et pourtant, ils se fient beaucoup plus à leur épée qu’à leurs pistolets…

    Gouverneurs et éthique de situation

    Si vous êtes alerte et vous tenez au courant des changements constants de la situation politique des Antilles, vous pouvez obtenir des terres et des titres de plusieurs nationalités.

    Par exemple, si la France et l’Espagne sont en guerre contre l’Angleterre et la Hollande, et que vous attaquez minutieusement les villes et les navires anglais et hollandais, vous pourriez très bien recevoir des terres et des titres des gouverneurs français et espagnol.

    Lorsque vous avez acquis une bonne réputation avec ces deux pays, vous pouvez tirer parti d’une offre d’amnistie aux pirates pour vous réconcilier avec la Couronne d’Angleterre. Vous finirez peut-être par avoir la possibilité d’acheter une Lettre de Marque anglaise.

    Supposons maintenant que l’Angleterre soit encore en guerre contre la France et l’Espagne. Si vous attaquez des villes et navires français et espagnols pendant quelque temps, le gouverneur anglais vous récompensera certainement en vous donnant des terres et des titres. Finalement, vous pourriez peut-être essayer d’entrer dans les bonnes grâces des Hollandais également.

    Ce type de stratégie est difficile à mener à bien, mais avec un peu de chance et d’habileté, vous pourriez prendre votre retraite après avoir reçu des centaines d’arpents de terres et des titres de noblesse des quatre nations!

    Commerce ou piraterie?

    Un Capitaine astucieux peut faire un profit intéressant en exploitant les différences économiques entre les villes. Il suffit de suivre la simple maxime « acheter bon marché et vendre cher ». Si vous achetez des marchandises à 30 pièces d’or et les revendez à 60 pièces d’or, vous pouvez faire une petite fortune à chaque voyage (même après avoir déduit le coût de l’alimentation de votre équipage et autres faux frais).

    Naturellement, l’équilibre du marché finira par se rétablir: avec une demande accrue à la source, le prix d’achat des marchandises augmentera; avec une offre accrue sur le marché, le prix de vente baissera. Mais avant que cela ne se produise, vous avez le temps d’amasser pas mal d’argent.

    Cependant, même si le prix d’achat est très bas, vous ne gagnerez jamais autant d’argent en achetant les marchandises qu’en les volant. Si vous voulez vous distinguer comme boucanier, vous devrez vous mettre à la piraterie.

    Néanmoins, si tout le monde est en paix, et qu’un honnête corsaire ne peut pas obtenir de Lettre de Marque, faire du commerce est une bonne profession en attendant la prochaine guerre.

    Lorsque vous faites du commerce, essayez d’avoir un équipage aussi réduit que possible. Il est pratiquement impossible de contenter un équipage important en faisant du travail honnête!

    Vendez vos marchandises avant de vendre vos navires!

    Lorsque vous prévoyez de vendre certains de vos navires en ville, vendez toujours d’abord vos marchandises et canons en surplus! Lorsque vous vendez un navire, les marchandises et les canons sont déchargés sur le quai sans cérémonie pour que vous vous en débarrassiez. Si vous avez de la place pour les marchandises sur vos autres navires, vos hommes les y arrimeront en grognant, mais s’il n’y a pas de place, les marchandises resteront à pourrir sur le quai.

    Normalement, vous pouvez vendre ces marchandises au commerçant de la ville, mais vous devez accepter le prix qu’il vous offre. De plus, dans une ville pauvre, le commerçant n’a pas toujours suffisamment d’or pour acheter vos marchandises, à quel prix que ce soit. Vous serez obligé d’abandonner sur le quai les marchandises que vous ne pourrez ni transporter ni vendre!

    Les rats seront ravis, mais votre équipage n’appréciera pas ce gaspillage inconsidéré…

    Votre grotte aux trésors

    Même si votre équipage est satisfait, vous avez intérêt à partager le butin de temps en temps, surtout lorsque vous avez beaucoup de trésors. Tant que le butin n’est pas partagé, il appartient entièrement au navire, et non pas à vous.

    Votre réputation et votre importance dépendent en grande partie de votre richesse personnelle (l’argent caché dans votre grotte secrète). Le trésor qui se trouve dans la cale de votre navire n’augmente aucunement votre prestige aux yeux de la société. Tant que vous n’avez pas partagé l’argent, et placé votre part en sécurité dans votre grotte, vous êtes considéré comme un Capitaine sans le sou.

    Il y a une autre bonne raison pour partager le butin. L’argent caché dans votre grotte est en sécurité, il ne peut jamais être perdu ou volé. Par contre, si vous transportez 150 000 pièces d’or dans votre cale et que votre navire s’écrase sur un récif ou est coulé par un chasseur de pirates, vous n’avez plus d’or et vous êtes en bien mauvaise posture.

    Le partage du butin met fin a une expédition célèbre!

    Si vous participez à une Expédition Célèbre, le partage du butin met fin à la partie!

    Louvoyer

    Pendant la majeure partie de l’année, les vents des Caraïbes viennent du sud/sud-est (c’est-à-dire d’Amérique du Sud vers le Golfe du Mexique). Bien que les vents changent (ils viennent parfois du sud ou du sud-ouest, parfois de l’est ou du sud-est), on peut considérer que tout navire naviguant vers le sud-est va passer beaucoup de temps à combattre le vent.

    C’est particulièrement difficile pour les navires les plus grands et les plus lents du jeu (les galions, les navires marchands, et surtout, les gros cargos). Si vous essayez de faire avancer ces navires contre le vent, ils risqueront d’aller à reculons! Cela peut être très décourageant, notamment si vous faites une longue traversée sud-est, par exemple de La Havane à St Kitts.

    Lorsque le vent est contre vous, la seule façon d’atteindre votre destination est de « louvoyer ». Lorsque vous louvoyez, vous vous dirigez en zigzag vers votre destination, au lieu de mettre directement le cap sur elle.

    D’après le diagramme à gauche, vous constatez que vous parcourez deux fois plus de distance que si vous naviguiez directement vers l’est. Cependant, avec un navire peu maniable, vous atteindrez beaucoup plus rapidement votre destination de cette façon. En navigation, la distance la plus courte entre deux points n’est pas toujours la plus rapide à franchir…

    L’une des caractéristiques les plus importantes d’un navire est sa capacité à naviguer sous le vent. Pendant toute l’histoire de la navigation, les constructeurs de navires se sont efforcés de concevoir des embarcations capables de naviguer le plus près possible de la direction opposée à celle du vent. Lors de longs voyages, une différence de quelques degrés peut gagner des jours, voire des semaines de temps.

    En résumé, si vous avez l’intention de faire un long voyage de l’est vers l’ouest, vous avez peut-être intérêt à vendre vos navires difficiles à manœuvrer (notamment les navires marchands et les cargos) avant de partir.

    Combat au mousquet et a la pique

    Aux 16ème et 17ème siècles, les combats terrestres voient la suprématie de l’infanterie restaurée, après le long règne de la chevalerie. En Europe, Le Tercio espagnol était le grand système militaire, aussi redoutable que la légion romaine à son époque. Le Tercio était composé d’un bloc de 16 rangs ou plus de soldats armés de piques. Il constituait une puissance impressionnante pour les attaques, et fournissait une défense presque invincible contre la cavalerie.

    Les hommes équipés d’armes à feu (les arquebuses et les mousquets plus lourds) formaient des groupes éparpillés aux coins, et tiraient pour protéger les autres soldats et affaiblir l’ennemi avant la mêlée. Les baronnettes n’existaient pas et il fallait plus de deux minutes pour recharger les armes à feu. Par conséquent, lorsque l’action se rapprochait, les mousquetaires se retiraient derrière les soldats armés de piques.

    Les Tercios espagnols étaient constitués de soldats de métier, bien entraînés, toujours prêts à exécuter instantanément les manœuvres complexes qui permettaient de déplacer les blocs encombrants de fantassins armés de piques, et les mousquetaires qui les soutenaient. Ce système militaire fut très copié en Europe pendant les 16ème et 17ème siècles. Avec l’amélioration des armes à feu, la proportion de mousquetaires augmenta progressivement.

    Aux Antilles, le mousquet à pierre à feu, légèrement plus rapide, était très populaire parmi les corsaires et les boucaniers plusieurs décennies avant que les soldats de métier n’en aient possession. Les boucaniers utilisaient leurs armes avec beaucoup de précision et d’adresse, probablement parce qu’ils s’en servaient pour chasser lorsqu’ils étaient à terre.

    Le tir des boucaniers était l’un des plus précis dans le monde à cette époque. De plus, l’attitude « qui ne risque rien n’a rien » des boucaniers en faisait des adversaires féroces dans les mêlées. Il n’est pas surprenant que de nombreux Espagnols aient fui devant le tir des mousquets et les coutelas brandis des boucaniers déchaînés de l’île de la Tortue et de Port Royal.

    Le grand problème des boucaniers était la cavalerie. Leur puissance de feu était insuffisante pour arrêter une attaque de cavalerie organisée et disciplinée. Cependant, la cavalerie espagnole n’était ni organisée ni disciplinée. Composée principalement de notables de la ville, plus intéressés par la conservation de leurs richesses que par la destruction des pirates, la cavalerie du Nouveau Monde étaient plus réputée pour ses défaites que pour ses victoires. Même lors de la défense de Panama, quand les Espagnols disposaient de 100 à 200 cavaliers, la cavalerie se montra timide et indécise, et il y eut beaucoup de désertions avant et pendant le combat.

    L’attaque de Cartagena par Drake, 1586

    Par une fin d’après-midi d’hiver, Francis Drake, à bord de son vaisseau amiral, l’Elizabeth Bonaventure, un galion de 30 canons, conduisit une flotte de navires à Cartagena, après avoir pillé Saint-Domingue. Ses navires mouillèrent dans la rade, hors de portée des forts. Cette nuit-là, pendant que les Espagnols se préparaient pour une attaque navale dans le port, Drake débarqua avec plus de 1000 hommes sur la péninsule extérieure du port et franchit le banc de sable qui permettait de rejoindre la ville même. Ses hommes passèrent à travers une rangée de perches empoisonnées, avancèrent dans l’eau pour éviter le tir des canons des navires espagnols amarrés au port et finalement, chargèrent les 750 défenseurs espagnols. La mêlée atteignit la ville, et les Espagnols finirent par se rendre (ou s’enfuir). Victorieux, les hommes de Drake pillèrent tout. Finalement, le gouverneur espagnol rassembla une somme de 110 000 ducats (une grande fortune), qu’il offrit à Drake en échange de son départ. Drake accepta, car lui et ses hommes préféraient l’argent à la possession d’une ville pillée.

    La défense de Panama, 1671

    Lorsque Don Juan Perez de Guzman, gouverneur de Panama, organisa la défense de la ville contre les boucaniers d’Henry Morgan, son « armée » était composée de deux compagnies de fantassins de métier espagnols (de 100 hommes chacune), et de compagnies regroupant des Espagnols, des mulâtres, des Noirs libres, des métis et des zambos (divers mélanges raciaux Espagnol-Africain-Amérindien) qui rassemblaient au total 800 hommes ou plus. Les Espagnols de race pure étaient presque tous à cheval et équipés de pistolets et d’épées, et devaient donc pouvoir lancer une attaque victorieuse au nord de la ville. Les autres servaient comme fantassins; beaucoup d’entre eux n’avaient pas de meilleure arme qu’une pique rudimentaire. Aucune compagnie n’avait suffisamment d’expérience militaire pour exécuter les manœuvres de déplacement complexes qui permirent de gagner des batailles en Europe. En fait, peu de soldats étaient suffisamment disciplinés pour résister à plus d’une ou deux salves de tirs de mousquets. Curieusement, au combat, les Espagnols étaient les premiers à prendre la fuite (souvent avant même que la bataille ne commence), tandis que les Noirs libres étaient les plus ardents défenseurs de la ville.

    Les qualifications d’un capitaine

    Chez les boucaniers, le Capitaine était élu par l’équipage, et non pas nommé par le gouvernement ou les propriétaires (comme c’est la coutume pour les navires commerciaux et militaires). C’était l’homme considéré comme le mieux qualifié par le reste de l’équipage. Si les membres d’équipage décidaient que leur Capitaine était inepte, ils le remplaçaient par un autre des leurs. Souvent, le nouveau candidat devait se battre en duel contre l’ancien Capitaine pour prendre sa place.

    Pour l’équipage, la qualité la plus importante d’un Capitaine était de savoir les diriger au combat. Le courage et la férocité étaient davantage admirés que le génie tactique. Cependant, les meilleurs Capitaines, comme Henry Morgan, avaient les deux.

    En dehors des batailles, c’était le Capitaine qui représentait le groupe devant les gouverneurs et autres personnalités officielles. Même si les pirates faisaient preuve de dédain à l’égard des privilèges et du statut de l’aristocratie, leurs Capitaines étaient souvent d’anciens militaires, commerçants ou aristocrates, dotés d’une « certaine noblesse ».

    Enfin, un Capitaine avait besoin d’une bonne réputation, et ses succès passés étaient d’une grande conséquence. C’était son nom qui attirait de nouvelles recrues à bord de son navire. De plus, les meilleurs plans et les expéditions les plus fructueuses étaient souvent conçus par des Capitaines vétérans.

    Henry Morgan

    Morgan était un aventurier gallois. Bien que ses origines soient incertaines, on pense qu’il arriva aux Antilles en 1655 avec la force d’invasion qui prit la Jamaïque. Il progressa à la fois comme officier de milice (au sol) et comme chef corsaire (en mer). En 1667, il fut nommé Amiral des Corsaires par le gouverneur anglais à Port Royal. Durant les années suivantes, il pilla beaucoup de navires et villes, dont Puerto Bello. Puis, en 1671, il s’empara de Panama, la ville la plus riche du Nouveau Monde.

    Parmi ceux qui bénéficièrent financièrement de l’expédition de Panama, on comptait Sir Thomas Modyford, gouverneur de la Jamaïque, George Monck, Duc d’Albermarle, le protecteur vieillissant de Modyford mais influent à la cour, et James Stewart II, Roi d’Angleterre depuis sa restauration en 1660. Malgré le traité de Madrid de 1670, par lequel l’Angleterre s’engageait à ne plus attaquer l’Espagne, aucun de ces notables ne refusa leur part des profits de l’expédition.

    Morgan fut officiellement « arrêté », probablement pour apaiser l’ambassadeur espagnol, mais il ne fut pas détenu. Il fréquenta les cercles aristocratiques, fut acclamé partout et les conseillers du roi le consultèrent sur la politique à mener aux Antilles. En 1674, le roi Charles II le fit chevalier et il devint Sir Henry Morgan. Il fut nommé Lieutenant, Gouverneur de Jamaïque, ou il vécut heureux au milieu de ses grandes plantations.

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    Livre III : Les Antilles dorées

    Répertoire des navires vers 1690

    Parmi les différentes catégories, tailles et gréements des navires naviguant dans les Caraïbes, on peut distinguer neuf modèles principaux d’embarcations. Bien que chaque navire fût dessiné et construit individuellement, les constructeurs apprenaient leur métier en copiant les navires existants, et produisaient ainsi des navires pratiquement similaires. Ces neuf modèles principaux sont résumés ci-dessous. Attendez-vous cependant à rencontrer plus souvent l’exception que la norme!

    Définitions

    – La charge : Ceci fait référence à l’espace disponible après avoir embarqué les provisions d’eau et de nourriture, les hommes d’équipage, et autres chargements nécessaires. Ne confondez pas la charge et le tonnage; ce dernier correspond à la capacité totale du navire à vide.

    – La vitesse : Les vitesses sont exprimées en lieues (environ 5,5 km) parcourues pendant un quart (environ quatre heures). La première valeur correspond à la vitesse de pointe par vent léger, et la seconde à la vitesse de pointe par vent fort.

    – Le meilleur point de navigation : Ceci fait référence à la direction du vent qui permet au bateau d’atteindre sa vitesse de pointe. Chaque type de navire a un point de navigation différent.

    Le galion espagnol

    Vitesse de pointe : 7-15 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au près
    Nombre maximum de canons lourds : 36 canons
    Nombre courant de canons lourds : 20-24 canons
    Équipage maximum : 288 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 275 hommes
    Charge disponible : 160 tonnes

    Les galions sont les vaisseaux les plus grands rencontrés dans la Mer des Antilles. Ils furent créés, à l’origine, pour une raison très simple: la construction d’un grand bateau était moins chère que la construction de deux petits. Cependant, les grands navires étaient moins maniables, ce qui augmentait les risques de naufrage, sans mentionner la lenteur lors d’une bataille. Les galions virent lentement et naviguent mal face au vent. Il est particulièrement difficile de louvoyer contre le vent avec ce type de navire. Cependant, son énorme capacité de chargement et son armement puissant font de ce galion un formidable adversaire lors d’une bataille.

    Le galion de guerre espagnol

    Vitesse de pointe : 7-15 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près ou au près
    Nombre maximum de canons lourds : 32 canons
    Nombre courant de canons lourds : 28-32 canons
    Équipage maximum : 256 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 250 hommes
    Charge disponible : 140 tonnes

    Les galions de guerre sont similaires aux galions marchands. Leur charge est inférieure, mais ils disposent de canons et de soldats plus nombreux. Il existe une différence importante: les membres d’équipage des galions de guerre sont des soldas commandés par de nobles officiers, ce qui en fait des adversaires courageux et exceptionnels. De par la qualité de leur équipage, les galions de guerre sont légèrement plus rapides que les galions marchands, lorsqu’ils naviguent au plus près, mais à part ça, ils sont tout aussi lourds et difficiles à manier que leurs cousins plus pacifiques.

    Seuls les navires de guerre les plus puissants pouvaient s’attaquer à un galion de guerre avec des chances de le vaincre. La tactique préférée des Espagnols sur ces bateaux, consistait à naviguer à côté de l’ennemi, à lâcher une bordée et à passer à l’abordage. Ils utilisaient ainsi leurs soldats bien entraînés.

    Le galion rapide

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près ou au près
    Nombre maximum de canons lourds : 28 canons
    Nombre courant de canons lourds : 24 canons
    Équipage maximum : 224 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 215 hommes
    Charge disponible : 120 tonnes

    Les puissances nord-européennes raffinèrent la conception de base du galion, modifiant la voilure pour plus de flexibilité, réduisant également l’accastillage et la forme de la coque afin d’améliorer sa tenue de route sur l’eau. Il en résulta un navire plus petit que le galion espagnol, mais plus rapide par vent léger, et beaucoup plus maniable. Cependant, il conservait l’inconvénient de tous les galions: une faible vitesse face au vent. Grâce à leur maniabilité supérieure, et leur tenue de route, les galions anglais, plus petits et plus rapides, réussirent à prendre le dessus sur une flotte de galions espagnols conventionnels, en 1588.

    La frégate

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près ou au près
    Nombre maximum de canons lourds : 28 canons
    Nombre courant de canons lourds : 26-28 canons
    Équipage maximum : 224 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 190 hommes
    Charge disponible : 120 tonnes

    Les frégates à voilure carrée sont des navires rapides, assez faciles à manœuvrer, et plus rapides que la plupart des navires à voilure carrée, face au vent. Les frégates étaient très utiles pour les patrouilles et les croisières indépendantes, La majorité des frégates étaient construites par la Couronne pour servir de navires de guerre. Avec leur équipage expérimenté, les frégates étaient de redoutables adversaires dans toutes les situations. La plupart des pirates et des boucaniers disparaissaient lorsqu’une frégate pointait à l’horizon.

    Le navire marchand

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au près
    Nombre maximum de canons lourds : 24 canons
    Nombre courant de canons lourds : 6-12 canons
    Équipage maximum : 198 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 20-45 hommes
    Charge disponible : 100 tonnes

    Les navires marchands aux voiles carrées étaient le rêve de tout commerçant. Ils avaient beaucoup d’espace disponible pour les marchandises, de la place pour plusieurs canons, à utiliser dans les mers dangereuses, et beaucoup d’espace pour l’équipage et les passagers. De plus, ces navires pouvaient être manœuvrés par un équipage réduit, pour faire des économies.

    La plupart des navires marchands étaient des navires pacifiques, peu enclins au combat. Ils transportaient des chargements très lourds, et quelquefois des richesses. Ces navires marchands étaient les proies préférées des corsaires et des pirates. Cependant, certains navires marchands étaient convertis en bateaux pirates, avec un armement plus important et un équipage assoiffé de sang. Ces navires étaient extrêmement dangereux.

    Le cargo

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près
    Nombre maximum de canons lourds : 20 canons
    Nombre courant de canons lourds : 4-12 canons
    Équipage maximum : 160 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 12-24 hommes
    Charge disponible : 80 tonnes

    Les cargos avaient été inventés par les Hollandais vers 1600, et avaient été ensuite copiés dans toute l’Europe. Plus petits et plus économiques que les navires marchands, ils pouvaient être manœuvrés par un équipage réduit (12 à 15 hommes). Ces navires avaient de vastes cales, mais un tirant d’eau si faible, qu’ils pouvaient naviguer sur des fleuves, dans des criques et des ports trop petits pour des navires plus importants. Ils avaient les mêmes qualités que les navires marchands, bien que leur point de navigation soit légèrement différent.

    Les plus petits bateaux à voilure carrée, les cargos étaient de piètres navires de guerre. Ils étaient la plupart du temps manœuvrés par des marchands pacifiques qui se rendaient après une ou deux bordées. Les pirates utilisaient rarement ces navires.

    La barque (trois-mats)

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation entre le près et le vent de travers
    Nombre maximum de canons lourds : 16 canons
    Nombre courant de canons lourds : 4-6 canons
    Équipage maximum : 128 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 12-36 hommes
    Charge disponible : 60 tonnes

    Les barques étaient les plus grands bateaux gréés de bout en bout, et ressemblaient aux navires marchands et de guerre méditerranéens. Une grande quantité de barques étaient construites aux Antilles, plutôt qu’en Europe. Les barques étaient de bons bateaux sur les mers calmes, mais ne résistaient pas aux traversées mouvementées; peu de barques parvenaient des Antilles en Europe, car la route ouest-est de l’Atlantique Nord était souvent houleuse.

    Les barques étaient les embarcations gréées de bout en bout qui remontaient le vent avec le plus de difficultés, et étaient difficiles à manœuvrer. Cependant, les avantages de leur voilure étaient si grands que les barques dépassaient les performances de tous les bateaux à voilure carrée. De plus, les barques étaient équipées de rames, ce qui leur permettait de ramer directement contre le vent. Grâce à leur taille et à leur bonne maniabilité, les barques des pirates se révélaient de redoutables adversaires.

    Le sloop

    Vitesse de pointe : 9-10 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au près ou entre le près et le vent de travers
    Nombre maximum de canons lourds : 12 canons
    Nombre courant de canons lourds : 4-6 canons
    Équipage maximum : 96 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 8-12 hommes
    Charge disponible : 40 tonnes

    Autre navire hollandais qui apparut dans les années 1630-1640, le sloop, (ou yacht ou goélette) devint très populaire aux Antilles. Il était très rapide et facile à manœuvrer, plus que la plupart des autres bateaux par vent faible. Il pouvait naviguer très rapidement, même sous le vent; manœuvré à la rame il pouvait naviguer face au vent.

    Cependant, la caractéristique la plus importante du sloop, était son faible tirant d’eau, qui lui permettait de naviguer sans risque dans les hauts-fonds. L’inconvénient principal du sloop: une vitesse inférieure à celle d’un navire à voilure carrée, par vent fort. Son avantage: une grande maniabilité, et une vitesse plus importante sous le vent ou face au vent.

    Malgré sa taille et sa capacité de chargement modestes, la maniabilité d’un sloop était si importante que beaucoup de boucaniers le préféraient à des vaisseaux plus grands et plus puissants. Dans les années 1680 et par la suite, la Marine Royale Anglaise construisit un certain nombre de sloops afin de pourchasser les pirates.

    La chaloupe

    Vitesse de pointe : 9-10 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation entre le près et le vent de travers, ou vent de travers
    Nombre maximum de canons lourds : 8 canons
    Nombre courant de canons lourds : 2-4 canons
    Équipage maximum : 64 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 8-12 hommes
    Charge disponible : 20 tonnes

    Jusqu’à la création du sloop, les chaloupes étaient les principales embarcations de petite taille aux Antilles. Tout comme le sloop, la chaloupe était très rapide, très maniable, et possédait un tirant d’eau lui permettant de naviguer dans les hauts-fonds. Sous le vent, les chaloupes étaient encore plus rapides que les sloops, et contre le vent, elles étaient beaucoup plus rapides lorsqu’elles étaient manœuvrées à la rame.

    Cependant, les chaloupes étaient beaucoup plus petites que les sloops, et leur capacité de charge pour les marchandises et les canons était minuscule. Cela n’empêchait pas les pirates d’utiliser des chaloupes bondées d’hommes pour faire des raids. Drake lui-même abandonna ses navires marchands en faveur des chaloupes, lorsqu’il effectua des raids dans la Mer des Antilles.

     

    Les expéditions célèbres

    John Hawkins et la bataille de San Juan de Ulua (1569)

    – Vos forces :
    Un galion: Jésus de Lubeck
    Un navire marchand: Minion
    Quatre chaloupes: William et John, Swallow, Angel, Judith
    308 hommes

    – Contexte politique : L’Espagne est en guerre contre la France et l’Angleterre.

    – Vos objectifs : Vous avez une escadrille formidable, mais votre vaisseau-amiral est un galion de type espagnol lourd et pas très maniable. Alors que vous approchez de la Mer des Antilles, vous devez choisir entre des échanges commerciaux pacifiques ou des raids meurtriers.

    Le commerce pacifique implique l’utilisation de petits ports espagnols pour se réapprovisionner, et peut-être même recruter des hommes supplémentaires. Cependant, les grands ports vous seront fermés. Malheureusement, les profits du commerce pacifique sont modestes, surtout si vous les partagez avec vos nombreux membres d’équipage; à tout cela vient s’ajouter la lenteur de votre vaisseau-amiral.

    Les raids offrent de meilleures perspectives de gains immédiats, mais votre flotte n’est pas assez forte pour attaquer des villes vraiment importantes, telles que Santiago, Saint-Domingue, ou Panama. Pour vos réparations, vous pouvez utiliser les mouillages privés de la pointe de la Floride, et des Bahamas. Ces endroits ont peu de provisions, mais vous pourrez en obtenir si vous arraisonnez des navires espagnols. Vos plus gros problèmes consisteront à vendre les biens que vous avez volés, et à trouver de nouveaux membres d’équipage, pour remplacer ceux que vous avez perdus au combat.

    – Chronique historique : Ayant hérité d’une compagnie maritime anglaise à l’âge de 21 ans, John Hawkins se rendit deux fois aux Antilles (en 1562 et 1564), pour vendre des marchandises européennes et des esclaves africains aux petites villes des colonies espagnoles. En 1567, il organisa sa troisième et majeure expédition (celle-ci) avec le galion Jésus de Lubeck.

    Aux Antilles, Hawkins se rendit compte que les Espagnols hésitaient à commercer avec lui. Le gouvernement espagnol était au courant de l’expédition de Hawkins, et faisait pression sur les colons pour qu’ils respectent la loi. Hawkins se résigna à attaquer le marché de certains ports sous la menace des armes, et dut fuir certains autres sous le tir des forts.

    Déçu par les Antilles, Hawkins fit route vers La Havane, mais une tempête repoussa ses bateaux dans le golfe de Campeche. Le seul port ou il pouvait réparer ses navires était San Juan de Ulua, l’île qui servait de mouillage à Vera Cruz. Malheureusement pour Hawkins, la Flotte au Trésor espagnole apparut, armée jusqu’aux dents et composée de galions de guerre et de soldats, le jour suivant son arrivée.

    Après s’être organisés pendant quelques jours, les Espagnols attaquèrent Hawkins dans le port, détruisant la majorité de ses navires, et dispersant les autres. Privés d’eau et de vivres, les rescapés luttèrent pour rentrer en Angleterre. Hawkins retourna sur le Minion, ayant seulement 15 membres d’équipage sous
    son commandement.

    A la suite de ce voyage, Hawkins devint un ennemi juré des Espagnols, servant l’Angleterre en tant que trésorier et contrôleur de la Marine, Amiral sur le Victory contre l’Armada espagnole, leader des raids contre les colonies espagnoles d’Amérique Latine, et finalement député. Il mourut en 1595 à l’âge de 63 ans.

    Francis Drake et l’embuscade du train d’argent (1573)

    – Vos forces :
    Un navire marchand: Pasha
    Une chaloupe: Swan
    73 hommes

    – Contexte politique : L’Espagne est en guerre contre l’Angleterre

    – Vos objectifs : Seul un homme au courage exceptionnel oserait s’attaquer à l’Empire espagnol au sommet de sa gloire et de sa puissance, avec 73 hommes à bord de deux petits bateaux. Tirer profit de cette aventure ne pourra être que difficile. Un homme prudent adopterait une stratégie basée sur les échanges commerciaux, s’arrêtant dans les petits ports espagnols, tout en accumulant des richesses et des hommes avant d’organiser des raids. Seul quelqu’un d’aussi courageux que Drake commencerait immédiatement à effectuer des raids et des pillages, se fiant à sa bonne étoile.

    Cette expédition est très difficile pour un combattant. Vous devez compter sur vos qualités de leader exceptionnel et charismatique pour prendre l’avantage sur l’ennemi lors de l’abordage, afin d’éviter que celui-ci ne détruise vos forces plutôt réduites. Exploitez et essayez de maintenir le bon moral de votre équipage. Ne vous engagez pas dans des combats sans issue. Essayez toujours d’affronter les leaders ennemis en duel, et de les vaincre rapidement. Il va sans dire que vous aurez besoin de savoir vous battre en duel.

    – Chronique historique : Drake arriva dans la Mer des Antilles en juin 1572, avec deux petits bateaux. Cinq jours plus tard, il avait effectué un raid sur Nombre de Dios, emportant un gros tas d’argenterie de la maison du Gouverneur, juste avant d’être atteint par une balle de mousquet. Il captura ensuite un navire au large de Cartagena (la ville elle-même était trop bien défendue pour être attaquée). En septembre, il était de retour dans le golfe de Darien, s’emparant des navires espagnols pour s’approvisionner, et essayant de tendre une embuscade au « train d’argent » entre Panama et Nombre de Dios, Mais cet hiver-là, il échoua, car les Espagnols étaient alertés. Drake retourna à sa base secrète et lointaine de l’île des Pins (au sud-ouest de Cuba) et réorganisa sa flotte. Il s’associa avec des corsaires français et des rebelles Cimaroon (des esclaves africains qui avaient réussi à échapper à l’emprise des Espagnols).

    En mars 1573, il retourna à Darien, et tendit une embuscade au « train d’argent » à Nombre de Dios, s’emparant ainsi d’une véritable fortune en or. Il dut abandonner une certaine quantité d’argent, pour des raisons de poids! Drake regagna l’Angleterre et arriva à Plymouth le dimanche 9 août 1573. Seulement 30 membres d’équipage l’accompagnaient, mais ces rescapés étaient riches pour la vie. En 1577-80, Drake s’attaqua à la côte Pacifique de l’Empire espagnol, et retourna par l’Asie, faisant ainsi le tour du globe. Comme Hawkins, il se battit contre l’Armada espagnole en 1588. Il mourut de maladie en 1596, à l’âge de 56 ans, après avoir attaqué San Juan, ou quelques galions espagnols étaient venus s’abriter.

    Piet Heyn et la flotte au trésor (1628)

    – Vos forces :
    Quatre galions rapides: Vergulde Valk, Hollandia, Dolfijn, Haarlem
    Deux sloops: Tijger, Postpaard
    700 hommes

    – Contexte politique : La Hollande est en guerre contre l’Espagne et alliée avec l’Angleterre. La France et l’Angleterre sont également en guerre contre l’Espagne.

    – Vos objectifs : Vous commandez une escadrille puissante mais lente, à la tête d’une flotte de corsaires hollandais. La Flotte au Trésor espagnole est un but excellent. Cependant la saison touche à sa fin. Vous devez commencer à chercher au large de La Havane, ou dans le détroit de Floride. Vous rencontrerez sûrement beaucoup d’autres bateaux plus petits, mais si vous avez de la chance et persistez, vous rencontrerez peut-être les galions transportant le Trésor.

    Si vous ne trouvez pas la Flotte au Trésor, n’hésitez pas à effectuer des raids sur un ou deux ports espagnols. Vos navires ne sont pas vraiment maniables, mais ils sont puissants. Dans une situation comme celle-ci, une bonne préparation, une exécution patiente et pas mal de chance sont la clé du succès.

    – Chronique historique : Piet Heyn était déjà un Capitaine célèbre lorsqu’il navigua sous les ordres de l’Amiral Willekens, et mena l’attaque de 1623 contre la colonie espagnole de Sao Salvador (Bahia), sur la côte brésilienne. Bien que la conquête ne dura qu’un an, les Hollandais découvrirent comment produire le sucre à partir de la canne à sucre; cette connaissance fut appliquée aux Antilles pendant les dix années qui suivirent. En 1626, Sao Salvador produisait à nouveau pour l’Espagne; Heyn n’avait d’autre solution que d’effectuer un nouveau raid!

    En 1628, Heyn se rendit aux Antilles avec une puissante flotte de guerre, composée de neuf grands navires de guerre et cinq sloops. Il traversa la Mer des Antilles, puis se dirigea vers la côte nord de Cuba. Au large de La Havane, il repéra la Flotte au Trésor espagnole, composée de quarante à cinquante embarcations. Il s’empara bien vite des neuf derniers bateaux, alors que les autres fuyaient dans toutes les directions, deux d’entre eux s’échouant.

    Quatre galions de la Flotte au Trésor royale se réfugièrent dans la baie de Matanzas, sur la côte cubaine. Heyn les pourchassa, engagea ses bateaux dans les hauts-fonds, pour s’approcher des Espagnols, lâcha quelques bordées et monta à l’abordage. Les Espagnols battus et démoralisés se rendirent ou s’enfuirent à terre, laissant 46 tonnes d’argent aux mains des Hollandais. Cette perte contribua à la ruine de l’économie espagnole, et donna au gouvernement hollandais les fonds nécessaires dont il avait besoin, à ce moment critique de la guerre de Trente Ans. Il y eut de grandes réjouissances à Amsterdam lorsqu’un sloop rapide arriva dans ce port pour répandre la nouvelle de la fabuleuse victoire de Heyn.

    L’Olonnais et le sac de Maracaibo (1666)

    – Vos forces :
    Un sloop
    Cinq chaloupes
    400 hommes

    – Contexte politique : La France est en guerre contre l’Angleterre et l’Espagne, et alliée à la Hollande. De plus, l’Angleterre et la Hollande sont en guerre.

    – Vos objectifs : Votre force comporte beaucoup d’hommes, mais a peu de puissance navale. Comme l’Ollonais, vos meilleurs objectifs consistent à attaquer les ports, plutôt que de vous battre en mer. Toutes les villes espagnoles, sauf les plus grandes sont à votre portée.

    Attention au moral fragile de vos hommes. Ces boucaniers de l’île de la Tortue sont impatients d’être riches. Ils ne toléreront pas les longues croisières qui ne rapportent rien. Mais vous devez sélectionner vos cibles soigneusement. Une déception peut rapidement entraîner une mutinerie.

    Cette expédition vous met au défi, mais n’est pas extrêmement difficile. Vous devez faire preuve de bon sens au début, puis exécuter le plan rapidement et avec assurance.

    – Chronique historique : Étant arrivé aux Antilles comme serviteur sous contrat d’un planteur de l’Hispaniola française, Jean David Nau venait à l’origine des Sables-d’Olonne, en Bretagne. Lorsque son contrat se termina en 1660, il se rendit immédiatement à l’île de la Tortue; en quelques années, il commandait sa propre flotte de boucaniers. Surnommé l’Olonnais, il était l’un des pirates les plus féroces et les plus inhumains qui aient jamais existés.

    En 1666, la terreur et le prestige associés à son nom étaient suffisants pour rassembler une flotte de petits bateaux, bondés d’hommes, se dirigeant vers Maracaibo. Il prit les forts par surprise et s’empara de la ville. Malgré un pillage sanglant qui dura presque deux semaines, la ville ne révéla que de modestes quantités d’or et d’argent.

    L’Olonnais s’arrêta ensuite à Gibraltar. Les Espagnols avaient rassemblé une milice puissante, mais après un combat difficile sur un terrain marécageux, les boucaniers de l’Olonnais sortirent vainqueurs. La ville fut pillée, ses habitants torturés et tués, et ses bâtiments laissés à l’état de ruines. Six mois après avoir quitté Panama, l’Olonnais arriva à l’île de la Tortue avec suffisamment de richesses pour rentrer en France dans l’affluence. Mais il s’était attendu à beaucoup plus.

    L’Olonnais monta une nouvelle expédition pour se rendre sur la côte du Nicaragua et du Honduras. Malgré sa barbarie et sa cruauté, il trouva si peu d’or que les bateaux de ses compagnons abandonnèrent sa petite bande, isolée et affamée. L’Olonnais et ses hommes durent attaquer des villages indiens dans les terres afin d’assouvir leur faim.

    Mais ceci ne lui rapporta pas ce qu’il avait escompté; ses hommes se dispersèrent et se mutinèrent lorsque les Indiens leur tendirent une embuscade pour se venger. Grièvement blessé par des flèches empoisonnées, l’Olonnais fut battu à mort.

    Henry Morgan, le pirate du Roi (1671)

    – Vos forces :
    Une frégate: Satisfaction
    Deux navires marchands: Lilly et Dolphin
    Une barque: Mayflower
    Deux sloops: Fortune, William
    Une chaloupe: Prosperous
    600 hommes

    – Contexte politique : L’Angleterre et la France sont en guerre contre l’Espagne.

    – Vos objectifs : Vous avez une force exceptionnelle vous permettant de combattre aussi bien en mer que sur terre. Vous pouvez embarquer des hommes supplémentaires et des vivres, ou bien vous aventurer immédiatement à attaquer n’importe quel endroit des Antilles, avec de fortes chances de réussite. Votre difficulté majeure consistera à vous procurer assez de nourriture pour vos hommes, et à maintenir leur moral en leur fournissant des occasions de pillages. C’est une expédition qui semble facile, mais pourra s’avérer une véritable gageure.

    – Chronique historique : Henry Morgan était un corsaire et boucanier célèbre. Lors de ses premiers voyages, il pilla Puerto Principe, et Gran Granada de l’autre côté du Nicaragua, s’attaqua aux fortifications de Puerto Bello, et suivit les traces de l’Olonnais à Maracaibo et Gibraltar, mais ces deux dernières villes contenaient peu de richesses, et abritaient de nombreux et farouches défenseurs espagnols.

    Le 24 août 1670, Morgan devint Amiral des corsaires sous les auspices du Gouverneur Modyford de Jamaïque. Il s’associa aux boucaniers français de l’île de la Tortue et de l’Hispaniola de l’ouest, gonflant ses forces à plus de 2000 hommes, ce qui lui permettait de s’attaquer à n’importe quoi. Son but était Panama, la ville la plus riche de l’empire espagnol d’outre-mer. Naviguant à contre courant, il débarqua et arriva aux portes de la ville en janvier 1671. Le gouverneur de la province, Don Juan Perez de Guzman, avait rassemblé ses troupes et sa milice dans la ville.

    Sur les plaines qui entouraient la ville, les deux forces se livrèrent un combat acharné. Les Espagnols furent vaincus. La ville fut prise, pillée, et brûlée. Mais le butin fut décevant. De nombreux riches Espagnols avaient fui avec leurs familles et leurs richesses, au lieu de rester pour défendre la ville.

    La mise à sac de Panama couronna la carrière de Morgan. Il se retira des affaires en pleine gloire. Bien que Modyford perdit son poste de gouverneur, et fût emprisonné après cette affaire, Morgan fut sacré chevalier. Il prit sa retraite en Jamaïque, ou il était un homme riche et respecté. Il mourut d’alcoolisme en 1688, à l’âge de 53 ans.

    Le baron de Pointis et la dernière expédition (1697)

    – Vos forces :
    Cinq frégates
    Un sloop
    1200 hommes

    – Contexte politique : La France est en guerre contre l’Angleterre et l’Espagne.

    – Vos objectifs : Votre force est la plus puissante dans la Mer des Antilles. Vous êtes libre de sélectionner la cible de votre choix et d’attaquer, La vraie question est: quelle quantité de richesses pouvez-vous emporter?

    Cette expédition est un voyage plaisant, fait pour les commandants qui aiment les « choses sûres ». Pour mettre un peu de piment dans cette expédition, sélectionnez le niveau de difficulté « Fier-à-bras ». Après tout, dans la vraie expédition, de Pointis et du Casse furent blessés au combat!

    – Chronique historique : En mars 1697, le Baron de Pointis était à Saint-Domingue (la colonie française de la partie occidentale d’Hispaniola), au commandement de treize navires de guerre de la marine royale française. La France de Louis XIV, en guerre contre l’Angleterre et l’Espagne, manquait d’hommes, de navires et d’argent. Le but du Baron: Cartagena. Il avait l’intention de porter un coup fatal aux Espagnols et de s’emparer de leurs richesses afin de renflouer les caisses de la France.

    Jean Baptiste du Casse, Gouverneur français depuis 1691, reçut l’ordre de soutenir de Pointis. Il rassembla des centaines de boucaniers et de corsaires locaux, sous le commandement de Jean Bernard Louis Desjeans, qui naviguait avec la flotte corsaire française des années 1680.

    L’expédition française arriva au large de Cartagena en avril, et commença à réduire la défense espagnole. Les forts isolés furent attaqués, souvent par les boucaniers, soutenus ensuite par le reste de la flotte. Isolés et démoralisés, les Espagnols se replièrent dans la ville. Les Français se déployèrent et ouvrirent le feu avec des mortiers de 24 et 36 livres, détruisant les fortifications de la ville.

    Le 6 mai 1697, le Gouverneur Don Diego de Los Rios y Quesada de Cartagena se rendit. Le Baron de Pointis s’empara des richesses disponibles, payant les boucaniers comme ses hommes (ce qui ne pesait pas lourd par comparaison au butin). Inquiet de se savoir recherché par une puissante escadrille anglaise, de Pointis fit route vers la France avec un trésor de 20 millions de Livres en sa possession.

    Les boucaniers, mécontents de leur part du butin, retournèrent à la ville décimée. Il se remirent à piller, saccager et torturer les habitants jusqu’à ce qu’ils rassemblent un butin de 5 millions de Livres. Pendant ce temps, de Pointis était intercepté par la flotte anglaise de Neville, au sud de la Jamaïque; mais les Français réussirent à se débarrasser des Anglais pendant la nuit, et prirent la fuite.

    La mise à sac de Cartagena, en 1697, fut la dernière grande expédition impliquant des boucaniers. Elle ne se serait pas produite sans la force d’invasion puissante et bien armée de de Pointis. Les différentes nations commençaient alors à envoyer des navires de guerre et des forces de la marine dans la Mer des Antilles. La liberté des pirates sur les mers touchait à sa fin.

     

    Une autre époque: la mer des Antilles dans son contexte historique

    Vers 1500, lorsque l’Espagne découvrit le bassin des Antilles, l’Europe émergeait à peine du Moyen Age. La plupart de ses habitants étaient des fermiers, des paysans, qui vivaient de la terre, et étaient dominés par des aristocrates propriétaires terriens. Certaines personnes vivaient dans les villes fondées au Moyen Age, mais les citadins constituaient une part peu importante de la population. Le commerce et l’industrie qu’ils produisaient n’avaient qu’un faible impact sur les vies de la majorité des habitants. Certaines personnes vivaient dans les rues, comme les camelots, les mendiants, les marins et les voleurs. Ils représentaient une source d’histoires et de contes pour les enfants.

    La période entre 1550 et 1650 fut surnommée le « Siècle de fer » car la vie des gens ordinaires était devenue très dure. La population de l’Europe avait rapidement augmenté depuis le début des années 1400. Vers 1500, le nombre d’habitants commença à excéder la quantité de terres arables. Le commerce et l’industrie s’étaient suffisamment développés, si bien que les paysans qui avaient peu de terres pouvaient produire des étoffes, ou bien aller vivre dans les villes pour trouver du travail.

    Ces entreprises ne pouvaient absorber qu’un surplus limité de population. Les hommes jeunes trouvaient également du travail dans les armées de mercenaires, qui servaient dans le conflit qui opposait les Catholiques aux Protestants. Malheureusement, ces emplois firent plus de mal que de bien, car les armées n’étaient pas aussi polies qu’aujourd’hui. Les soldats vivaient de la terre, ruinant les fermes et la vie des paysans. Les armées détruisirent ainsi la sous-structure économique de laquelle elles dépendaient. Les haines religieuses intenses ajoutaient une certaine férocité aux conflits, internationaux ou civils, dévastant tout sur leur passage. Vers la fin du 16ème siècle, la surpopulation, la guerre et les taxes croissantes engendrèrent une pauvreté sans précédent dans la majorité de l’Europe. Les villages étaient partagés entre les quelques chanceux qui avaient assez de terres pour faire vivre leurs familles, et ceux, beaucoup plus nombreux, qui devaient compter sur une bonne saison, et suffisamment de travail supplémentaire pour survivre. Les pauvres se rassemblaient dans les bas-quartiers des villes, alors que les mendiants et les brigands infestaient la campagne. Les vagabonds et les pauvres déracinés devinrent un problème insurmontable, grevant les fondations charitables, et peuplant les tribunaux.

    Les brigands étaient des mendiants qui prenaient au lieu de demander. Le résultat était souvent meilleur. Ces brigands étaient un groupe d’éléments hors-la-loi qui essayaient d’échapper à la pauvreté croissante. Dans les villes, ils volaient et cambriolaient, à la campagne, ils devenaient des bandits de grand-chemin. Sur les mers, ils étaient connus sous le nom de pirates. Les voleurs opéraient seuls ou en petits groupes, les brigands étaient rassemblés en bandes plus importantes, et les pirates travaillaient en grands groupes, car ils constituaient l’équipage d’un navire de bonne taille. Les pirates opéraient quelquefois au sein d’une flotte rassemblant plusieurs embarcations.

    La Méditerranée était réputée pour ses pirates, dont certains étaient même organisés en petits royaumes, en Barbarie, sur la côte d’Afrique du Nord. Le Nouveau Monde offrait de nouvelles possibilités pour les pirates. Mais, aussi bien les voleurs que les brigands ou les pirates devaient lutter pour survivre et s’attaquer continuellement aux autres, dans un monde difficile et sans pitié. Ils redistribuaient les richesses de ceux qui les avaient mais n’étaient pas capables de les protéger, à ceux qui ne les avaient pas, mais avaient le pouvoir de s’en saisir.

    Un brigand ou un pirate choisissait peut-être ce métier pour survivre au départ, mais continuait ensuite pour pouvoir prospérer. Dans une société déchirée par la guerre et les conflits religieux, dont les gouvernements étaient faibles et incertains, le succès assurait le succès, et le pouvoir respectait le pouvoir. Une bande de brigands pouvait rejoindre une armée comme un groupe de mercenaires. Un pirate pouvait occasionnellement se mettre au service d’un gouvernement. Les gouvernements trouvaient opportun d’utiliser les pirates contre leurs ennemis, et les pirates profitaient de ce support officiel, qui prenait la forme d’une Lettre de Marque.

    Un pirate pouvait se battre au côté d’un Comte, défendant la cause d’un roi qu’il connaissait à peine et dont il se souciait peu. Cependant, un bon service pouvait entraîner une bonne récompense: richesses, terres, légitimité, et peut-être même un titre de noblesse! Un homme qui commençait sa vie dans la pauvreté pouvait se retrouver un jour à côté des vieilles familles d’aristocrates, à la tête du royaume depuis des générations.

    La guerre et la pauvreté atteignirent leur apogée en 1618, lorsque débuta la guerre de Trente Ans. Ce qui commença comme une querelle religieuse en Allemagne, devint une lutte constitutionnelle lorsque les Habsbourg tentèrent de consolider leur emprise sur cette terre. La Hollande, le Danemark, la Suède et plus tard la France, durent intervenir pour aider les protestants allemands à contrecarrer ces plans. Cette guerre internationale transforma certaines zones de l’Allemagne en friches. Les entrepreneurs remplacèrent les rois et les empereurs faibles. Ils créèrent d’énormes armées de mercenaires qui dévastèrent la campagne, comme une invasion de sauterelles. C’était l’âge d’or pour les mercenaires et les pirates; les soldats et les Capitaines vendaient leurs services au plus offrant, et changeaient de camp si cela leur semblait opportun.

    Mais même les plus grands mercenaires furent vaincus au combat par une armée nationale bien organisée (celle du roi Gustave Adolphe de Suède); ses soldats avaient été recrutés par conscription nationale, et entretenus par les taxes et impôts nationaux. Les Français utilisèrent également une armée nationale, suivant le modèle suédois. La guerre civile en Angleterre fut matée par la « Nouvelle Armée » de Cromwell, formée selon les mêmes principes. Alors que la moitié du 17ème siècle approchait, l’époque des mercenaires et des pirates était en déclin en Europe. Dans quelques décennies, ces nouvelles puissances et organisations nationales allaient s’étendre jusqu’aux Antilles, et les débarrasser des boucaniers et des pirates.

    La montée des gouvernements nationaux amena de nouvelles taxes, des administrations centralisées oppressives, et des bureaucrates gouvernementaux dont les pouvoirs rivalisaient avec ceux de l’ancienne noblesse. Une série de révolutions en Espagne, au Portugal, en Italie et en France, et des conflits constitutionnels quasi-révolutionnaires partout ailleurs, indiquaient la résistance des classes inférieures et de la noblesse locale au nouvel ordre établi. Mais les puissants gouvernements nationaux remportèrent la victoire. Désormais, l’État ne tolérerait plus que des agents indépendants utilisent les techniques de la guerre. Les armées étaient sous contrôle du roi, disciplinées et se ravitaillaient aux dépôts. Les marins avaient reçu l’ordre de se débarrasser des pirates, tout en combattant les autres pays. Ce nouvel ordre était représenté par la France de Louis XIV, le Roi Soleil.

    Les colonies qui bordaient la Mer des Antilles ne servaient plus de mines d’argent à l’Empire espagnol. Les nouvelles colonies anglaises et françaises, les « îles de sucre », étaient l’un des points du commerce triangulaire entre cette région, l’Europe et l’Afrique. Ce fut le développement économique le plus important, qui aida l’Europe à nourrir sa population croissante, à la fin du 17ème et au 18ème siècles. Les conditions étaient toujours dures pour une grande partie de la population, mais la prospérité se développa parallèlement à l’économie, qui découvrit de nouvelles formes et énergies.

    Les pirates ne menaçaient guère cette richesse, car les navires des différents royaumes européens avaient mis un terme depuis longtemps à l’hégémonie de la piraterie en haute mer. L’ère des flibustiers était révolue. L’ère des bureaucrates commençait.

    Edward Bever, PhD (Histoire)

     

    Les périodes historiques

    L’empire d’argent (1560-1600)

    L’Empire espagnol était à son apogée à cette époque, aussi bien en Europe que dans le Nouveau Monde. L’Empire était construit sur une montagne de lingots d’argent provenant du Mexique et du Pérou. Ces lingots finançaient la gloire impériale de l’Espagne, mais encourageaient également des politiques économiques peu judicieuses, qui allaient ruiner le pays. Les Antilles fournissaient également des tonnes de cuir non traité. Les grands colons espagnols préféraient posséder des troupeaux que de travailler dans des fermes et des plantations. Les ranchs étaient l’équivalent des grandes propriétés en Espagne.

    La Hollande, province éloignée de ce vaste empire, se révolta contre les Espagnols dans les années 1560. L’Angleterre, dirigée par Elizabeth I (1558-1603), développa également une politique anti-espagnole. La France avait été et était toujours anti-espagnole, étant entourée des territoires des Habsbourg, qui contrôlaient les trônes espagnol et autrichien, ainsi qu’une partie de l’Italie.

    A cette époque, l’Espagne était la seule nation européenne possédant de grandes colonies dans le Nouveau Monde. A l’exception d’une tentative peu convaincante à Ste Augustine, les autres puissances européennes ne possédaient que quelques mouillages provisoires et quelques villes de tentes, bases de fortune pour la piraterie et la contrebande, qui apparaissaient et disparaissaient avec les saisons.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Cartagena, Panama, Santiago, et Saint-Domingue étaient les principales villes de l’Empire espagnol aux Antilles. Toutes ces villes, à l’exception de Panama, étaient entourées de fortifications, et abritaient de grosses garnisons. La vie y était chère. La demande pour les marchandises européennes était forte, mais les lois du commerce espagnol étaient respectées. San Juan (sur Puerto Rico) était presque aussi important que les grandes villes.

    La Havane était un port en pleine croissance qui, à cette époque-là, allait devenir l’une des nouvelles grandes villes de la région. Les arrêts fréquents de la Flotte au Trésor espagnole contribuèrent à gonfler l’économie de La Havane. Vera Cruz et Nombre de Dios étaient des villes malsaines, qui ne prospéraient que lorsque la Flotte annuelle arrivait. D’énormes quantités de richesses provenant du Pérou et du Mexique étaient chargées sur les navires dans ces ports.

    Des villes plus importantes du point de vue politique, ou la demande de produits européens était forte, étaient Campeche, Cumana et Maracaibo.

    Les villes qui avaient des difficultés économiques, et étaient donc plus enclines à faire du commerce avec les étrangers, comprenaient les ports de la Jamaïque et l’Hispaniola sous-développées, (sauf la capitale Saint-Domingue), et les ports moins importants de la Mer des Antilles, comme Santa Marta, Gibraltar, Coro, Puerto Cabello et Margarita, qui tirait sa richesse de la production de perles. Les capitales à l’intérieur des terres, comme Villa Hermosa et Gran Granada, étaient encore économiquement faibles. Elles avaient été toutes deux en ligne de front de la conquête espagnole quelques années auparavant.

    La Trinité était une petite ville, mais commençait déjà son rôle unique de point d’échange entre les cargos venant de l’Atlantique et le commerce local antillais, activités illégales aux yeux des lois espagnoles, mais néanmoins rentables. Les contrebandiers avaient accès à un stock de marchandises européennes bon marché, ainsi qu’à un marché pour vendre du cuir.

    – Les autres colonies : La seule colonie qui n’était pas espagnole était la colonie française de Sainte Augustine en Floride. Quelques bases de flibustiers anglaises et françaises existaient sur la pointe de la Floride et aux Bahamas. La population de ces bases n’était pas stable et leur richesse incertaine.

    Le seul gouverneur officiel était basé à Sainte Augustine. A moins que d’autres colonies ne se développent ou changent de nationalité, restez en bons termes avec les Français. Tous les titres, promotions, et terres non-espagnols vous seront accordés par le gouverneur français.

    Chances de succès :

    Pour réussir votre carrière à cette époque-là vous aurez besoin de qualités exceptionnelles et de ruse. Tous les ports les plus importants sont contrôlés par les Espagnols, ce qui force les autres à faire du commerce avec eux (comme Hawkins essaya de le faire), ou à les prendre d’assaut (la méthode de Drake). Le commerce améliore la situation économique des villes, les rendant plus obéissantes aux lois espagnoles, et moins disposées à faire du commerce avec vous. Les conquêtes sont difficiles, particulièrement celles des villes à grande population, et sont quelquefois mises en danger par des contre-attaques espagnoles. De plus, une fois que vous avez entamé un conflit, et que les Espagnols deviennent hostiles, vous devez attendre une « Amnistie des Pirates » avant d’essayer de faire d’autres échanges.

    Vous devez diriger vos hommes de façon équitable. Essayez d’éviter de diviser le butin aussi longtemps que possible. Il peut être extrêmement difficile de recruter de nouveaux membres d’équipage.

    – Le Seahawk anglais : Soutenu par votre monarque, vous avez une force flexible et puissante. Vous aurez besoin de trouver rapidement une source de profits, afin de renflouer vos caisses.

    – Le corsaire français : Votre petit navire à grande voilure, ne fait pas le poids contre un galion de guerre. Si vous rencontrez un ennemi puissant, vous aurez tout intérêt à étre discret. Même si vous arriviez à survivre à cette rencontre, votre équipage risquerait d’être tellement réduit, qu’il vous faudrait peut-être des mois pour le reconstituer avec de nouvelles recrues.

    – Le renégat espagnol : Vous commencez dans une position de faiblesse regrettable, et vous devez prendre beaucoup de risques pour améliorer votre situation financière. Ce n’est pas une vie pour les mauviettes!

    Les marchands et les contrebandiers (1600-1620)

    Après les années 1590, l’Empire espagnol commença à décliner et sombrer dans le chaos, aussi bien militaire qu’économique. Des politiques économiques peu judicieuses combinées à une aristocratie bornée, et une église puissante et restrictive, allaient condamner l’Espagne à la ruine pendant des siècles.

    En Amérique, les fortifications coûteuses et les garnisons s’étaient multipliées, mais les cargaisons d’argent et les navires marchands espagnols commençaient à se faire rares. L’empire en Amérique était en fait un empire vide. Les maladies amenées par les Européens dans le Nouveau Monde, infligèrent un siècle d’horribles épidémies. Le bassin antillais se dépeupla rapidement. Au Mexique, la population indienne fut réduite de 25 millions en 1500 (avant la conquête) à moins de 2 millions en 1600.

    Les réserves de nourriture diminuaient, en raison du manque de fermiers, et la production des mines dégringolait par manque d’ouvriers. En 1600, la population espagnole au Mexique ne rassemblait que 100 000 personnes. Mais ce qui était pire, les Espagnols ne faisaient pas partie de la société productive; ils s’attendaient à mener une existence grandiose, servis par des esclaves et des péons indiens. Cette mentalité était développée dans toutes les iles de la Mer des Antilles.

    Contrairement à l’Espagne, l’Angleterre et la France étaient des nations en pleine croissance. A cette époque-là, ces deux nations étaient gouvernées par de nouveaux rois qui cherchaient à établir des relations pacifiques avec l’Espagne. Bien que ceci réduisit les perspectives des pirates et des flibustiers, aucun monarque ne découragea la colonisation. La réputation de l’Amérique pour ses richesses, son climat tempéré et ses terres libres en faisaient un endroit attirant. Plusieurs Français et Anglais se lancèrent dans de nouvelles aventures coloniales.

    Les Pays-Bas, après des décennies de conflit avec l’Espagne, étaient proches de la victoire. Chose surprenante, la Hollande était un miracle économique. Une fois la paix revenue, les entreprises commencèrent à se multiplier. Avec de nouveaux bateaux, des sociétés par actions, et la trêve de douze ans, les intérêts commerciaux hollandais commencèrent à apparaître dans le monde entier. Cependant, les grandes compagnies hollandaises s’intéressaient surtout à l’Asie et l’Indonésie, laissant les Antilles aux compagnies plus petites.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles :
    Les villes de Cartagena, La Havane, Panama, Saint-Domingue, et Santiago étaient les capitales des Antilles. Leur population était importante, et elles étaient riches, fortifiées, abritaient d’importantes garnisons, et toléraient peu les étrangers. Les prix étaient régis par le tabac et les marchandises européennes.

    Au Panama, Puerto Bello remplaça Nombre de Dios en tant que port ou arrivait le Train d’Argent et la Flotte au Trésor espagnole. Vera Cruz continuait à desservir l’intérieur du Mexique. Ces deux villes étaient cependant malsaines, ce qui limitait leur croissance et leur succès économique.

    La majorité de la Mer des Antilles et de l’intérieur de l’Amérique centrale était à présent viable. Les petites villes antillaises produisaient du tabac et accueillaient les contrebandiers. L’arrière-pays du Mexique accueillait également les contrebandiers du tabac.

    La Trinité était ouvertement considérée comme un port de contrebande. Les contrebandiers antillais pouvaient vendre leur tabac à un prix raisonnable, et acheter ensuite des marchandises européennes aux marchands qui venaient de l’Atlantique. Le gouverneur espagnol, sans fortifications pour ses ports, et supporté par une garnison ridicule, ne pouvait rien faire d’autre que d’accepter des pots de vin et détourner les yeux.

    – Les colonies anglaises : Des colonies existaient sur Sainte Lucie et Grenada, mais elles étaient menacées par les Indiens cannibales des Caraïbes. Ces deux îles avaient besoin d’importations régulières de vivres, Elles ne possédaient pas de grandes plantations de tabac, ou de défenses organisées.

    – Les colonies françaises : Les colonies françaises n’existaient pas, mais on pouvait trouver aux Bahamas, de vieux mouillages autour desquels s’érigeaient quelques tentes. Il n’y avait pas non plus d’agriculture locale. La nourriture coûtait cher: il n’y avait pas grand chose pour ravitailler un navire.

    – Les colonies hollandaises : Bien que les cargos hollandais aient été nombreux dans ce secteur, il n’existait pas de ports (« usines ») hollandais. Les Pays-Bas finançaient à l’époque les tentatives de colonisation aux Indes, et notamment en Indonésie. Les Hollandais passaient le plus clair de leur temps à échanger des marchandises de contrebande avec les colonies espagnoles plus petites. La Trinité représentait leur port d’attache officieux dans le Nouveau Monde.

    Chances de succès :

    A cette époque, les difficultés sont similaires à celles de 1560. L’Europe se tourne alors vers la paix, ce qui n’arrange pas les perspectives de profit des corsaires. La pauvreté des ports alliés et la perspective de paix devraient vous inciter à trouver des ports espagnols alliés afin de faire de la contrebande entre ces derniers et La Trinité; ajoutez à ceci quelques voyages vers les nouvelles colonies anglaises, ou les vieux mouillages français du nord.

    – L’explorateur anglais : La situation et les stratégies de cette époque ressemblent à celles des décennies précédentes. Vaut-il mieux mener une vie paisible de commerce et de contrebande, ou bien chercher la guerre et organiser des expéditions pirates? Vos nombreux hommes d’équipage suggèrent les expéditions pirates, mais votre gros navire marchand, lent et peu armé, rend le commerce également attirant.

    – L’aventurier français : Votre bateau et son équipage sont bien adaptés aux expéditions pirates. Cependant, le manque de ports alliés importants est un handicap sérieux, vous empêchant de recruter des hommes ou de vendre les marchandises dont vous vous êtes emparées. La conquête de quelques ports espagnols, dans lesquels vous allez installer des administrations alliées, doit être, pour vous, une priorité.

    – Le commerçant hollandais : Votre navire est parfaitement adapté aux échanges commerciaux, mais il est lent et mal équipé pour le combat. Vous n’utilisez jamais plus de vingt membres d’équipage pour faire du commerce. L’équipage minimum doit être composé de huit hommes pour manœuvrer le navire. Payez vos hommes et trouvez de nouvelles recrues afin de garder un bon moral parmi les membres d’équipage. Utilisez La Trinité comme base et essayez plusieurs villes espagnoles. Essayez de savoir quels gouverneurs sont tolérants et lesquels ouvrent le feu sur les étrangers. Organiser des attaques pirates contre les Espagnols est assez complexe, et vous perdrez des privilèges commerciaux jusqu’à ce que l’Espagne vous offre une Amnistie.

    – Le renégat espagnol : La vie d’un renégat, bien que jamais facile, était particulièrement difficile à cette époque. Seuls les plus courageux peuvent s’engager dans cette aventure.

    Les nouveaux colons (1620-1640)

    L’Europe était à feu et à sang en raison d’un nouveau conflit qui opposait les Catholiques aux Protestants (la Guerre de Trente Ans). Le déclin de l’Empire espagnol en Amérique continuait, les villes étaient financièrement plus faibles, et comptaient moins de soldats. L’économie et la culture stagnaient. Les ranchs, les plantations et les mines espagnols, dépendaient de plus en plus des esclaves importés d’Afrique.

    La Hollande était le numéro un du commerce maritime. Les compagnies hollandaises tournaient enfin leur attention vers les Antilles. Une nouvelle guerre avec l’Espagne offrait des possibilités aux grandes sociétés par actions, qui finançaient les expéditions militaires contre les Espagnols. Les vieux mouillages de pirates anglais et français étaient envahis par les navires de guerre hollandais.

    En Angleterre, l’économie déclinante, et l’intolérance grandissante envers les Protestants radicaux (comme les puritains), engendrèrent de nouvelles tentatives de colonisation. Après avoir renoncé aux colonies de Sainte Lucie et de Grenada, et pratiquement perdu la Virginie, de nouvelles colonies furent fondées. Ces colonies allaient persévérer.

    La France, aux mains du Cardinal de Richelieu, connaissait une fois de plus des guerres civiles, qui opposaient les protestants Huguenots au gouvernement catholique. Dans les années 1620, les Huguenots français fuyaient leur pays, pour fonder des colonies dans le Nouveau Monde. Ensuite, dans les années 1630, la France entra dans le cataclysme de l’Allemagne: la Guerre de Trente Ans.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Les villes de Cartagena, La Havane, et Panama demeuraient les capitales des Antilles. Santiago et Saint-Domingue, les anciennes capitales, avaient été reléguées à un rôle secondaire, bien que toujours riches, par rapport à la plupart des villes du Nouveau Monde.

    Beaucoup de villes des Antilles étaient économiquement viables, mais peu d’entre elles étaient prospères. Dans certaines villes, le tabac était une récolte d’exportation bon marché. Les villes moins développées dans l’arrière-pays de la Jamaïque et d’Hispaniola, ravitaillent les ports en vivres et en eau.

    La Trinité demeurait un port de contrebande réputé, ou les marchandises européennes abondaient, à des prix très raisonnables, alors que le tabac se vendait à bon prix. Cependant ce port était éclipsé par les nouvelles colonies anglaises, au nord.

    – Les colonies anglaises : La Barbade, premier succès anglais aux Antilles, se développait rapidement. Les navires britanniques l’utilisaient comme port d’attache aux Antilles. Comme à La Trinité, les marchands transatlantiques achetaient le tabac à bon prix. La colonie de Nevis était plus récente et plus petite. La nouvelle colonie de l’île Providencia, au large de la côte des Mosquitos, au cour de l’Empire espagnol, était la base principale des corsaires et des pirates de la Mer des Antilles.

    – Les colonies françaises : Sur l’île partagée de Saint Christophe (Saint Kitts pour les Anglais), les Français avaient l’avantage. Cette colonie était largement catholique, alors que la présence officieuse mais grandissante qui s’établissait dans la partie nord-est d’Hispaniola était en majorité protestante. Ces Huguenots entreprenants avaient déjà réclamé l’île de la Tortue au large, et avaient également fondé Petit Goave.

    – Les colonies hollandaises : Les colonies hollandaises à part entière étaient rares. En plus des mouillages de pirates en Floride et aux Bahamas, les Hollandais avaient établi une « usine » (ville de commerce) sur une île située au centre de la Mer des Antilles: Curaçao.

    Chances de succès :

    Les nouveaux ports coloniaux sont inespérés pour les corsaires, qui ont maintenant un emploi légal, grâce aux guerres qui font rage en Europe. Les chaloupes et les barques des pirates pullulent aux Antilles. Les forces espagnoles continuent de diminuer, surtout en mer. Une force bien équipée peut même essayer d’arraisonner la Flotte au Trésor, en haute mer.

    Mais il faut faire attention aux développements politiques. L’Espagne est capable d’organiser périodiquement des contre-attaques, afin de se débarrasser des colonies ou des bases de flibustiers gênantes.

    – L’aventurier anglais : Ne soyez pas timide devant les Espagnols. Après vous être constitué une réputation, une fortune et une flotte, vous pouvez vous aventurer sur les terres, et essayer de piller les petites villes. Les possibilités abondent pour les courageux.

    – Le Huguenot français : Votre barque est un navire pratique aux Antilles, et bien équipé pour mener des attaques pirates contre les Catholiques espagnols, et leur horrible inquisition. La Tortue et Petit Goave sont des bases idéales, au cœur du territoire espagnol et proches du détroit de Floride et de la Flotte au Trésor annuelle.

    – Le corsaire hollandais : Vous avez une force très puissante, mais vous manquez de bases. Liez-vous d’amitié avec les Français et les Anglais (sans vous préoccuper de l’opinion de votre gouvernement). Pouvez-vous imiter l’exploit de Piet Heyn, en 1628, et capturer la Flotte du Trésor espagnole?

    – Le renégat espagnol : Comme dans les années 1560 et 1600, la vie d’un renégat n’est pas enviable, mais les conditions se sont un peu améliorées. Il existe peu de colonies non-espagnoles; il vaut mieux donc pour vous être en bons termes avec l’Angleterre, la France, et la Hollande.

    La guerre du profit (1640-1660)

    En Allemagne, en Hollande et en France, la dernière guerre de religion européenne (la Guerre de Trente Ans), qui avait commencé en 1618, dégénérait en famine et épidémies dans un décor de ruines. Ayant évité les désastres européens, l’Angleterre était cependant au bord sa propre guerre civile, qui allait aboutir à la dictature militaire courte et brutale d’Oliver Cromwell, et de ses armées protestantes.

    De toutes les nations européennes, l’Espagne était dans la plus mauvaise position. Les conditions économiques et politiques étaient si mauvaises que les provinces se révoltaient contre la faillite et le gouvernement inefficace.

    Les désastres de l’Europe offraient de nouvelles possibilités aux Antilles. Les colonies espagnoles étaient en déclin militaire et économique. Les flibustiers et les corsaires, vétérans des conflits européens, pouvaient piller et saccager les possessions des Espagnols, sans peine, et sans être harcelés par les gouvernements européens. Les colonies non-espagnoles se multipliaient rapidement, peuplées par des bateaux entiers de réfugiés. Alors que certains se consacraient à une économie de plantations, d’autres adoptaient la vie des boucaniers. A ce moment-là, les marchands hollandais faisaient fortune en transportant les marchandises entre c nouvelles colonies. Le commerce pacifique ne rapportait peut-être pas aussi gros que la piraterie, mais était beaucoup plus sûr.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Les villes espagnoles les plus importantes demeuraient tout de même les capitales de la région: Panama, Cartagena, La Havane, et Santiago. L’économie de ces villes était saine et elles pratiquaient des prix élevés.

    San Juan et Saint-Domingue prospéraient, mais leur population était constituée de vieilles familles aristocratiques, aux goûts de luxe. Les deux villes étaient entourées de fortifications et équipées de garnisons.

    Toutes les autres villes espagnoles éprouvaient des difficultés à prospérer. Les villes de l’arrière-pays étaient sur le point de disparaître sous la vague des immigrants anglais, français et hollandais.

    – Les colonies anglaises : La Barbade était la capitale officieuse des Antilles anglaises. C’était un port de commerce de rêve. Les marchandises européennes y étaient librement disponibles, le sucre se vendait à bon prix, et les marchands locaux étaient riches et bien achalandés.

    Les colonies de St. Christophe et Nevis étaient fortes sur le plan économique, et bien peuplées, alors qu’Antigua, Montserrat, Bermuda et Eleuthera étaient des colonies plus récentes, plus petites, peu peuplées, ou les prix étaient bas et les entrepôts minuscules.

    – Les colonies françaises : La Guadeloupe et la Martinique étaient les deux colonies principales des petites Antilles. Cependant, tous les yeux étaient tournés vers ce port fortifié, base de pirates, corsaires et boucaniers de toutes sortes: l’île de la Tortue. Ce nom seul inspirait la terreur.

    La colonie française de Petit Goave, à l’intérieur d’Hispaniola se développait lentement. Les corsaires français utilisaient encore des mouillages sur la pointe de la Floride pour piller les Espagnols qui s’aventuraient dans le détroit de Floride, ou pour descendre sur la côte nord de Cuba.

    – Les colonies hollandaises : Curaçao était l’équivalent hollandais de la Barbade. Ce grand port franc, riche et bien défendu, offrait de bons prix pour le sucre, et vendait de grandes quantités de marchandises européennes. Un second port franc international se développait à St. Eustache, alors que que le paisible St. Martin abritait les planteurs de canne à sucre, et autres pacifistes.

    Chances de succès :

    Les possibilités abondent et le succès n’est pas loin. L’Espagne est pratiquement toujours en guerre avec quelqu’un, et parfois même avec tout le monde! Le pouvoir militaire espagnol devenu trop faible, facilite les possibilités de piraterie et de pillage. Après l’attaque de riches Espagnols, une expédition ne se termine jamais sans un passage à l’île de la Tortue, la Barbade ou Curaçao.

    – L’aventurier anglais : En tant que corsaire, tout est en votre faveur. Plusieurs colonies anglaises alliées sont prêtes à acheter les marchandises que vous avez prises, alors que les tavernes sont pleines de marins cherchant à s’embarquer, sous les ordres d’un bon Capitaine. Les gouverneurs souriants vous serrent la main, et vous donnent des terres et des récompenses pour vos efforts. C’est beau la vie, n’est-ce pas?

    – Le corsaire français : Pour les Français, la piraterie est une industrie grandissante, offrant de gros profits, comme pour les Anglais. L’île de la Tortue est une base idéale pour de telles activités, étant située entre Saint-Domingue et les grandes villes de Cuba, ce qui permet d’intercepter les riches flottes qui passent par le détroit de Floride. Pas très loin, au sud, se trouvent les colonies espagnoles, et le port allié de Curaçao.

    – Le marchand hollandais : Fatigués de guerroyer, beaucoup de Hollandais préfèrent faire du commerce. Les nouvelles colonies françaises et anglaises, en plein développement, offrent de grandes possibilités à des marchands rusés. Les routes commerciales entre les grandes et riches colonies, et les nouvelles, plus petites, peuvent rapporter des profits considérables. On peut aussi faire du commerce avec les villes espagnoles plus pauvres, qui ont du sucre et des denrées alimentaires à bas prix, qui se vendent à bon prix à Curaçao ou la Barbade. Bien sûr, l’attrait de la piraterie reste fort!

    – Le renégat espagnol : C’est l’une des deux époques (avec 1660) ou la vie d’un renégat peut être assez plaisante. Attaquer les Espagnols est une occupation qui rapporte, par temps de guerre ou de paix.

    Les boucaniers héroïques (1660-1680)

    Le déclin de l’Empire espagnol continua lorsque le régent de Charles II, négligent et inepte, succéda au roi Philippe IV, devenu sénile. Charles II devint roi à l’âge de quatre ans, en 1665. Les colonies espagnoles d’Amérique furent laissées sans protection militaire, et les interférences économiques de l’Espagne diminuèrent également. Ceci, combiné à une hausse de la production des mines d’argent, entraîna une reprise de l’économie hispano-américaine.

    L’Angleterre, la France et la Hollande étaient devenues des puissances coloniales importantes. Jalouse du succès commercial de la Hollande, l’Angleterre entama une guerre économique contre elle, en émettant une loi sur la navigation en 1651 et sur les matières premières en 1663; ces lois limitaient le commerce et risquaient de ruiner les marchands hollandais pratiquant le libre échange. Ces lois causèrent trois guerres en vingt ans.

    Louis XIV avait finalement pris le contrôle de la France, après la mort du cardinal Mazarin, en 1661. La politique étrangère agressive du Roi Soleil engendra constamment des conflits avec l’Angleterre, la Hollande, et l’Espagne. Bref, à cette époque-là, l’Europe était un terrain propice aux querelles et aux guerres, de nature internationale, ou les ennemis et les alliés changeaient constamment.

    Aux Antilles, les gouverneurs étaient menacés de toutes parts. St. Eustache changea de mains dix fois, entre 1664 et 1674. Les gouvernements européens ne fournissant pratiquement pas de forces militaires, les gouverneurs demandaient aux boucaniers, aux corsaires et aux pirates de garder leurs colonies, et de combattre l’ennemi. Mais ces guerriers ne pensant qu’au profit étaient parfois difficiles à contrôler.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Panama, La Havane, et Cartagena étaient toujours les trois plus grandes villes espagnoles, riches, fortifiées, et équipées d’une garnison. Santiago, Saint-Domingue et San Juan conservaient une taille raisonnable, mais étaient en déclin. Les autres villes espagnoles recommençaient à prospérer, mais leur faiblesse militaire en faisait la proie des boucaniers et des pirates.

    – Les colonies anglaises : La Barbade demeurait une grande colonie anglaise, et St Christophe n’était pas loin derrière. Prise à l’Espagne en 1655, la Jamaïque abritait Port Royal, le nouveau port des boucaniers anglais, au cœur de l’Empire espagnol, pas loin des colonies françaises d’Hispaniola.

    – Les colonies françaises : Dans les Petites Antilles, la Guadeloupe et la Martinique étaient les bastions principaux de la puissance française, alors qu’autour de la partie occidentale d’Hispaniola, l’île de la Tortue, Port-de-Paix, Petit Goave et Léogane étaient les places fortes des boucaniers, parmi la richesse croissante des plantations de canne à sucre françaises.

    – Les colonies hollandaises : Curaçao était la colonie hollandaise principale et l’un des plus grands ports francs du monde. St. Eustache le dépassait presque, mais les conquêtes successives avaient endommagé son économie.

    Chances de succès :

    Cette époque est souvent appelée « l’âge d’or de la piraterie ». Les conflits sont nombreux, tout comme les ports, espagnols ou non, pouvant être attaqués ou utilisés comme bases. En raison de la faiblesse militaire de l’Espagne, ses bateaux et ses villes sont des cibles populaires pour les boucaniers et les pirates de toutes nationalités.

    – Le boucanier anglais : Port Royal constitue une base excellente, mais la Barbade est encore le meilleur endroit pour échanger de grandes quantités de marchandises pillées à un très bon prix. L’inconvénient principal de Port Royal est son manque de bons marins; il faut souvent se rendre dans les villes de boucaniers françaises d’Hispaniola pour trouver des hommes disponibles. Une base aux Caraïbes vous donne accès aux principaux ports anglais, afin de recruter facilement des membres d’équipage.

    – Le boucanier français : Corsaire ou pirate, il est conseillé de ne pas provoquer les querelles avec une ou deux nations, de façon à avoir des partenaires commerciaux, au cas ou la paix serait établie. Il est extrêmement facile de recruter des membres d’équipage dans les environs d’Hispaniola, avec quatre ports de boucaniers français à quelques encablures les uns des autres.

    – L’aventurier hollandais : Les Hollandais de cette époque-là n’hésitaient pas à offrir leurs services aux autres nations, et cherchaient toujours la meilleure occasion (l’aventure et le profit), qu’elle soit pacifique ou belliqueuse. N’ignorez pas les avantages du commerce pacifique. Souvenez-vous, la Barbade et Curaçao sont les deux ports les plus riches des colonies non-espagnoles, ou vous pouvez échanger ou vendre les marchandises que vous avez pillées.

    – Le renégat espagnol : Bien que la vie d’un renégat ne soit jamais facile, cette époque-là est plutôt positive. Attaquer les possessions espagnoles est, bien entendu, de mise.

    Le déclin des pirates (1680-1700)

    L’Europe était encore en guerre, les alliances se multipliaient et les partenaires changeaient souvent. Mais, les politiciens et militaires avaient tiré une leçon des ravages des boucaniers en Amérique: les guerriers qui se battaient pour le profit, pouvaient ruiner l’économie locale. Les nations avaient également développé des flottes et des armées plus importantes et plus puissantes, assez grandes pour que des détachements fussent envoyés dans les colonies antillaises.

    Tout ceci mit en danger les corsaires et les boucaniers. L’Espagne était peut-être gouvernée par un idiot, mais les pirates disparurent, chassés des mers par une escadrille navale anglaise basée à Port Royal. Les Lettres de Marque étaient de plus en plus difficiles à obtenir. Les boucaniers de toutes nationalités se rassemblèrent sous le drapeau français, en 1684, lorsque la France accorda de nouveau des Lettres de Marque.

    Sur le plan économique, toutes les nations regroupées aux Antilles virent leur richesse augmenter, tout comme le commerce. Bien que les pirates n’aient pas tout à fait disparu, le futur s’annonçait sous la forme de commerce pacifique et de contrebande.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : La Havane, Panama, Cartagena et Santiago étaient toujours des villes importantes, malgré les attaques et les mésaventures du siècle précédent. Caracas avait acquis le rôle de port principal desservant la « terre ferme », c’est-à-dire l’Amérique du Sud, alors que Saint-Domingue et San Juan étaient passés au second rang, isolés parmi les riches îles françaises et anglaises.

    – Les colonies anglaises : Port Royal, la Barbade et St. Christophe étaient les grands ports anglais; les autres ports anglais des Antilles représentaient des lieux d’échanges prospères. Les Bahamas représentaient la nouvelle frontière coloniale. Nassau était un grand port de pirates. Une petite colonie anglaise s’était même développée à Belize, au Honduras!

    – Les colonies françaises : L’aspect de l’empire colonial français n’avait pas beaucoup changé en deux décennies. La Guadeloupe et la Martinique demeuraient les capitales économiques jumelles, rivalisant avec les plus grands ports anglais. L’île de la Tortue avait entamé son déclin, mais les villes d’Hispaniola, comme Port-de-Paix, Petit Goave, et Léogane prospéraient.

    – Les colonies hollandaises : Comme l’Empire français, l’Empire hollandais n’avait pas beaucoup changé: Curaçao était un grand port franc, St Eustache se remettait des désastres de la guerre, et essayait de vivre du commerce qu’il effectuait avec son voisin anglais récalcitrant. St. Martin, le satellite du nord, continuait de développer ses plantations.

    Chances de succès :

    Les perspectives de cette époque sont aussi bonnes que celles de 1660 et 1670. Cependant, les navires de guerre qui mènent la chasse aux pirates se font de plus en plus nombreux, et les ports non-espagnols grandissent et sont mieux fortifiés. En fait, la répartition équitable des ports faibles et forts aux Antilles, assure les meilleures perspectives de commerce depuis cinquante ans. Si vous adoptez une attitude belliqueuse, profitez des Amnisties de pirates lorsqu’elles sont offertes, de façon à vous préparer à une paix soudaine.

    – Le pirate anglais : Vous avez toujours voulu vivre comme un pirate; eh bien, c’est le moment d’essayer! Nous conseillons aux novices de faire une ou deux expéditions dans les années 1660, pour goûter à la piraterie, avant de vous livrer à une vie de criminel des mers. Attention aux chasseurs de pirates de la marine!

    – Le boucanier français : Les commissions de corsaire sont toujours disponibles. Profitez-en pour attaquer les Espagnols. Mais, attention aux Gardes Maritimes espagnols, chasseurs de pirates.

    – L’aventurier hollandais : En tant que pacifiste hollandais pratiquant le libre-échange, vous réfléchissez longtemps aux avantages du commerce et de la contrebande. Les ports hollandais sont peu nombreux, et bien que l’Angleterre et la France aient des lois les empêchant de commercer avec vous, ces lois ne sont en réalité pas appliquées. Même les Espagnols peuvent être amenés à faire du commerce quelquefois. Certains de vos compatriotes sont devenus célèbres après avoir navigué comme corsaires pour la France. En fait, deux amiraux des corsaires français étaient hollandais, en 1685!

    – Le Garde Maritime espagnol : Maintenant que les colonies anglaises et françaises sont aussi riches que les colonies espagnoles, il est normal qu’elles soit attaquées en retour. Votre seule difficulté consistera à éviter les navires de guerre français, anglais et hollandais qui pullulent sur ces mers.

     

    Répertoire des villes

    Les latitudes et les longitudes données dans ce répertoire correspondent à celles de la carte à cette époque. Les mesures sur cette carte paraissent très inexactes de nos jours. Toutes les dates de fondation des villes sont approximatives.

    – Antigua : 21° nord, 62° ouest. Colonisée dans les années 1640, c’est une petite île agréable, dont l’économie repose sur les plantations. Au 18ème siècle, elle deviendra l’une des deux plus grandes bases navales de la Marine britannique aux Caraïbes.

    – La Barbade : 18° nord, 59° ouest. Première importante colonie anglaise dans les Caraïbes (dans les années 1620), La Barbade est la capitale économique des Îles Caraïbes (Petites Antilles) pendant la 2ème moitié du 17ème siècle. Les commerçants des Caraïbes y trouvent de nombreux produits en provenance d’Europe et obtiennent de bons prix pour le sucre et le tabac.

    – Belize : 21° nord, 88° ouest. Cette petite colonie de coupeurs de bois fait son apparition dans les années 1680, dans une région censée être espagnole, mais, en fait, non colonisée. Sa présence provoquera de nombreuses crises diplomatiques dans les décennies à venir.

    – Bermudes : 30° nord, 65° ouest. Fondées dans les années 1640, les Bermudes bâtirent leur économie sur les navires naufragés, grâce aux nombreux récifs dont elles sont entourées.

    – Borburata : 16° nord, 67° ouest. Cette modeste ville des Caraïbes n’a rien de remarquable jusqu’à la fin du 16ème siècle. Elle gagnera ensuite de l’importance avec la puissance grandissante de Caracas.

    – Campeche : 23° nord, 90° ouest. « Vieille » ville espagnole bien établie, quelque peu aristocratique, Campeche est un port important desservant les provinces intérieures du sud de la Nouvelle Espagne et du Yucatan. Les produits européens y atteignent de bons prix.

    – Caracas : 16° nord, 66° ouest. Cette ville prend de l’importance à la fin du 16ème siècle. C’est le port principal des fermes et des plantations intérieures et le berceau de plusieurs grandes familles espagnoles, qui dépensent des fortunes en produits provenant d’Europe.

    – Cartagena : 16° nord, 75° ouest. C’est le plus grand port des Caraïbes; après 1590, elle devient, soi-disant, une forteresse imprenable. C’est ici que la Flotte au Trésor passe l’hiver avant d’effectuer son voyage de retour via La Havane et le Détroit de Floride. Cartagena possède une garnison puissante et une économie en plein essor, peu touchée par le commerce illégal et la contrebande.

    – Coro : 17° nord, 70° ouest. Cette petite ville de la côte est du Golfe de Venezuela prospère au 16ème siècle, mais, après les années 1600, elle est dépassée par les nouveaux ports de l’est. Au cours de sa brève apogée, Coro fournissait du tabac et de nombreux cuirs.

    – Cumana : 16° nord, 64° ouest. Principal port de la Nouvelle Andalousie, elle constitue le point d’ancrage oriental des Caraïbes, le dernier port important et la dernière forteresse. C’est un bon marché pour les produits européens. Cependant, elle ferme l’œil sur la contrebande et autres pratiques infâmes.

    – Curaçao : 17° nord, 69° ouest. Utilisée pour la 1ère fois dans les années 1620, l’île devient un important port indépendant, sous contrôle hollandais. Les produits espagnols, passés en contrebande à travers les Caraïbes, y sont achetés par les marchands hollandais, qui les échangent contre des produits européens qu’ils pourront à leur tour vendre en contrebande aux Espagnols.

    – Eleuthera : 26° nord, 76° ouest. D’abord, point de mouillage des pirates, Eleuthera devient par la suite une colonie anglaise. Elle ne prospère pas vraiment au 17ème siècle, restant un havre secondaire pour les pirates, les corsaires et tous ceux qui se cachent dans les Bahamas.

    – Détroit de Floride : 26° nord, 80° ouest. Le puissant courant du Gulf Stream a découpé ce canal le long de la côte sud-est de la Floride, formant une route sûre à travers les hauts-fonds des Bahamas. Chaque année au début du printemps, la Flotte au Trésor prend ce canal à La Havane, en route vers l’Atlantique nord et vers son port d’attache.

    – Pointe de la Floride : 26° nord, 81° ouest. Parmi cette petite chaîne d’îles et de récifs, se trouvent des points de mouillage transitoires pour les corsaires de toutes nationalités. Aucune colonie permanente n’y est établie car La Havane, ville puissante aux mains des Espagnols, est trop proche.

    – Gibraltar : 15° nord, 71° ouest. Cette ville est un modeste port pour les fermes et les plantations de l’intérieur de la province de Caracos. Les atroces pillages de L’Olonnais, puis de Morgan, ont annihilé sa vitalité économique et l’ont réduit à peu de choses dans les années 1680.

    – Gran Granada : 17° nord, 86° ouest. Située sur les rives du lac Nicaragua, c’est la ville la plus riche et la plus importante des provinces du Honduras.

    – Grand Bahama : 28° nord, 79° ouest. Cette île du nord des Bahamas sert régulièrement de point de mouillage aux corsaires. Elle ne deviendra une colonie anglaise qu’à la fin de cette période.

    – Grenada : 17° nord, 61° ouest. Un groupe de colons anglais tentèrent de s’y installer dans les années 1600, sans succès et la colonie disparut dans les années 1620.

    – Guadeloupe : 20° nord, 61° ouest. Colonisée par les Français, elle devient économiquement rentable dans les années 1640. Avec la Martinique c’est la pierre angulaire du pouvoir français dans les Caraïbes orientales. Dans les années 1660, ses forteresses et sa garnison sont renforcées, montrant l’intérêt nouveau que porte la France à la colonisation outre-mer.

    – La Havane : 25° nord, 82° ouest. L’une des vieilles villes de Cuba, elle prospère rapidement au milieu du 16ème siècle car la Flotte au Trésor y fait son dernier approvisionnement, avant d’attaquer le dangereux voyage de retour vers l’Espagne. La Havane est une ville riche, ou le commerce se fait dans le respect de la loi. Les prix y sont très élevés.

    – Isabella : 23° nord, 71° ouest. Cette petite ville portuaire fut fondée par Colomb lui-même. Elle apparaît et disparaît au gré des maladies qui frappent sa population. Au début du 17ème siècle, elle est officiellement abandonnée par le gouvernement espagnol et ses habitants doivent s’installer autour de Saint-Domingue.

    – La Vega : 23° nord, 71° ouest. Ce havre des contrebandiers, dans la première moitié du 17ème siècle, dessert les ranchs et les fermes intérieurs du nord d’Hispaniola. Les prix y sont bas et les lois inexistantes, excepté la loi du plus fort.

    – Leogane : 23° nord, 73° ouest. L’un des nouveaux ports de boucaniers français dans les années 1660, Leogane est au service de la présence officieuse, mais grandissante, des Français dans l’Hispaniola occidentale.

    – Maracaibo : 16° nord, 72° ouest. C’est le port principal sur le Golfe de Venezuela et gardien du Lagon de Maracaibo (aussi appelé Lac de Maracaibo). Il abrite un grand nombre de familles aristocratiques, qui investissent de grosses sommes dans la mode européenne.

    – Margarita : 17° nord, 63 ° ouest. Au début du 16ème siècle, c’était l’une des plus riches îles de pécheurs de perles du monde. Avec l’épuisement des perles, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, ses ports sont à l’abandon et de nombreuses familles partent s’installer dans des villes plus riches et plus importantes, comme Cumana ou Caracas.

    – Martinique : 19° nord, 61° ouest. Colonisée par les Français, la Martinique devient économiquement rentable dans les années 1640. Avec la Guadeloupe, elle constitue la pierre angulaire de la puissance française dans les Caraïbes orientales. Dans les années 1660, ses forteresses et sa garnison sont renforcées, montrant l’intérêt nouveau que porte la France à la colonisation outre-mer.

    – Montserrat : 21° nord, 62° ouest. Cette colonie anglaise, fondée vers 1640, reste une colonie de petites plantations et de fermiers, une escale agréable sans rien de remarquable, à l’exception de ses prix bas.

    – Nassau : 26° nord, 77° ouest. Depuis le milieu du 16ème siècle, cette île des Bahamas est un point de mouillage pour les corsaires. Colonie anglaise, établie officiellement dans les années 1680, elle dégénère rapidement en un infâme lieu de piraterie, abritant des criminels de la pire espèce. Le port s’appelle « Nouvelle Providence », afin de pouvoir distinguer cette île de l’île de la Providence (« Ancienne Providence »).

    – Nevis : 21° nord, 63° ouest. Cette île agréable, séparée de Saint Kitts par un canal étroit, fut peuplée par les Anglais à peu près à la même époque, c.-à-d. dans les années 1620. Alors que Saint Kitts devenait un port important, Nevis resta plus agricole, avec d’agréables plantations au pied de ses montagnes ensoleillées.

    – Nombre de Dios : 15° nord, 79° ouest. Cette ville est le port utilisé par Panama et le Pérou dans les Caraïbes, durant tout le 16ème siècle. Cependant, elle est établie sur un marécage malsain, presque impossible à fortifier et saccagée sauvagement par les pirates anglais. Elle est abandonnée à la fin du 16ème siècle et un nouveau port (Puerto Bello) est construit non loin de là.

    – Panama : 15° nord, 80° ouest. Cette ville riche et importante relie les riches royaumes espagnols du Pérou aux Caraïbes. Tout le commerce avec le Pérou s’effectue par mer sur la côte pacifique, avec Panama comme point d’arrivée. Panama est relié à un port des Caraïbes (Nombre de Dios au 16ème siècle, Puerto Bello au 17ème), par un train cheminant à travers les montagnes de l’isthme de Darién.

    – Petit Goave : 22° nord, 73° ouest. Parmi les nombreuses petites colonies informelles des Huguenots français installés sur l’Hispaniola occidentale, Petit Goave est la première qui deviendra un port important (dans les années 1620). Au 17ème siècle, les planteurs et les propriétaires terriens chassent peu à peu les rudes boucaniers, civilisant progressivement cette frontière coloniale.

    – Port-de-Paix : 23° nord, 73° ouest. Cette colonie, tardivement établie par les Huguenots français, devient un port important dans les années 1660 et, vers 1680, devient la capitale officieuse des colonies françaises dans l’Hispaniola occidentale.

    – Port Royal : 21° nord, 77° ouest. Dans un port naturel du sud-est de la Jamaïque, s’étend une langue de sable décrivant une courbe. En 1660, juste après la conquête anglaise de la Jamaïque, Port Royal, une ville grouillante, est construite sur cette langue de sable. Sa réputation était si mauvaise que, lorsqu’un tremblement de terre la détruisit à la fin du siècle, les colons, comme les européens, le considérèrent comme un acte de justice divine.

    – Puerto Cabello : 16° nord, 68° ouest. Ce port secondaire, sur la Mer des Caraïbes, est une ville digne d’intérêt pendant les années 1620. Cependant, Caracas lui ravira la majeure partie de son activité, tandis que le nouveau port indépendant des Hollandais, Curaçao, détruit le reste.

    – Puerto Principe : 24° nord, 78° ouest. L’une des premières villes fondées à Cuba, elle est le symbole des forces de l’Amérique espagnole: une ville riche, entouré de ranchs et de bétail.

    – Providence : 18° nord, 82° ouest. Aussi connue sous le nom de « Vieille Providence », elle est fondée par des colons anglais en 1620. Cette île minuscule devient rapidement une base pour les corsaires et les pirates opérant sur la Mer des Caraïbes. Elle représente un tel danger pour l’Espagne que celle-ci organise une importante expédition, en 1640, pour la reprendre; avec succès. Les Espagnols la rebaptisent Santa Catalina, nom qu’elle a conservé depuis ce temps.

    – Puerto Bello : 15° nord, 80° ouest. En 1600, cette ville remplace Nombre de Dios comme port antillais de Panama et de la vice-royauté du Pérou. Chaque année, lorsque la Flotte au Trésor arrive pour ramasser l’argent péruvien, Puerto Bello connaît un grand boom économique. Après le départ de la Flotte pour Cartagena, elle sombre à nouveau dans la somnolence.

    – Riohacha : 17° nord, 73° ouest. C’est l’un des deux ports principaux des hautes terres colombiennes (l’autre étant Santa Marta). Il est spécialisé dans les exportations: d’abord les peaux, puis le tabac.

    – San Juan : 22° nord, 66° ouest. C’est la grande ville portuaire de Porto Rico, et l’une des villes les mieux fortifiées de l’Amérique espagnole. San Juan a été fondée très tôt et reste un bastion de la vieille aristocratie espagnole. Les prix y sont élevés (exception faite de la nourriture) et la loi est appliquée à la lettre, la plupart du temps. Elle deviendra plus tard une base d’attaque des gardes maritimes contre les Antillais.

    – Santa Catalina : 18° nord, 82° ouest. Quand les Espagnols arrachèrent l’île de la Providence aux Anglais en 1640, ils la rebaptisèrent Santa Catalina. Bien que cette île soit sans valeur aucune pour l’Espagne, celle-ci y maintient une garnison afin d’éviter qu’elle ne retombe aux mains des Anglais.

    – Saint-Domingue : 22° nord, 70° ouest. C’est la grande capitale d’Hispaniola, la plus vaste et la plus ancienne de tout l’empire américain des Espagnols. Au 17ème siècle, elle perd de son pouvoir et de son importance mais les propriétaires des ranchs et les aristocrates espagnols restent suffisamment vigoureux pour arrêter une invasion anglaise en 1655 (déçus, les Anglais vont envahir et conquérir la Jamaïque).

    – Santa Marta : 17° nord, 74° ouest. Avec Riohacha, c’est le principal port desservant les hautes terres de Colombie. Les prix de la nourriture y sont bas, grâce à ses nombreuses fermes, et les prix des peaux et du tabac ne sont pas excessifs.

    – Santiago : 23° nord, 76° ouest. C’est la capitale originelle de Cuba et elle restera une ville vaste et puissante jusqu’à la fin de cette époque. Comme dans toutes les grandes villes espagnoles, les prix y sont élevés et la loi commerciale espagnole est rigoureusement appliquée.

    – Santiago de la Vega : 21° nord, 77° ouest. C’est la ville principale de la Jamaïque avant la conquête anglaise. La Jamaïque espagnole avait peu d’importance économique ou politique.

    – Sainte Augustine : 30° nord, 81° ouest. Colonie française à l’origine, en 1560, l’Espagne l’a attaquée et conquise, massacrant les Français et installant ses propres forteresses et garnisons pour décourager les autres Européens. Ste. Augustine est si peu importante que personne n’a jamais contesté son appartenance à l’Espagne.

    – Saint Christophe : 21° nord, 63° ouest. D’abord colonisée par une association entre Français et Anglais, dans les années 1620, l’île fut peuplée essentiellement par les Français dans les premiers temps. Plus tard, les Anglais furent les plus nombreux et lui donnèrent le nom de Saint Kitts, qui est maintenant couramment utilisé.

    – Saint Eustache : 21° nord, 63° ouest. Fondée par les Hollandais dans les années 1640, l’île devient l’un des plus grands ports commerciaux indépendants de l’apogée du mercantilisme hollandais. Malheureusement, son système de défense réduit et la présence de voisins anglais et français en firent l’une des îles les plus disputées. L’agitation politique et militaire nuiront énormément à son économie.

    – Saint Kitts : 21° nord, 63° ouest. Dans les années 1640, les Anglais prirent le dessus à St Christophe. L’île devint donc St Kitts (dénomination anglaise). Un port important y fut construit, ou un commerce prospère avec tous les autres pays se développa.

    – Sainte Lucie : 19° nord, 61° ouest. Les colons anglais préférèrent s’installer ici, plutôt qu’en Amérique du Sud, dans les années 1600, mais ils durent abandonner cette île rapidement à cause de leur sottise et de la présence d’indigènes féroces.

    – Saint Martin : 22° nord, 63° ouest. L’île fut colonisée par les Hollandais dans les années 1640. Elle demeure une île de planteurs, calme et pacifique, jusqu’à la fin du 17ème siècle.

    – Santo Tomé : 15° nord, 61° ouest. Cette ville minuscule, enfoncée à l’intérieur des terres le long de l’Orénoque, acquiert une petite garnison espagnole vers 1600, résultat direct des expéditions avortées de Sir Walter Raleigh.

    – Tortuga (Île de la Tortue) : 23° nord, 73° ouest. D’abord occupée par les boucaniers et les Huguenots français, dans les années 1620, elle est reconstruite et fortifiée et devient une base importante pour les pirates des années 1640 et 1660. Malgré les attaques espagnoles, elle survit tant que les boucaniers et les pirates restent puissants, puis elle disparaît avec eux.

    – Trinité : 16° nord, 61° ouest. Théoriquement colonie espagnole, cette île ne fut jamais vraiment peuplée, n’eut jamais de garnison ou de gouverneur espagnols. Elle fut le paradis des contrebandiers au début des années 1600.

    – Vera Cruz (et le port de San Juan de Ulua) : 23° nord, 96° ouest. Cette ville, avec son point de mouillage, est le port principal de la vice-royauté intérieure de la Nouvelle Espagne (connue sous le nom de Mexique). Une fois par an, au moment du passage de la Flotte au Trésor, cette ville malsaine se transforme en ville florissante et riche.

    – Villahermosa : 22° nord, 93° ouest. Cette ville intérieure est la capitale de la province de Tobasco, une région située au sud de la Nouvelle Espagne, mais néanmoins riche.

    – Yaguana : 22° nord, 72° ouest. Au 16ème siècle, cette ville est un petit port desservant la côte occidentale espagnole d’Hispaniola. A la suite d’une contrebande excessive, la ville est punie: elle est officiellement abandonnée et sa population est déportée.

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    Livre III : Les Antilles dorées

    Répertoire des navires vers 1690

    Parmi les différentes catégories, tailles et gréements des navires naviguant dans les Caraïbes, on peut distinguer neuf modèles principaux d’embarcations. Bien que chaque navire fût dessiné et construit individuellement, les constructeurs apprenaient leur métier en copiant les navires existants, et produisaient ainsi des navires pratiquement similaires. Ces neuf modèles principaux sont résumés ci-dessous. Attendez-vous cependant à rencontrer plus souvent l’exception que la norme!

    Définitions

    – La charge : Ceci fait référence à l’espace disponible après avoir embarqué les provisions d’eau et de nourriture, les hommes d’équipage, et autres chargements nécessaires. Ne confondez pas la charge et le tonnage; ce dernier correspond à la capacité totale du navire à vide.
    – La vitesse : Les vitesses sont exprimées en lieues (environ 5,5 km) parcourues pendant un quart (environ quatre heures). La première valeur correspond à la vitesse de pointe par vent léger, et la seconde à la vitesse de pointe par vent fort.
    – Le meilleur point de navigation : Ceci fait référence à la direction du vent qui permet au bateau d’atteindre sa vitesse de pointe. Chaque type de navire a un point de navigation différent.

     

    Le galion espagnol

    Vitesse de pointe : 7-15 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au près
    Nombre maximum de canons lourds : 36 canons
    Nombre courant de canons lourds : 20-24 canons
    Équipage maximum : 288 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 275 hommes
    Charge disponible : 160 tonnes

    Les galions sont les vaisseaux les plus grands rencontrés dans la Mer des Antilles. Ils furent créés, à l’origine, pour une raison très simple: la construction d’un grand bateau était moins chère que la construction de deux petits. Cependant, les grands navires étaient moins maniables, ce qui augmentait les risques de naufrage, sans mentionner la lenteur lors d’une bataille. Les galions virent lentement et naviguent mal face au vent. Il est particulièrement difficile de louvoyer contre le vent avec ce type de navire. Cependant, son énorme capacité de chargement et son armement puissant font de ce galion un formidable adversaire lors d’une bataille.

     

     

    Le galion de guerre espagnol

    Vitesse de pointe : 7-15 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près ou au près
    Nombre maximum de canons lourds : 32 canons
    Nombre courant de canons lourds : 28-32 canons
    Équipage maximum : 256 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 250 hommes
    Charge disponible : 140 tonnes

    Les galions de guerre sont similaires aux galions marchands. Leur charge est inférieure, mais ils disposent de canons et de soldats plus nombreux. Il existe une différence importante: les membres d’équipage des galions de guerre sont des soldas commandés par de nobles officiers, ce qui en fait des adversaires courageux et exceptionnels. De par la qualité de leur équipage, les galions de guerre sont légèrement plus rapides que les galions marchands, lorsqu’ils naviguent au plus près, mais à part ça, ils sont tout aussi lourds et difficiles à manier que leurs cousins plus pacifiques. Seuls les navires de guerre les plus puissants pouvaient s’attaquer à un galion de guerre avec des chances de le vaincre. La tactique préférée des Espagnols sur ces bateaux, consistait à naviguer à côté de l’ennemi, à lâcher une bordée et à passer à l’abordage. Ils utilisaient ainsi leurs soldats bien entraînés.

     

     

    Le galion rapide

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près ou au près
    Nombre maximum de canons lourds : 28 canons
    Nombre courant de canons lourds : 24 canons
    Équipage maximum : 224 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 215 hommes
    Charge disponible : 120 tonnes

    Les puissances nord-européennes raffinèrent la conception de base du galion, modifiant la voilure pour plus de flexibilité, réduisant également l’accastillage et la forme de la coque afin d’améliorer sa tenue de route sur l’eau. Il en résulta un navire plus petit que le galion espagnol, mais plus rapide par vent léger, et beaucoup plus maniable. Cependant, il conservait l’inconvénient de tous les galions: une faible vitesse face au vent. Grâce à leur maniabilité supérieure, et leur tenue de route, les galions anglais, plus petits et plus rapides, réussirent à prendre le dessus sur une flotte de galions espagnols conventionnels, en 1588.

     

     

    La frégate

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près ou au près
    Nombre maximum de canons lourds : 28 canons
    Nombre courant de canons lourds : 26-28 canons
    Équipage maximum : 224 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 190 hommes
    Charge disponible : 120 tonnes

    Les frégates à voilure carrée sont des navires rapides, assez faciles à manœuvrer, et plus rapides que la plupart des navires à voilure carrée, face au vent. Les frégates étaient très utiles pour les patrouilles et les croisières indépendantes, La majorité des frégates étaient construites par la Couronne pour servir de navires de guerre. Avec leur équipage expérimenté, les frégates étaient de redoutables adversaires dans toutes les situations. La plupart des pirates et des boucaniers disparaissaient lorsqu’une frégate pointait à l’horizon.

     

     

    Le navire marchand

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au près
    Nombre maximum de canons lourds : 24 canons
    Nombre courant de canons lourds : 6-12 canons
    Équipage maximum : 198 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 20-45 hommes
    Charge disponible : 100 tonnes

    Les navires marchands aux voiles carrées étaient le rêve de tout commerçant. Ils avaient beaucoup d’espace disponible pour les marchandises, de la place pour plusieurs canons, à utiliser dans les mers dangereuses, et beaucoup d’espace pour l’équipage et les passagers. De plus, ces navires pouvaient être manœuvrés par un équipage réduit, pour faire des économies. La plupart des navires marchands étaient des navires pacifiques, peu enclins au combat. Ils transportaient des chargements très lourds, et quelquefois des richesses. Ces navires marchands étaient les proies préférées des corsaires et des pirates. Cependant, certains navires marchands étaient convertis en bateaux pirates, avec un armement plus important et un équipage assoiffé de sang. Ces navires étaient extrêmement dangereux.

     

     

    Le cargo

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au plus près
    Nombre maximum de canons lourds : 20 canons
    Nombre courant de canons lourds : 4-12 canons
    Équipage maximum : 160 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 12-24 hommes
    Charge disponible : 80 tonnes

    Les cargos avaient été inventés par les Hollandais vers 1600, et avaient été ensuite copiés dans toute l’Europe. Plus petits et plus économiques que les navires marchands, ils pouvaient être manœuvrés par un équipage réduit (12 à 15 hommes). Ces navires avaient de vastes cales, mais un tirant d’eau si faible, qu’ils pouvaient naviguer sur des fleuves, dans des criques et des ports trop petits pour des navires plus importants. Ils avaient les mêmes qualités que les navires marchands, bien que leur point de navigation soit légèrement différent. Les plus petits bateaux à voilure carrée, les cargos étaient de piètres navires de guerre. Ils étaient la plupart du temps manœuvrés par des marchands pacifiques qui se rendaient après une ou deux bordées. Les pirates utilisaient rarement ces navires.

     

     

    La barque (trois-mats)

    Vitesse de pointe : 9-12 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation entre le près et le vent de travers
    Nombre maximum de canons lourds : 16 canons
    Nombre courant de canons lourds : 4-6 canons
    Équipage maximum : 128 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 12-36 hommes
    Charge disponible : 60 tonnes

    Les barques étaient les plus grands bateaux gréés de bout en bout, et ressemblaient aux navires marchands et de guerre méditerranéens. Une grande quantité de barques étaient construites aux Antilles, plutôt qu’en Europe. Les barques étaient de bons bateaux sur les mers calmes, mais ne résistaient pas aux traversées mouvementées; peu de barques parvenaient des Antilles en Europe, car la route ouest-est de l’Atlantique Nord était souvent houleuse.

    Les barques étaient les embarcations gréées de bout en bout qui remontaient le vent avec le plus de difficultés, et étaient difficiles à manœuvrer. Cependant, les avantages de leur voilure étaient si grands que les barques dépassaient les performances de tous les bateaux à voilure carrée. De plus, les barques étaient équipées de rames, ce qui leur permettait de ramer directement contre le vent. Grâce à leur taille et à leur bonne maniabilité, les barques des pirates se révélaient de redoutables adversaires.

     

     

    Le sloop

    Vitesse de pointe : 9-10 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation au près ou entre le près et le vent de travers
    Nombre maximum de canons lourds : 12 canons
    Nombre courant de canons lourds : 4-6 canons
    Équipage maximum : 96 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 8-12 hommes
    Charge disponible : 40 tonnes

    Autre navire hollandais qui apparut dans les années 1630-1640, le sloop, (ou yacht ou goélette) devint très populaire aux Antilles. Il était très rapide et facile à manœuvrer, plus que la plupart des autres bateaux par vent faible. Il pouvait naviguer très rapidement, même sous le vent; manœuvré à la rame il pouvait naviguer face au vent.

    Cependant, la caractéristique la plus importante du sloop, était son faible tirant d’eau, qui lui permettait de naviguer sans risque dans les hauts-fonds. L’inconvénient principal du sloop: une vitesse inférieure à celle d’un navire à voilure carrée, par vent fort. Son avantage: une grande maniabilité, et une vitesse plus importante sous le vent ou face au vent.

    Malgré sa taille et sa capacité de chargement modestes, la maniabilité d’un sloop était si importante que beaucoup de boucaniers le préféraient à des vaisseaux plus grands et plus puissants. Dans les années 1680 et par la suite, la Marine Royale Anglaise construisit un certain nombre de sloops afin de pourchasser les pirates.

     

     

    La chaloupe (Pinasse)

    Vitesse de pointe : 9-10 lieues
    Meilleur point de navigation : Navigation entre le près et le vent de travers, ou vent de travers
    Nombre maximum de canons lourds : 8 canons
    Nombre courant de canons lourds : 2-4 canons
    Équipage maximum : 64 hommes
    Nombre habituel d’occupants : 8-12 hommes
    Charge disponible : 20 tonnes

    Jusqu’à la création du sloop, les chaloupes étaient les principales embarcations de petite taille aux Antilles. Tout comme le sloop, la chaloupe était très rapide, très maniable, et possédait un tirant d’eau lui permettant de naviguer dans les hauts-fonds. Sous le vent, les chaloupes étaient encore plus rapides que les sloops, et contre le vent, elles étaient beaucoup plus rapides lorsqu’elles étaient manœuvrées à la rame. Cependant, les chaloupes étaient beaucoup plus petites que les sloops, et leur capacité de charge pour les marchandises et les canons était minuscule. Cela n’empêchait pas les pirates d’utiliser des chaloupes bondées d’hommes pour faire des raids. Drake lui-même abandonna ses navires marchands en faveur des chaloupes, lorsqu’il effectua des raids dans la Mer des Antilles.

     

     

     

    Les expéditions célèbres

    John Hawkins et la bataille de San Juan de Ulua (1569)

    – Vos forces :
    Un galion: Jésus de Lubeck
    Un navire marchand: Minion
    Quatre chaloupes: William et John, Swallow, Angel, Judith
    308 hommes

    – Contexte politique : L’Espagne est en guerre contre la France et l’Angleterre.

    – Vos objectifs : Vous avez une escadrille formidable, mais votre vaisseau amiral est un galion de type espagnol lourd et pas très maniable. Alors que vous approchez de la Mer des Antilles, vous devez choisir entre des échanges commerciaux pacifiques ou des raids meurtriers.

    Le commerce pacifique implique l’utilisation de petits ports espagnols pour se réapprovisionner, et peut-être même recruter des hommes supplémentaires. Cependant, les grands ports vous seront fermés. Malheureusement, les profits du commerce pacifique sont modestes, surtout si vous les partagez avec vos nombreux membres d’équipage; à tout cela vient s’ajouter la lenteur de votre vaisseau amiral.

    Les raids offrent de meilleures perspectives de gains immédiats, mais votre flotte n’est pas assez forte pour attaquer des villes vraiment importantes, telles que Santiago, Saint-Domingue, ou Panama. Pour vos réparations, vous pouvez utiliser les mouillages privés de la pointe de la Floride, et des Bahamas. Ces endroits ont peu de provisions, mais vous pourrez en obtenir si vous arraisonnez des navires espagnols. Vos plus gros problèmes consisteront à vendre les biens que vous avez volés, et à trouver de nouveaux membres d’équipage, pour remplacer ceux que vous avez perdus au combat.

    – Chronique historique : Ayant hérité d’une compagnie maritime anglaise à l’âge de 21 ans, John Hawkins se rendit deux fois aux Antilles (en 1562 et 1564), pour vendre des marchandises européennes et des esclaves africains aux petites villes des colonies espagnoles. En 1567, il organisa sa troisième et majeure expédition (celle-ci) avec le galion Jésus de Lubeck.

    Aux Antilles, Hawkins se rendit compte que les Espagnols hésitaient à commercer avec lui. Le gouvernement espagnol était au courant de l’expédition de Hawkins, et faisait pression sur les colons pour qu’ils respectent la loi. Hawkins se résigna à attaquer le marché de certains ports sous la menace des armes, et dut fuir certains autres sous le tir des forts.

    Déçu par les Antilles, Hawkins fit route vers La Havane, mais une tempête repoussa ses bateaux dans le golfe de Campeche. Le seul port ou il pouvait réparer ses navires était San Juan de Ulua, l’île qui servait de mouillage à Vera Cruz. Malheureusement pour Hawkins, la Flotte au Trésor espagnole apparut, armée jusqu’aux dents et composée de galions de guerre et de soldats, le jour suivant son arrivée.

    Après s’être organisés pendant quelques jours, les Espagnols attaquèrent Hawkins dans le port, détruisant la majorité de ses navires, et dispersant les autres. Privés d’eau et de vivres, les rescapés luttèrent pour rentrer en Angleterre. Hawkins retourna sur le Minion, ayant seulement 15 membres d’équipage sous
    son commandement.

    A la suite de ce voyage, Hawkins devint un ennemi juré des Espagnols, servant l’Angleterre en tant que trésorier et contrôleur de la Marine, Amiral sur le Victory contre l’Armada espagnole, leader des raids contre les colonies espagnoles d’Amérique Latine, et finalement député. Il mourut en 1595 à l’âge de 63 ans.

     

    Francis Drake et l’embuscade du train d’argent (1573)

    – Vos forces :
    Un navire marchand: Pasha
    Une chaloupe: Swan
    73 hommes

    – Contexte politique : L’Espagne est en guerre contre l’Angleterre

    – Vos objectifs : Seul un homme au courage exceptionnel oserait s’attaquer à l’Empire espagnol au sommet de sa gloire et de sa puissance, avec 73 hommes à bord de deux petits bateaux. Tirer profit de cette aventure ne pourra être que difficile. Un homme prudent adopterait une stratégie basée sur les échanges commerciaux, s’arrêtant dans les petits ports espagnols, tout en accumulant des richesses et des hommes avant d’organiser des raids. Seul quelqu’un d’aussi courageux que Drake commencerait immédiatement à effectuer des raids et des pillages, se fiant à sa bonne étoile.

    Cette expédition est très difficile pour un combattant. Vous devez compter sur vos qualités de leader exceptionnel et charismatique pour prendre l’avantage sur l’ennemi lors de l’abordage, afin d’éviter que celui-ci ne détruise vos forces plutôt réduites. Exploitez et essayez de maintenir le bon moral de votre équipage. Ne vous engagez pas dans des combats sans issue. Essayez toujours d’affronter les leaders ennemis en duel, et de les vaincre rapidement. Il va sans dire que vous aurez besoin de savoir vous battre en duel.

    – Chronique historique : Drake arriva dans la Mer des Antilles en juin 1572, avec deux petits bateaux. Cinq jours plus tard, il avait effectué un raid sur Nombre de Dios, emportant un gros tas d’argenterie de la maison du Gouverneur, juste avant d’être atteint par une balle de mousquet. Il captura ensuite un navire au large de Cartagena (la ville elle-même était trop bien défendue pour être attaquée). En septembre, il était de retour dans le golfe de Darien, s’emparant des navires espagnols pour s’approvisionner, et essayant de tendre une embuscade au « train d’argent » entre Panama et Nombre de Dios, Mais cet hiver-là, il échoua, car les Espagnols étaient alertés. Drake retourna à sa base secrète et lointaine de l’île des Pins (au sud-ouest de Cuba) et réorganisa sa flotte. Il s’associa avec des corsaires français et des rebelles Cimaroon (des esclaves africains qui avaient réussi à échapper à l’emprise des Espagnols).

    En mars 1573, il retourna à Darien, et tendit une embuscade au « train d’argent » à Nombre de Dios, s’emparant ainsi d’une véritable fortune en or. Il dut abandonner une certaine quantité d’argent, pour des raisons de poids! Drake regagna l’Angleterre et arriva à Plymouth le dimanche 9 août 1573. Seulement 30 membres d’équipage l’accompagnaient, mais ces rescapés étaient riches pour la vie. En 1577-80, Drake s’attaqua à la côte Pacifique de l’Empire espagnol, et retourna par l’Asie, faisant ainsi le tour du globe. Comme Hawkins, il se battit contre l’Armada espagnole en 1588. Il mourut de maladie en 1596, à l’âge de 56 ans, après avoir attaqué San Juan, ou quelques galions espagnols étaient venus s’abriter.

     

    Piet Heyn et la flotte au trésor (1628)

    – Vos forces :
    Quatre galions rapides: Vergulde Valk, Hollandia, Dolfijn, Haarlem
    Deux sloops: Tijger, Postpaard
    700 hommes

    – Contexte politique : La Hollande est en guerre contre l’Espagne et alliée avec l’Angleterre. La France et l’Angleterre sont également en guerre contre l’Espagne.

    – Vos objectifs : Vous commandez une escadrille puissante mais lente, à la tête d’une flotte de corsaires hollandais. La Flotte au Trésor espagnole est un but excellent. Cependant la saison touche à sa fin. Vous devez commencer à chercher au large de La Havane, ou dans le détroit de Floride. Vous rencontrerez sûrement beaucoup d’autres bateaux plus petits, mais si vous avez de la chance et persistez, vous rencontrerez peut-être les galions transportant le Trésor.

    Si vous ne trouvez pas la Flotte au Trésor, n’hésitez pas à effectuer des raids sur un ou deux ports espagnols. Vos navires ne sont pas vraiment maniables, mais ils sont puissants. Dans une situation comme celle-ci, une bonne préparation, une exécution patiente et pas mal de chance sont la clé du succès.

    – Chronique historique : Piet Heyn était déjà un Capitaine célèbre lorsqu’il navigua sous les ordres de l’Amiral Willekens, et mena l’attaque de 1623 contre la colonie espagnole de Sao Salvador (Bahia), sur la côte brésilienne. Bien que la conquête ne dura qu’un an, les Hollandais découvrirent comment produire le sucre à partir de la canne à sucre; cette connaissance fut appliquée aux Antilles pendant les dix années qui suivirent. En 1626, Sao Salvador produisait à nouveau pour l’Espagne; Heyn n’avait d’autre solution que d’effectuer un nouveau raid!

    En 1628, Heyn se rendit aux Antilles avec une puissante flotte de guerre, composée de neuf grands navires de guerre et cinq sloops. Il traversa la Mer des Antilles, puis se dirigea vers la côte nord de Cuba. Au large de La Havane, il repéra la Flotte au Trésor espagnole, composée de quarante à cinquante embarcations. Il s’empara bien vite des neuf derniers bateaux, alors que les autres fuyaient dans toutes les directions, deux d’entre eux s’échouant.

    Quatre galions de la Flotte au Trésor royale se réfugièrent dans la baie de Matanzas, sur la côte cubaine. Heyn les pourchassa, engagea ses bateaux dans les hauts-fonds, pour s’approcher des Espagnols, lâcha quelques bordées et monta à l’abordage. Les Espagnols battus et démoralisés se rendirent ou s’enfuirent à terre, laissant 46 tonnes d’argent aux mains des Hollandais. Cette perte contribua à la ruine de l’économie espagnole, et donna au gouvernement hollandais les fonds nécessaires dont il avait besoin, à ce moment critique de la guerre de Trente Ans. Il y eut de grandes réjouissances à Amsterdam lorsqu’un sloop rapide arriva dans ce port pour répandre la nouvelle de la fabuleuse victoire de Heyn.

     

    L’Olonnais et le sac de Maracaibo (1666)

    – Vos forces :
    Un sloop
    Cinq chaloupes
    400 hommes

    – Contexte politique : La France est en guerre contre l’Angleterre et l’Espagne, et alliée à la Hollande. De plus, l’Angleterre et la Hollande sont en guerre.

    – Vos objectifs : Votre force comporte beaucoup d’hommes, mais a peu de puissance navale. Comme l’Ollonais, vos meilleurs objectifs consistent à attaquer les ports, plutôt que de vous battre en mer. Toutes les villes espagnoles, sauf les plus grandes sont à votre portée.

    Attention au moral fragile de vos hommes. Ces boucaniers de l’île de la Tortue sont impatients d’être riches. Ils ne toléreront pas les longues croisières qui ne rapportent rien. Mais vous devez sélectionner vos cibles soigneusement. Une déception peut rapidement entraîner une mutinerie.

    Cette expédition vous met au défi, mais n’est pas extrêmement difficile. Vous devez faire preuve de bon sens au début, puis exécuter le plan rapidement et avec assurance.

    – Chronique historique : Étant arrivé aux Antilles comme serviteur sous contrat d’un planteur de l’Hispaniola française, Jean David Nau venait à l’origine des Sables-d’Olonne, en Bretagne. Lorsque son contrat se termina en 1660, il se rendit immédiatement à l’île de la Tortue; en quelques années, il commandait sa propre flotte de boucaniers. Surnommé l’Olonnais, il était l’un des pirates les plus féroces et les plus inhumains qui aient jamais existés.

    En 1666, la terreur et le prestige associés à son nom étaient suffisants pour rassembler une flotte de petits bateaux, bondés d’hommes, se dirigeant vers Maracaibo. Il prit les forts par surprise et s’empara de la ville. Malgré un pillage sanglant qui dura presque deux semaines, la ville ne révéla que de modestes quantités d’or et d’argent.

    L’Olonnais s’arrêta ensuite à Gibraltar. Les Espagnols avaient rassemblé une milice puissante, mais après un combat difficile sur un terrain marécageux, les boucaniers de l’Olonnais sortirent vainqueurs. La ville fut pillée, ses habitants torturés et tués, et ses bâtiments laissés à l’état de ruines. Six mois après avoir quitté Panama, l’Olonnais arriva à l’île de la Tortue avec suffisamment de richesses pour rentrer en France dans l’affluence. Mais il s’était attendu à beaucoup plus.

    L’Olonnais monta une nouvelle expédition pour se rendre sur la côte du Nicaragua et du Honduras. Malgré sa barbarie et sa cruauté, il trouva si peu d’or que les bateaux de ses compagnons abandonnèrent sa petite bande, isolée et affamée. L’Olonnais et ses hommes durent attaquer des villages indiens dans les terres afin d’assouvir leur faim.

    Mais ceci ne lui rapporta pas ce qu’il avait escompté; ses hommes se dispersèrent et se mutinèrent lorsque les Indiens leur tendirent une embuscade pour se venger. Grièvement blessé par des flèches empoisonnées, l’Olonnais fut battu à mort.

     

    Henry Morgan, le pirate du Roi (1671)

    – Vos forces :
    Une frégate: Satisfaction
    Deux navires marchands: Lilly et Dolphin
    Une barque: Mayflower
    Deux sloops: Fortune, William
    Une chaloupe: Prosperous
    600 hommes

    – Contexte politique : L’Angleterre et la France sont en guerre contre l’Espagne.

    – Vos objectifs : Vous avez une force exceptionnelle vous permettant de combattre aussi bien en mer que sur terre. Vous pouvez embarquer des hommes supplémentaires et des vivres, ou bien vous aventurer immédiatement à attaquer n’importe quel endroit des Antilles, avec de fortes chances de réussite. Votre difficulté majeure consistera à vous procurer assez de nourriture pour vos hommes, et à maintenir leur moral en leur fournissant des occasions de pillages. C’est une expédition qui semble facile, mais pourra s’avérer une véritable gageure.

    – Chronique historique : Henry Morgan était un corsaire et boucanier célèbre. Lors de ses premiers voyages, il pilla Puerto Principe, et Gran Granada de l’autre côté du Nicaragua, s’attaqua aux fortifications de Puerto Bello, et suivit les traces de l’Olonnais à Maracaibo et Gibraltar, mais ces deux dernières villes contenaient peu de richesses, et abritaient de nombreux et farouches défenseurs espagnols.

    Le 24 août 1670, Morgan devint Amiral des corsaires sous les auspices du Gouverneur Modyford de Jamaïque. Il s’associa aux boucaniers français de l’île de la Tortue et de l’Hispaniola de l’ouest, gonflant ses forces à plus de 2000 hommes, ce qui lui permettait de s’attaquer à n’importe quoi. Son but était Panama, la ville la plus riche de l’empire espagnol d’outre-mer. Naviguant à contre courant, il débarqua et arriva aux portes de la ville en janvier 1671. Le gouverneur de la province, Don Juan Perez de Guzman, avait rassemblé ses troupes et sa milice dans la ville.

    Sur les plaines qui entouraient la ville, les deux forces se livrèrent un combat acharné. Les Espagnols furent vaincus. La ville fut prise, pillée, et brûlée. Mais le butin fut décevant. De nombreux riches Espagnols avaient fui avec leurs familles et leurs richesses, au lieu de rester pour défendre la ville.

    La mise à sac de Panama couronna la carrière de Morgan. Il se retira des affaires en pleine gloire. Bien que Modyford perdit son poste de gouverneur, et fût emprisonné après cette affaire, Morgan fut sacré chevalier. Il prit sa retraite en Jamaïque, ou il était un homme riche et respecté. Il mourut d’alcoolisme en 1688, à l’âge de 53 ans.

     

    Le baron de Pointis et la dernière expédition (1697)

    – Vos forces :
    Cinq frégates
    Un sloop
    1200 hommes

    – Contexte politique : La France est en guerre contre l’Angleterre et l’Espagne.

    – Vos objectifs : Votre force est la plus puissante dans la Mer des Antilles. Vous êtes libre de sélectionner la cible de votre choix et d’attaquer, La vraie question est: quelle quantité de richesses pouvez-vous emporter?

    Cette expédition est un voyage plaisant, fait pour les commandants qui aiment les « choses sûres ». Pour mettre un peu de piment dans cette expédition, sélectionnez le niveau de difficulté « Fier-à-bras ». Après tout, dans la vraie expédition, de Pointis et du Casse furent blessés au combat!

    – Chronique historique : En mars 1697, le Baron de Pointis était à Saint-Domingue (la colonie française de la partie occidentale d’Hispaniola), au commandement de treize navires de guerre de la marine royale française. La France de Louis XIV, en guerre contre l’Angleterre et l’Espagne, manquait d’hommes, de navires et d’argent. Le but du Baron: Cartagena. Il avait l’intention de porter un coup fatal aux Espagnols et de s’emparer de leurs richesses afin de renflouer les caisses de la France.

    Jean Baptiste du Casse, Gouverneur français depuis 1691, reçut l’ordre de soutenir de Pointis. Il rassembla des centaines de boucaniers et de corsaires locaux, sous le commandement de Jean Bernard Louis Desjeans, qui naviguait avec la flotte corsaire française des années 1680.

    L’expédition française arriva au large de Cartagena en avril, et commença à réduire la défense espagnole. Les forts isolés furent attaqués, souvent par les boucaniers, soutenus ensuite par le reste de la flotte. Isolés et démoralisés, les Espagnols se replièrent dans la ville. Les Français se déployèrent et ouvrirent le feu avec des mortiers de 24 et 36 livres, détruisant les fortifications de la ville.

    Le 6 mai 1697, le Gouverneur Don Diego de Los Rios y Quesada de Cartagena se rendit. Le Baron de Pointis s’empara des richesses disponibles, payant les boucaniers comme ses hommes (ce qui ne pesait pas lourd par comparaison au butin). Inquiet de se savoir recherché par une puissante escadrille anglaise, de Pointis fit route vers la France avec un trésor de 20 millions de Livres en sa possession.

    Les boucaniers, mécontents de leur part du butin, retournèrent à la ville décimée. Il se remirent à piller, saccager et torturer les habitants jusqu’à ce qu’ils rassemblent un butin de 5 millions de Livres. Pendant ce temps, de Pointis était intercepté par la flotte anglaise de Neville, au sud de la Jamaïque; mais les Français réussirent à se débarrasser des Anglais pendant la nuit, et prirent la fuite.

    La mise à sac de Cartagena, en 1697, fut la dernière grande expédition impliquant des boucaniers. Elle ne se serait pas produite sans la force d’invasion puissante et bien armée de de Pointis. Les différentes nations commençaient alors à envoyer des navires de guerre et des forces de la marine dans la Mer des Antilles. La liberté des pirates sur les mers touchait à sa fin.

     

    Une autre époque: la mer des Antilles dans son contexte historique

    Vers 1500, lorsque l’Espagne découvrit le bassin des Antilles, l’Europe émergeait à peine du Moyen Age. La plupart de ses habitants étaient des fermiers, des paysans, qui vivaient de la terre, et étaient dominés par des aristocrates propriétaires terriens. Certaines personnes vivaient dans les villes fondées au Moyen Age, mais les citadins constituaient une part peu importante de la population. Le commerce et l’industrie qu’ils produisaient n’avaient qu’un faible impact sur les vies de la majorité des habitants. Certaines personnes vivaient dans les rues, comme les camelots, les mendiants, les marins et les voleurs. Ils représentaient une source d’histoires et de contes pour les enfants.

    La période entre 1550 et 1650 fut surnommée le « Siècle de fer » car la vie des gens ordinaires était devenue très dure. La population de l’Europe avait rapidement augmenté depuis le début des années 1400. Vers 1500, le nombre d’habitants commença à excéder la quantité de terres arables. Le commerce et l’industrie s’étaient suffisamment développés, si bien que les paysans qui avaient peu de terres pouvaient produire des étoffes, ou bien aller vivre dans les villes pour trouver du travail.

    Ces entreprises ne pouvaient absorber qu’un surplus limité de population. Les hommes jeunes trouvaient également du travail dans les armées de mercenaires, qui servaient dans le conflit qui opposait les Catholiques aux Protestants. Malheureusement, ces emplois firent plus de mal que de bien, car les armées n’étaient pas aussi polies qu’aujourd’hui. Les soldats vivaient de la terre, ruinant les fermes et la vie des paysans. Les armées détruisirent ainsi la sous-structure économique de laquelle elles dépendaient. Les haines religieuses intenses ajoutaient une certaine férocité aux conflits, internationaux ou civils, dévastant tout sur leur passage. Vers la fin du 16ème siècle, la surpopulation, la guerre et les taxes croissantes engendrèrent une pauvreté sans précédent dans la majorité de l’Europe. Les villages étaient partagés entre les quelques chanceux qui avaient assez de terres pour faire vivre leurs familles, et ceux, beaucoup plus nombreux, qui devaient compter sur une bonne saison, et suffisamment de travail supplémentaire pour survivre. Les pauvres se rassemblaient dans les bas-quartiers des villes, alors que les mendiants et les brigands infestaient la campagne. Les vagabonds et les pauvres déracinés devinrent un problème insurmontable, grevant les fondations charitables, et peuplant les tribunaux.

    Les brigands étaient des mendiants qui prenaient au lieu de demander. Le résultat était souvent meilleur. Ces brigands étaient un groupe d’éléments hors-la-loi qui essayaient d’échapper à la pauvreté croissante. Dans les villes, ils volaient et cambriolaient, à la campagne, ils devenaient des bandits de grand-chemin. Sur les mers, ils étaient connus sous le nom de pirates. Les voleurs opéraient seuls ou en petits groupes, les brigands étaient rassemblés en bandes plus importantes, et les pirates travaillaient en grands groupes, car ils constituaient l’équipage d’un navire de bonne taille. Les pirates opéraient quelquefois au sein d’une flotte rassemblant plusieurs embarcations.

    La Méditerranée était réputée pour ses pirates, dont certains étaient même organisés en petits royaumes, en Barbarie, sur la côte d’Afrique du Nord. Le Nouveau Monde offrait de nouvelles possibilités pour les pirates. Mais, aussi bien les voleurs que les brigands ou les pirates devaient lutter pour survivre et s’attaquer continuellement aux autres, dans un monde difficile et sans pitié. Ils redistribuaient les richesses de ceux qui les avaient mais n’étaient pas capables de les protéger, à ceux qui ne les avaient pas, mais avaient le pouvoir de s’en saisir.

    Un brigand ou un pirate choisissait peut-être ce métier pour survivre au départ, mais continuait ensuite pour pouvoir prospérer. Dans une société déchirée par la guerre et les conflits religieux, dont les gouvernements étaient faibles et incertains, le succès assurait le succès, et le pouvoir respectait le pouvoir. Une bande de brigands pouvait rejoindre une armée comme un groupe de mercenaires. Un pirate pouvait occasionnellement se mettre au service d’un gouvernement. Les gouvernements trouvaient opportun d’utiliser les pirates contre leurs ennemis, et les pirates profitaient de ce support officiel, qui prenait la forme d’une Lettre de Marque.

    Un pirate pouvait se battre au côté d’un Comte, défendant la cause d’un roi qu’il connaissait à peine et dont il se souciait peu. Cependant, un bon service pouvait entraîner une bonne récompense: richesses, terres, légitimité, et peut-être même un titre de noblesse! Un homme qui commençait sa vie dans la pauvreté pouvait se retrouver un jour à côté des vieilles familles d’aristocrates, à la tête du royaume depuis des générations.

    La guerre et la pauvreté atteignirent leur apogée en 1618, lorsque débuta la guerre de Trente Ans. Ce qui commença comme une querelle religieuse en Allemagne, devint une lutte constitutionnelle lorsque les Habsbourg tentèrent de consolider leur emprise sur cette terre. La Hollande, le Danemark, la Suède et plus tard la France, durent intervenir pour aider les protestants allemands à contrecarrer ces plans. Cette guerre internationale transforma certaines zones de l’Allemagne en friches. Les entrepreneurs remplacèrent les rois et les empereurs faibles. Ils créèrent d’énormes armées de mercenaires qui dévastèrent la campagne, comme une invasion de sauterelles. C’était l’âge d’or pour les mercenaires et les pirates; les soldats et les Capitaines vendaient leurs services au plus offrant, et changeaient de camp si cela leur semblait opportun.

    Mais même les plus grands mercenaires furent vaincus au combat par une armée nationale bien organisée (celle du roi Gustave Adolphe de Suède); ses soldats avaient été recrutés par conscription nationale, et entretenus par les taxes et impôts nationaux. Les Français utilisèrent également une armée nationale, suivant le modèle suédois. La guerre civile en Angleterre fut matée par la « Nouvelle Armée » de Cromwell, formée selon les mêmes principes. Alors que la moitié du 17ème siècle approchait, l’époque des mercenaires et des pirates était en déclin en Europe. Dans quelques décennies, ces nouvelles puissances et organisations nationales allaient s’étendre jusqu’aux Antilles, et les débarrasser des boucaniers et des pirates.

    La montée des gouvernements nationaux amena de nouvelles taxes, des administrations centralisées oppressives, et des bureaucrates gouvernementaux dont les pouvoirs rivalisaient avec ceux de l’ancienne noblesse. Une série de révolutions en Espagne, au Portugal, en Italie et en France, et des conflits constitutionnels quasi-révolutionnaires partout ailleurs, indiquaient la résistance des classes inférieures et de la noblesse locale au nouvel ordre établi. Mais les puissants gouvernements nationaux remportèrent la victoire. Désormais, l’État ne tolérerait plus que des agents indépendants utilisent les techniques de la guerre. Les armées étaient sous contrôle du roi, disciplinées et se ravitaillaient aux dépôts. Les marins avaient reçu l’ordre de se débarrasser des pirates, tout en combattant les autres pays. Ce nouvel ordre était représenté par la France de Louis XIV, le Roi Soleil.

    Les colonies qui bordaient la Mer des Antilles ne servaient plus de mines d’argent à l’Empire espagnol. Les nouvelles colonies anglaises et françaises, les « îles de sucre », étaient l’un des points du commerce triangulaire entre cette région, l’Europe et l’Afrique. Ce fut le développement économique le plus important, qui aida l’Europe à nourrir sa population croissante, à la fin du 17ème et au 18ème siècles. Les conditions étaient toujours dures pour une grande partie de la population, mais la prospérité se développa parallèlement à l’économie, qui découvrit de nouvelles formes et énergies.

    Les pirates ne menaçaient guère cette richesse, car les navires des différents royaumes européens avaient mis un terme depuis longtemps à l’hégémonie de la piraterie en haute mer. L’ère des flibustiers était révolue. L’ère des bureaucrates commençait.

    Edward Bever, PhD (Histoire)

     

    Les périodes historiques

    L’empire d’argent (1560-1600)

    L’Empire espagnol était à son apogée à cette époque, aussi bien en Europe que dans le Nouveau Monde. L’Empire était construit sur une montagne de lingots d’argent provenant du Mexique et du Pérou. Ces lingots finançaient la gloire impériale de l’Espagne, mais encourageaient également des politiques économiques peu judicieuses, qui allaient ruiner le pays. Les Antilles fournissaient également des tonnes de cuir non traité. Les grands colons espagnols préféraient posséder des troupeaux que de travailler dans des fermes et des plantations. Les ranchs étaient l’équivalent des grandes propriétés en Espagne.

    La Hollande, province éloignée de ce vaste empire, se révolta contre les Espagnols dans les années 1560. L’Angleterre, dirigée par Elizabeth I (1558-1603), développa également une politique anti-espagnole. La France avait été et était toujours anti-espagnole, étant entourée des territoires des Habsbourg, qui contrôlaient les trônes espagnol et autrichien, ainsi qu’une partie de l’Italie.

    A cette époque, l’Espagne était la seule nation européenne possédant de grandes colonies dans le Nouveau Monde. A l’exception d’une tentative peu convaincante à Ste Augustine, les autres puissances européennes ne possédaient que quelques mouillages provisoires et quelques villes de tentes, bases de fortune pour la piraterie et la contrebande, qui apparaissaient et disparaissaient avec les saisons.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Cartagena, Panama, Santiago, et Saint-Domingue étaient les principales villes de l’Empire espagnol aux Antilles. Toutes ces villes, à l’exception de Panama, étaient entourées de fortifications, et abritaient de grosses garnisons. La vie y était chère. La demande pour les marchandises européennes était forte, mais les lois du commerce espagnol étaient respectées. San Juan (sur Puerto Rico) était presque aussi important que les grandes villes.

    La Havane était un port en pleine croissance qui, à cette époque-là, allait devenir l’une des nouvelles grandes villes de la région. Les arrêts fréquents de la Flotte au Trésor espagnole contribuèrent à gonfler l’économie de La Havane. Vera Cruz et Nombre de Dios étaient des villes malsaines, qui ne prospéraient que lorsque la Flotte annuelle arrivait. D’énormes quantités de richesses provenant du Pérou et du Mexique étaient chargées sur les navires dans ces ports.

    Des villes plus importantes du point de vue politique, ou la demande de produits européens était forte, étaient Campeche, Cumana et Maracaibo.

    Les villes qui avaient des difficultés économiques, et étaient donc plus enclines à faire du commerce avec les étrangers, comprenaient les ports de la Jamaïque et l’Hispaniola sous-développées, (sauf la capitale Saint-Domingue), et les ports moins importants de la Mer des Antilles, comme Santa Marta, Gibraltar, Coro, Puerto Cabello et Margarita, qui tirait sa richesse de la production de perles. Les capitales à l’intérieur des terres, comme Villa Hermosa et Gran Granada, étaient encore économiquement faibles. Elles avaient été toutes deux en ligne de front de la conquête espagnole quelques années auparavant.

    La Trinité était une petite ville, mais commençait déjà son rôle unique de point d’échange entre les cargos venant de l’Atlantique et le commerce local antillais, activités illégales aux yeux des lois espagnoles, mais néanmoins rentables. Les contrebandiers avaient accès à un stock de marchandises européennes bon marché, ainsi qu’à un marché pour vendre du cuir.

    – Les autres colonies : La seule colonie qui n’était pas espagnole était la colonie française de Sainte Augustine en Floride. Quelques bases de flibustiers anglaises et françaises existaient sur la pointe de la Floride et aux Bahamas. La population de ces bases n’était pas stable et leur richesse incertaine.

    Le seul gouverneur officiel était basé à Sainte Augustine. A moins que d’autres colonies ne se développent ou changent de nationalité, restez en bons termes avec les Français. Tous les titres, promotions, et terres non-espagnols vous seront accordés par le gouverneur français.

    Chances de succès :

    Pour réussir votre carrière à cette époque-là vous aurez besoin de qualités exceptionnelles et de ruse. Tous les ports les plus importants sont contrôlés par les Espagnols, ce qui force les autres à faire du commerce avec eux (comme Hawkins essaya de le faire), ou à les prendre d’assaut (la méthode de Drake). Le commerce améliore la situation économique des villes, les rendant plus obéissantes aux lois espagnoles, et moins disposées à faire du commerce avec vous. Les conquêtes sont difficiles, particulièrement celles des villes à grande population, et sont quelquefois mises en danger par des contre-attaques espagnoles. De plus, une fois que vous avez entamé un conflit, et que les Espagnols deviennent hostiles, vous devez attendre une « Amnistie des Pirates » avant d’essayer de faire d’autres échanges.

    Vous devez diriger vos hommes de façon équitable. Essayez d’éviter de diviser le butin aussi longtemps que possible. Il peut être extrêmement difficile de recruter de nouveaux membres d’équipage.

    – Le Seahawk anglais : Soutenu par votre monarque, vous avez une force flexible et puissante. Vous aurez besoin de trouver rapidement une source de profits, afin de renflouer vos caisses.

    – Le corsaire français : Votre petit navire à grande voilure, ne fait pas le poids contre un galion de guerre. Si vous rencontrez un ennemi puissant, vous aurez tout intérêt à étre discret. Même si vous arriviez à survivre à cette rencontre, votre équipage risquerait d’être tellement réduit, qu’il vous faudrait peut-être des mois pour le reconstituer avec de nouvelles recrues.

    – Le renégat espagnol : Vous commencez dans une position de faiblesse regrettable, et vous devez prendre beaucoup de risques pour améliorer votre situation financière. Ce n’est pas une vie pour les mauviettes!

     

    Les marchands et les contrebandiers (1600-1620)

    Après les années 1590, l’Empire espagnol commença à décliner et sombrer dans le chaos, aussi bien militaire qu’économique. Des politiques économiques peu judicieuses combinées à une aristocratie bornée, et une église puissante et restrictive, allaient condamner l’Espagne à la ruine pendant des siècles.

    En Amérique, les fortifications coûteuses et les garnisons s’étaient multipliées, mais les cargaisons d’argent et les navires marchands espagnols commençaient à se faire rares. L’empire en Amérique était en fait un empire vide. Les maladies amenées par les Européens dans le Nouveau Monde, infligèrent un siècle d’horribles épidémies. Le bassin antillais se dépeupla rapidement. Au Mexique, la population indienne fut réduite de 25 millions en 1500 (avant la conquête) à moins de 2 millions en 1600.

    Les réserves de nourriture diminuaient, en raison du manque de fermiers, et la production des mines dégringolait par manque d’ouvriers. En 1600, la population espagnole au Mexique ne rassemblait que 100 000 personnes. Mais ce qui était pire, les Espagnols ne faisaient pas partie de la société productive; ils s’attendaient à mener une existence grandiose, servis par des esclaves et des péons indiens. Cette mentalité était développée dans toutes les iles de la Mer des Antilles.

    Contrairement à l’Espagne, l’Angleterre et la France étaient des nations en pleine croissance. A cette époque-là, ces deux nations étaient gouvernées par de nouveaux rois qui cherchaient à établir des relations pacifiques avec l’Espagne. Bien que ceci réduisit les perspectives des pirates et des flibustiers, aucun monarque ne découragea la colonisation. La réputation de l’Amérique pour ses richesses, son climat tempéré et ses terres libres en faisaient un endroit attirant. Plusieurs Français et Anglais se lancèrent dans de nouvelles aventures coloniales.

    Les Pays-Bas, après des décennies de conflit avec l’Espagne, étaient proches de la victoire. Chose surprenante, la Hollande était un miracle économique. Une fois la paix revenue, les entreprises commencèrent à se multiplier. Avec de nouveaux bateaux, des sociétés par actions, et la trêve de douze ans, les intérêts commerciaux hollandais commencèrent à apparaître dans le monde entier. Cependant, les grandes compagnies hollandaises s’intéressaient surtout à l’Asie et l’Indonésie, laissant les Antilles aux compagnies plus petites.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Les villes de Cartagena, La Havane, Panama, Saint-Domingue, et Santiago étaient les capitales des Antilles. Leur population était importante, et elles étaient riches, fortifiées, abritaient d’importantes garnisons, et toléraient peu les étrangers. Les prix étaient régis par le tabac et les marchandises européennes.

    Au Panama, Puerto Bello remplaça Nombre de Dios en tant que port ou arrivait le Train d’Argent et la Flotte au Trésor espagnole. Vera Cruz continuait à desservir l’intérieur du Mexique. Ces deux villes étaient cependant malsaines, ce qui limitait leur croissance et leur succès économique.

    La majorité de la Mer des Antilles et de l’intérieur de l’Amérique centrale était à présent viable. Les petites villes antillaises produisaient du tabac et accueillaient les contrebandiers. L’arrière-pays du Mexique accueillait également les contrebandiers du tabac.

    La Trinité était ouvertement considérée comme un port de contrebande. Les contrebandiers antillais pouvaient vendre leur tabac à un prix raisonnable, et acheter ensuite des marchandises européennes aux marchands qui venaient de l’Atlantique. Le gouverneur espagnol, sans fortifications pour ses ports, et supporté par une garnison ridicule, ne pouvait rien faire d’autre que d’accepter des pots de vin et détourner les yeux.

    – Les colonies anglaises : Des colonies existaient sur Sainte Lucie et Grenada, mais elles étaient menacées par les Indiens cannibales des Caraïbes. Ces deux îles avaient besoin d’importations régulières de vivres, Elles ne possédaient pas de grandes plantations de tabac, ou de défenses organisées.

    – Les colonies françaises : Les colonies françaises n’existaient pas, mais on pouvait trouver aux Bahamas, de vieux mouillages autour desquels s’érigeaient quelques tentes. Il n’y avait pas non plus d’agriculture locale. La nourriture coûtait cher: il n’y avait pas grand chose pour ravitailler un navire.

    – Les colonies hollandaises : Bien que les cargos hollandais aient été nombreux dans ce secteur, il n’existait pas de ports (« usines ») hollandais. Les Pays-Bas finançaient à l’époque les tentatives de colonisation aux Indes, et notamment en Indonésie. Les Hollandais passaient le plus clair de leur temps à échanger des marchandises de contrebande avec les colonies espagnoles plus petites. La Trinité représentait leur port d’attache officieux dans le Nouveau Monde.

    Chances de succès :

    A cette époque, les difficultés sont similaires à celles de 1560. L’Europe se tourne alors vers la paix, ce qui n’arrange pas les perspectives de profit des corsaires. La pauvreté des ports alliés et la perspective de paix devraient vous inciter à trouver des ports espagnols alliés afin de faire de la contrebande entre ces derniers et La Trinité; ajoutez à ceci quelques voyages vers les nouvelles colonies anglaises, ou les vieux mouillages français du nord.

    – L’explorateur anglais : La situation et les stratégies de cette époque ressemblent à celles des décennies précédentes. Vaut-il mieux mener une vie paisible de commerce et de contrebande, ou bien chercher la guerre et organiser des expéditions pirates? Vos nombreux hommes d’équipage suggèrent les expéditions pirates, mais votre gros navire marchand, lent et peu armé, rend le commerce également attirant.

    – L’aventurier français : Votre bateau et son équipage sont bien adaptés aux expéditions pirates. Cependant, le manque de ports alliés importants est un handicap sérieux, vous empêchant de recruter des hommes ou de vendre les marchandises dont vous vous êtes emparées. La conquête de quelques ports espagnols, dans lesquels vous allez installer des administrations alliées, doit être, pour vous, une priorité.

    – Le commerçant hollandais : Votre navire est parfaitement adapté aux échanges commerciaux, mais il est lent et mal équipé pour le combat. Vous n’utilisez jamais plus de vingt membres d’équipage pour faire du commerce. L’équipage minimum doit être composé de huit hommes pour manœuvrer le navire. Payez vos hommes et trouvez de nouvelles recrues afin de garder un bon moral parmi les membres d’équipage. Utilisez La Trinité comme base et essayez plusieurs villes espagnoles. Essayez de savoir quels gouverneurs sont tolérants et lesquels ouvrent le feu sur les étrangers. Organiser des attaques pirates contre les Espagnols est assez complexe, et vous perdrez des privilèges commerciaux jusqu’à ce que l’Espagne vous offre une Amnistie.

    – Le renégat espagnol : La vie d’un renégat, bien que jamais facile, était particulièrement difficile à cette époque. Seuls les plus courageux peuvent s’engager dans cette aventure.

     

    Les nouveaux colons (1620-1640)

    L’Europe était à feu et à sang en raison d’un nouveau conflit qui opposait les Catholiques aux Protestants (la Guerre de Trente Ans). Le déclin de l’Empire espagnol en Amérique continuait, les villes étaient financièrement plus faibles, et comptaient moins de soldats. L’économie et la culture stagnaient. Les ranchs, les plantations et les mines espagnols, dépendaient de plus en plus des esclaves importés d’Afrique.

    La Hollande était le numéro un du commerce maritime. Les compagnies hollandaises tournaient enfin leur attention vers les Antilles. Une nouvelle guerre avec l’Espagne offrait des possibilités aux grandes sociétés par actions, qui finançaient les expéditions militaires contre les Espagnols. Les vieux mouillages de pirates anglais et français étaient envahis par les navires de guerre hollandais.

    En Angleterre, l’économie déclinante, et l’intolérance grandissante envers les Protestants radicaux (comme les puritains), engendrèrent de nouvelles tentatives de colonisation. Après avoir renoncé aux colonies de Sainte Lucie et de Grenada, et pratiquement perdu la Virginie, de nouvelles colonies furent fondées. Ces colonies allaient persévérer.

    La France, aux mains du Cardinal de Richelieu, connaissait une fois de plus des guerres civiles, qui opposaient les protestants Huguenots au gouvernement catholique. Dans les années 1620, les Huguenots français fuyaient leur pays, pour fonder des colonies dans le Nouveau Monde. Ensuite, dans les années 1630, la France entra dans le cataclysme de l’Allemagne: la Guerre de Trente Ans.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Les villes de Cartagena, La Havane, et Panama demeuraient les capitales des Antilles. Santiago et Saint-Domingue, les anciennes capitales, avaient été reléguées à un rôle secondaire, bien que toujours riches, par rapport à la plupart des villes du Nouveau Monde.

    Beaucoup de villes des Antilles étaient économiquement viables, mais peu d’entre elles étaient prospères. Dans certaines villes, le tabac était une récolte d’exportation bon marché. Les villes moins développées dans l’arrière-pays de la Jamaïque et d’Hispaniola, ravitaillent les ports en vivres et en eau.

    La Trinité demeurait un port de contrebande réputé, ou les marchandises européennes abondaient, à des prix très raisonnables, alors que le tabac se vendait à bon prix. Cependant ce port était éclipsé par les nouvelles colonies anglaises, au nord.

    – Les colonies anglaises : La Barbade, premier succès anglais aux Antilles, se développait rapidement. Les navires britanniques l’utilisaient comme port d’attache aux Antilles. Comme à La Trinité, les marchands transatlantiques achetaient le tabac à bon prix. La colonie de Nevis était plus récente et plus petite. La nouvelle colonie de l’île Providencia, au large de la côte des Mosquitos, au cour de l’Empire espagnol, était la base principale des corsaires et des pirates de la Mer des Antilles.

    – Les colonies françaises : Sur l’île partagée de Saint Christophe (Saint Kitts pour les Anglais), les Français avaient l’avantage. Cette colonie était largement catholique, alors que la présence officieuse mais grandissante qui s’établissait dans la partie nord-est d’Hispaniola était en majorité protestante. Ces Huguenots entreprenants avaient déjà réclamé l’île de la Tortue au large, et avaient également fondé Petit Goave.

    – Les colonies hollandaises : Les colonies hollandaises à part entière étaient rares. En plus des mouillages de pirates en Floride et aux Bahamas, les Hollandais avaient établi une « usine » (ville de commerce) sur une île située au centre de la Mer des Antilles: Curaçao.

    Chances de succès :

    Les nouveaux ports coloniaux sont inespérés pour les corsaires, qui ont maintenant un emploi légal, grâce aux guerres qui font rage en Europe. Les chaloupes et les barques des pirates pullulent aux Antilles. Les forces espagnoles continuent de diminuer, surtout en mer. Une force bien équipée peut même essayer d’arraisonner la Flotte au Trésor, en haute mer.

    Mais il faut faire attention aux développements politiques. L’Espagne est capable d’organiser périodiquement des contre-attaques, afin de se débarrasser des colonies ou des bases de flibustiers gênantes.

    – L’aventurier anglais : Ne soyez pas timide devant les Espagnols. Après vous être constitué une réputation, une fortune et une flotte, vous pouvez vous aventurer sur les terres, et essayer de piller les petites villes. Les possibilités abondent pour les courageux.

    – Le Huguenot français : Votre barque est un navire pratique aux Antilles, et bien équipé pour mener des attaques pirates contre les Catholiques espagnols, et leur horrible inquisition. La Tortue et Petit Goave sont des bases idéales, au cœur du territoire espagnol et proches du détroit de Floride et de la Flotte au Trésor annuelle.

    – Le corsaire hollandais : Vous avez une force très puissante, mais vous manquez de bases. Liez-vous d’amitié avec les Français et les Anglais (sans vous préoccuper de l’opinion de votre gouvernement). Pouvez-vous imiter l’exploit de Piet Heyn, en 1628, et capturer la Flotte du Trésor espagnole?

    – Le renégat espagnol : Comme dans les années 1560 et 1600, la vie d’un renégat n’est pas enviable, mais les conditions se sont un peu améliorées. Il existe peu de colonies non-espagnoles; il vaut mieux donc pour vous être en bons termes avec l’Angleterre, la France, et la Hollande.

     

    La guerre du profit (1640-1660)

    En Allemagne, en Hollande et en France, la dernière guerre de religion européenne (la Guerre de Trente Ans), qui avait commencé en 1618, dégénérait en famine et épidémies dans un décor de ruines. Ayant évité les désastres européens, l’Angleterre était cependant au bord sa propre guerre civile, qui allait aboutir à la dictature militaire courte et brutale d’Oliver Cromwell, et de ses armées protestantes.

    De toutes les nations européennes, l’Espagne était dans la plus mauvaise position. Les conditions économiques et politiques étaient si mauvaises que les provinces se révoltaient contre la faillite et le gouvernement inefficace.

    Les désastres de l’Europe offraient de nouvelles possibilités aux Antilles. Les colonies espagnoles étaient en déclin militaire et économique. Les flibustiers et les corsaires, vétérans des conflits européens, pouvaient piller et saccager les possessions des Espagnols, sans peine, et sans être harcelés par les gouvernements européens. Les colonies non-espagnoles se multipliaient rapidement, peuplées par des bateaux entiers de réfugiés. Alors que certains se consacraient à une économie de plantations, d’autres adoptaient la vie des boucaniers. A ce moment-là, les marchands hollandais faisaient fortune en transportant les marchandises entre c nouvelles colonies. Le commerce pacifique ne rapportait peut-être pas aussi gros que la piraterie, mais était beaucoup plus sûr.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Les villes espagnoles les plus importantes demeuraient tout de même les capitales de la région: Panama, Cartagena, La Havane, et Santiago. L’économie de ces villes était saine et elles pratiquaient des prix élevés.

    San Juan et Saint-Domingue prospéraient, mais leur population était constituée de vieilles familles aristocratiques, aux goûts de luxe. Les deux villes étaient entourées de fortifications et équipées de garnisons.

    Toutes les autres villes espagnoles éprouvaient des difficultés à prospérer. Les villes de l’arrière-pays étaient sur le point de disparaître sous la vague des immigrants anglais, français et hollandais.

    – Les colonies anglaises : La Barbade était la capitale officieuse des Antilles anglaises. C’était un port de commerce de rêve. Les marchandises européennes y étaient librement disponibles, le sucre se vendait à bon prix, et les marchands locaux étaient riches et bien achalandés.

    Les colonies de St. Christophe et Nevis étaient fortes sur le plan économique, et bien peuplées, alors qu’Antigua, Montserrat, Bermuda et Eleuthera étaient des colonies plus récentes, plus petites, peu peuplées, ou les prix étaient bas et les entrepôts minuscules.

    – Les colonies françaises : La Guadeloupe et la Martinique étaient les deux colonies principales des petites Antilles. Cependant, tous les yeux étaient tournés vers ce port fortifié, base de pirates, corsaires et boucaniers de toutes sortes: l’île de la Tortue. Ce nom seul inspirait la terreur.

    La colonie française de Petit Goave, à l’intérieur d’Hispaniola se développait lentement. Les corsaires français utilisaient encore des mouillages sur la pointe de la Floride pour piller les Espagnols qui s’aventuraient dans le détroit de Floride, ou pour descendre sur la côte nord de Cuba.

    – Les colonies hollandaises : Curaçao était l’équivalent hollandais de la Barbade. Ce grand port franc, riche et bien défendu, offrait de bons prix pour le sucre, et vendait de grandes quantités de marchandises européennes. Un second port franc international se développait à St. Eustache, alors que que le paisible St. Martin abritait les planteurs de canne à sucre, et autres pacifistes.

    Chances de succès :

    Les possibilités abondent et le succès n’est pas loin. L’Espagne est pratiquement toujours en guerre avec quelqu’un, et parfois même avec tout le monde! Le pouvoir militaire espagnol devenu trop faible, facilite les possibilités de piraterie et de pillage. Après l’attaque de riches Espagnols, une expédition ne se termine jamais sans un passage à l’île de la Tortue, la Barbade ou Curaçao.

    – L’aventurier anglais : En tant que corsaire, tout est en votre faveur. Plusieurs colonies anglaises alliées sont prêtes à acheter les marchandises que vous avez prises, alors que les tavernes sont pleines de marins cherchant à s’embarquer, sous les ordres d’un bon Capitaine. Les gouverneurs souriants vous serrent la main, et vous donnent des terres et des récompenses pour vos efforts. C’est beau la vie, n’est-ce pas?

    – Le corsaire français : Pour les Français, la piraterie est une industrie grandissante, offrant de gros profits, comme pour les Anglais. L’île de la Tortue est une base idéale pour de telles activités, étant située entre Saint-Domingue et les grandes villes de Cuba, ce qui permet d’intercepter les riches flottes qui passent par le détroit de Floride. Pas très loin, au sud, se trouvent les colonies espagnoles, et le port allié de Curaçao.

    – Le marchand hollandais : Fatigués de guerroyer, beaucoup de Hollandais préfèrent faire du commerce. Les nouvelles colonies françaises et anglaises, en plein développement, offrent de grandes possibilités à des marchands rusés. Les routes commerciales entre les grandes et riches colonies, et les nouvelles, plus petites, peuvent rapporter des profits considérables. On peut aussi faire du commerce avec les villes espagnoles plus pauvres, qui ont du sucre et des denrées alimentaires à bas prix, qui se vendent à bon prix à Curaçao ou la Barbade. Bien sûr, l’attrait de la piraterie reste fort!

    – Le renégat espagnol : C’est l’une des deux époques (avec 1660) ou la vie d’un renégat peut être assez plaisante. Attaquer les Espagnols est une occupation qui rapporte, par temps de guerre ou de paix.

     

    Les boucaniers héroïques (1660-1680)

    Le déclin de l’Empire espagnol continua lorsque le régent de Charles II, négligent et inepte, succéda au roi Philippe IV, devenu sénile. Charles II devint roi à l’âge de quatre ans, en 1665. Les colonies espagnoles d’Amérique furent laissées sans protection militaire, et les interférences économiques de l’Espagne diminuèrent également. Ceci, combiné à une hausse de la production des mines d’argent, entraîna une reprise de l’économie hispano-américaine.

    L’Angleterre, la France et la Hollande étaient devenues des puissances coloniales importantes. Jalouse du succès commercial de la Hollande, l’Angleterre entama une guerre économique contre elle, en émettant une loi sur la navigation en 1651 et sur les matières premières en 1663; ces lois limitaient le commerce et risquaient de ruiner les marchands hollandais pratiquant le libre échange. Ces lois causèrent trois guerres en vingt ans.

    Louis XIV avait finalement pris le contrôle de la France, après la mort du cardinal Mazarin, en 1661. La politique étrangère agressive du Roi Soleil engendra constamment des conflits avec l’Angleterre, la Hollande, et l’Espagne. Bref, à cette époque-là, l’Europe était un terrain propice aux querelles et aux guerres, de nature internationale, ou les ennemis et les alliés changeaient constamment.

    Aux Antilles, les gouverneurs étaient menacés de toutes parts. St. Eustache changea de mains dix fois, entre 1664 et 1674. Les gouvernements européens ne fournissant pratiquement pas de forces militaires, les gouverneurs demandaient aux boucaniers, aux corsaires et aux pirates de garder leurs colonies, et de combattre l’ennemi. Mais ces guerriers ne pensant qu’au profit étaient parfois difficiles à contrôler.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : Panama, La Havane, et Cartagena étaient toujours les trois plus grandes villes espagnoles, riches, fortifiées, et équipées d’une garnison. Santiago, Saint-Domingue et San Juan conservaient une taille raisonnable, mais étaient en déclin. Les autres villes espagnoles recommençaient à prospérer, mais leur faiblesse militaire en faisait la proie des boucaniers et des pirates.

    – Les colonies anglaises : La Barbade demeurait une grande colonie anglaise, et St Christophe n’était pas loin derrière. Prise à l’Espagne en 1655, la Jamaïque abritait Port Royal, le nouveau port des boucaniers anglais, au cœur de l’Empire espagnol, pas loin des colonies françaises d’Hispaniola.

    – Les colonies françaises : Dans les Petites Antilles, la Guadeloupe et la Martinique étaient les bastions principaux de la puissance française, alors qu’autour de la partie occidentale d’Hispaniola, l’île de la Tortue, Port-de-Paix, Petit Goave et Léogane étaient les places fortes des boucaniers, parmi la richesse croissante des plantations de canne à sucre françaises.

    – Les colonies hollandaises : Curaçao était la colonie hollandaise principale et l’un des plus grands ports francs du monde. St. Eustache le dépassait presque, mais les conquêtes successives avaient endommagé son économie.

    Chances de succès :

    Cette époque est souvent appelée « l’âge d’or de la piraterie ». Les conflits sont nombreux, tout comme les ports, espagnols ou non, pouvant être attaqués ou utilisés comme bases. En raison de la faiblesse militaire de l’Espagne, ses bateaux et ses villes sont des cibles populaires pour les boucaniers et les pirates de toutes nationalités.

    – Le boucanier anglais : Port Royal constitue une base excellente, mais la Barbade est encore le meilleur endroit pour échanger de grandes quantités de marchandises pillées à un très bon prix. L’inconvénient principal de Port Royal est son manque de bons marins; il faut souvent se rendre dans les villes de boucaniers françaises d’Hispaniola pour trouver des hommes disponibles. Une base aux Caraïbes vous donne accès aux principaux ports anglais, afin de recruter facilement des membres d’équipage.

    – Le boucanier français : Corsaire ou pirate, il est conseillé de ne pas provoquer les querelles avec une ou deux nations, de façon à avoir des partenaires commerciaux, au cas ou la paix serait établie. Il est extrêmement facile de recruter des membres d’équipage dans les environs d’Hispaniola, avec quatre ports de boucaniers français à quelques encablures les uns des autres.

    – L’aventurier hollandais : Les Hollandais de cette époque-là n’hésitaient pas à offrir leurs services aux autres nations, et cherchaient toujours la meilleure occasion (l’aventure et le profit), qu’elle soit pacifique ou belliqueuse. N’ignorez pas les avantages du commerce pacifique. Souvenez-vous, la Barbade et Curaçao sont les deux ports les plus riches des colonies non-espagnoles, ou vous pouvez échanger ou vendre les marchandises que vous avez pillées.

    – Le renégat espagnol : Bien que la vie d’un renégat ne soit jamais facile, cette époque-là est plutôt positive. Attaquer les possessions espagnoles est, bien entendu, de mise.

     

    Le déclin des pirates (1680-1700)

    L’Europe était encore en guerre, les alliances se multipliaient et les partenaires changeaient souvent. Mais, les politiciens et militaires avaient tiré une leçon des ravages des boucaniers en Amérique: les guerriers qui se battaient pour le profit, pouvaient ruiner l’économie locale. Les nations avaient également développé des flottes et des armées plus importantes et plus puissantes, assez grandes pour que des détachements fussent envoyés dans les colonies antillaises.

    Tout ceci mit en danger les corsaires et les boucaniers. L’Espagne était peut-être gouvernée par un idiot, mais les pirates disparurent, chassés des mers par une escadrille navale anglaise basée à Port Royal. Les Lettres de Marque étaient de plus en plus difficiles à obtenir. Les boucaniers de toutes nationalités se rassemblèrent sous le drapeau français, en 1684, lorsque la France accorda de nouveau des Lettres de Marque.

    Sur le plan économique, toutes les nations regroupées aux Antilles virent leur richesse augmenter, tout comme le commerce. Bien que les pirates n’aient pas tout à fait disparu, le futur s’annonçait sous la forme de commerce pacifique et de contrebande.

    Villes et commerce :

    – Les colonies espagnoles : La Havane, Panama, Cartagena et Santiago étaient toujours des villes importantes, malgré les attaques et les mésaventures du siècle précédent. Caracas avait acquis le rôle de port principal desservant la « terre ferme », c’est-à-dire l’Amérique du Sud, alors que Saint-Domingue et San Juan étaient passés au second rang, isolés parmi les riches îles françaises et anglaises.

    – Les colonies anglaises : Port Royal, la Barbade et St. Christophe étaient les grands ports anglais; les autres ports anglais des Antilles représentaient des lieux d’échanges prospères. Les Bahamas représentaient la nouvelle frontière coloniale. Nassau était un grand port de pirates. Une petite colonie anglaise s’était même développée à Belize, au Honduras!

    – Les colonies françaises : L’aspect de l’empire colonial français n’avait pas beaucoup changé en deux décennies. La Guadeloupe et la Martinique demeuraient les capitales économiques jumelles, rivalisant avec les plus grands ports anglais. L’île de la Tortue avait entamé son déclin, mais les villes d’Hispaniola, comme Port-de-Paix, Petit Goave, et Léogane prospéraient.

    – Les colonies hollandaises : Comme l’Empire français, l’Empire hollandais n’avait pas beaucoup changé: Curaçao était un grand port franc, St Eustache se remettait des désastres de la guerre, et essayait de vivre du commerce qu’il effectuait avec son voisin anglais récalcitrant. St. Martin, le satellite du nord, continuait de développer ses plantations.

    Chances de succès :

    Les perspectives de cette époque sont aussi bonnes que celles de 1660 et 1670. Cependant, les navires de guerre qui mènent la chasse aux pirates se font de plus en plus nombreux, et les ports non-espagnols grandissent et sont mieux fortifiés. En fait, la répartition équitable des ports faibles et forts aux Antilles, assure les meilleures perspectives de commerce depuis cinquante ans. Si vous adoptez une attitude belliqueuse, profitez des Amnisties de pirates lorsqu’elles sont offertes, de façon à vous préparer à une paix soudaine.

    – Le pirate anglais : Vous avez toujours voulu vivre comme un pirate; eh bien, c’est le moment d’essayer! Nous conseillons aux novices de faire une ou deux expéditions dans les années 1660, pour goûter à la piraterie, avant de vous livrer à une vie de criminel des mers. Attention aux chasseurs de pirates de la marine!

    – Le boucanier français : Les commissions de corsaire sont toujours disponibles. Profitez-en pour attaquer les Espagnols. Mais, attention aux Gardes Maritimes espagnols, chasseurs de pirates.

    – L’aventurier hollandais : En tant que pacifiste hollandais pratiquant le libre-échange, vous réfléchissez longtemps aux avantages du commerce et de la contrebande. Les ports hollandais sont peu nombreux, et bien que l’Angleterre et la France aient des lois les empêchant de commercer avec vous, ces lois ne sont en réalité pas appliquées. Même les Espagnols peuvent être amenés à faire du commerce quelquefois. Certains de vos compatriotes sont devenus célèbres après avoir navigué comme corsaires pour la France. En fait, deux amiraux des corsaires français étaient hollandais, en 1685!

    – Le Garde Maritime espagnol : Maintenant que les colonies anglaises et françaises sont aussi riches que les colonies espagnoles, il est normal qu’elles soit attaquées en retour. Votre seule difficulté consistera à éviter les navires de guerre français, anglais et hollandais qui pullulent sur ces mers.

     

    Répertoire des villes

    Les latitudes et les longitudes données dans ce répertoire correspondent à celles de la carte à cette époque. Les mesures sur cette carte paraissent très inexactes de nos jours. Toutes les dates de fondation des villes sont approximatives.

    – Antigua : 21° nord, 62° ouest. Colonisée dans les années 1640, c’est une petite île agréable, dont l’économie repose sur les plantations. Au 18ème siècle, elle deviendra l’une des deux plus grandes bases navales de la Marine britannique aux Caraïbes.

    – La Barbade : 18° nord, 59° ouest. Première importante colonie anglaise dans les Caraïbes (dans les années 1620), La Barbade est la capitale économique des Îles Caraïbes (Petites Antilles) pendant la 2ème moitié du 17ème siècle. Les commerçants des Caraïbes y trouvent de nombreux produits en provenance d’Europe et obtiennent de bons prix pour le sucre et le tabac.

    – Belize : 21° nord, 88° ouest. Cette petite colonie de coupeurs de bois fait son apparition dans les années 1680, dans une région censée être espagnole, mais, en fait, non colonisée. Sa présence provoquera de nombreuses crises diplomatiques dans les décennies à venir.

    – Bermudes : 30° nord, 65° ouest. Fondées dans les années 1640, les Bermudes bâtirent leur économie sur les navires naufragés, grâce aux nombreux récifs dont elles sont entourées.

    – Borburata : 16° nord, 67° ouest. Cette modeste ville des Caraïbes n’a rien de remarquable jusqu’à la fin du 16ème siècle. Elle gagnera ensuite de l’importance avec la puissance grandissante de Caracas.

    – Campeche : 23° nord, 90° ouest. « Vieille » ville espagnole bien établie, quelque peu aristocratique, Campeche est un port important desservant les provinces intérieures du sud de la Nouvelle Espagne et du Yucatan. Les produits européens y atteignent de bons prix.

    – Caracas : 16° nord, 66° ouest. Cette ville prend de l’importance à la fin du 16ème siècle. C’est le port principal des fermes et des plantations intérieures et le berceau de plusieurs grandes familles espagnoles, qui dépensent des fortunes en produits provenant d’Europe.

    – Cartagena : 16° nord, 75° ouest. C’est le plus grand port des Caraïbes; après 1590, elle devient, soi-disant, une forteresse imprenable. C’est ici que la Flotte au Trésor passe l’hiver avant d’effectuer son voyage de retour via La Havane et le Détroit de Floride. Cartagena possède une garnison puissante et une économie en plein essor, peu touchée par le commerce illégal et la contrebande.

    – Coro : 17° nord, 70° ouest. Cette petite ville de la côte est du Golfe de Venezuela prospère au 16ème siècle, mais, après les années 1600, elle est dépassée par les nouveaux ports de l’est. Au cours de sa brève apogée, Coro fournissait du tabac et de nombreux cuirs.

    – Cumana : 16° nord, 64° ouest. Principal port de la Nouvelle Andalousie, elle constitue le point d’ancrage oriental des Caraïbes, le dernier port important et la dernière forteresse. C’est un bon marché pour les produits européens. Cependant, elle ferme l’œil sur la contrebande et autres pratiques infâmes.

    – Curaçao : 17° nord, 69° ouest. Utilisée pour la 1ère fois dans les années 1620, l’île devient un important port indépendant, sous contrôle hollandais. Les produits espagnols, passés en contrebande à travers les Caraïbes, y sont achetés par les marchands hollandais, qui les échangent contre des produits européens qu’ils pourront à leur tour vendre en contrebande aux Espagnols.

    – Eleuthera : 26° nord, 76° ouest. D’abord, point de mouillage des pirates, Eleuthera devient par la suite une colonie anglaise. Elle ne prospère pas vraiment au 17ème siècle, restant un havre secondaire pour les pirates, les corsaires et tous ceux qui se cachent dans les Bahamas.

    – Détroit de Floride : 26° nord, 80° ouest. Le puissant courant du Gulf Stream a découpé ce canal le long de la côte sud-est de la Floride, formant une route sûre à travers les hauts-fonds des Bahamas. Chaque année au début du printemps, la Flotte au Trésor prend ce canal à La Havane, en route vers l’Atlantique nord et vers son port d’attache.

    – Pointe de la Floride : 26° nord, 81° ouest. Parmi cette petite chaîne d’îles et de récifs, se trouvent des points de mouillage transitoires pour les corsaires de toutes nationalités. Aucune colonie permanente n’y est établie car La Havane, ville puissante aux mains des Espagnols, est trop proche.

    – Gibraltar : 15° nord, 71° ouest. Cette ville est un modeste port pour les fermes et les plantations de l’intérieur de la province de Caracos. Les atroces pillages de L’Olonnais, puis de Morgan, ont annihilé sa vitalité économique et l’ont réduit à peu de choses dans les années 1680.

    – Gran Granada : 17° nord, 86° ouest. Située sur les rives du lac Nicaragua, c’est la ville la plus riche et la plus importante des provinces du Honduras.

    – Grand Bahama : 28° nord, 79° ouest. Cette île du nord des Bahamas sert régulièrement de point de mouillage aux corsaires. Elle ne deviendra une colonie anglaise qu’à la fin de cette période.

    – Grenada : 17° nord, 61° ouest. Un groupe de colons anglais tentèrent de s’y installer dans les années 1600, sans succès et la colonie disparut dans les années 1620.

    – Guadeloupe : 20° nord, 61° ouest. Colonisée par les Français, elle devient économiquement rentable dans les années 1640. Avec la Martinique c’est la pierre angulaire du pouvoir français dans les Caraïbes orientales. Dans les années 1660, ses forteresses et sa garnison sont renforcées, montrant l’intérêt nouveau que porte la France à la colonisation outre-mer.

    – La Havane : 25° nord, 82° ouest. L’une des vieilles villes de Cuba, elle prospère rapidement au milieu du 16ème siècle car la Flotte au Trésor y fait son dernier approvisionnement, avant d’attaquer le dangereux voyage de retour vers l’Espagne. La Havane est une ville riche, ou le commerce se fait dans le respect de la loi. Les prix y sont très élevés.

    – Isabella : 23° nord, 71° ouest. Cette petite ville portuaire fut fondée par Colomb lui-même. Elle apparaît et disparaît au gré des maladies qui frappent sa population. Au début du 17ème siècle, elle est officiellement abandonnée par le gouvernement espagnol et ses habitants doivent s’installer autour de Saint-Domingue.

    – La Vega : 23° nord, 71° ouest. Ce havre des contrebandiers, dans la première moitié du 17ème siècle, dessert les ranchs et les fermes intérieurs du nord d’Hispaniola. Les prix y sont bas et les lois inexistantes, excepté la loi du plus fort.

    – Leogane : 23° nord, 73° ouest. L’un des nouveaux ports de boucaniers français dans les années 1660, Leogane est au service de la présence officieuse, mais grandissante, des Français dans l’Hispaniola occidentale.

    – Maracaibo : 16° nord, 72° ouest. C’est le port principal sur le Golfe de Venezuela et gardien du Lagon de Maracaibo (aussi appelé Lac de Maracaibo). Il abrite un grand nombre de familles aristocratiques, qui investissent de grosses sommes dans la mode européenne.

    – Margarita : 17° nord, 63 ° ouest. Au début du 16ème siècle, c’était l’une des plus riches îles de pécheurs de perles du monde. Avec l’épuisement des perles, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, ses ports sont à l’abandon et de nombreuses familles partent s’installer dans des villes plus riches et plus importantes, comme Cumana ou Caracas.

    – Martinique : 19° nord, 61° ouest. Colonisée par les Français, la Martinique devient économiquement rentable dans les années 1640. Avec la Guadeloupe, elle constitue la pierre angulaire de la puissance française dans les Caraïbes orientales. Dans les années 1660, ses forteresses et sa garnison sont renforcées, montrant l’intérêt nouveau que porte la France à la colonisation outre-mer.

    – Montserrat : 21° nord, 62° ouest. Cette colonie anglaise, fondée vers 1640, reste une colonie de petites plantations et de fermiers, une escale agréable sans rien de remarquable, à l’exception de ses prix bas.

    – Nassau : 26° nord, 77° ouest. Depuis le milieu du 16ème siècle, cette île des Bahamas est un point de mouillage pour les corsaires. Colonie anglaise, établie officiellement dans les années 1680, elle dégénère rapidement en un infâme lieu de piraterie, abritant des criminels de la pire espèce. Le port s’appelle « Nouvelle Providence », afin de pouvoir distinguer cette île de l’île de la Providence (« Ancienne Providence »).

    – Nevis : 21° nord, 63° ouest. Cette île agréable, séparée de Saint Kitts par un canal étroit, fut peuplée par les Anglais à peu près à la même époque, c.-à-d. dans les années 1620. Alors que Saint Kitts devenait un port important, Nevis resta plus agricole, avec d’agréables plantations au pied de ses montagnes ensoleillées.

    – Nombre de Dios : 15° nord, 79° ouest. Cette ville est le port utilisé par Panama et le Pérou dans les Caraïbes, durant tout le 16ème siècle. Cependant, elle est établie sur un marécage malsain, presque impossible à fortifier et saccagée sauvagement par les pirates anglais. Elle est abandonnée à la fin du 16ème siècle et un nouveau port (Puerto Bello) est construit non loin de là.

    – Panama : 15° nord, 80° ouest. Cette ville riche et importante relie les riches royaumes espagnols du Pérou aux Caraïbes. Tout le commerce avec le Pérou s’effectue par mer sur la côte pacifique, avec Panama comme point d’arrivée. Panama est relié à un port des Caraïbes (Nombre de Dios au 16ème siècle, Puerto Bello au 17ème), par un train cheminant à travers les montagnes de l’isthme de Darién.

    – Petit Goave : 22° nord, 73° ouest. Parmi les nombreuses petites colonies informelles des Huguenots français installés sur l’Hispaniola occidentale, Petit Goave est la première qui deviendra un port important (dans les années 1620). Au 17ème siècle, les planteurs et les propriétaires terriens chassent peu à peu les rudes boucaniers, civilisant progressivement cette frontière coloniale.

    – Port-de-Paix : 23° nord, 73° ouest. Cette colonie, tardivement établie par les Huguenots français, devient un port important dans les années 1660 et, vers 1680, devient la capitale officieuse des colonies françaises dans l’Hispaniola occidentale.

    – Port Royal : 21° nord, 77° ouest. Dans un port naturel du sud-est de la Jamaïque, s’étend une langue de sable décrivant une courbe. En 1660, juste après la conquête anglaise de la Jamaïque, Port Royal, une ville grouillante, est construite sur cette langue de sable. Sa réputation était si mauvaise que, lorsqu’un tremblement de terre la détruisit à la fin du siècle, les colons, comme les européens, le considérèrent comme un acte de justice divine.

    – Puerto Cabello : 16° nord, 68° ouest. Ce port secondaire, sur la Mer des Caraïbes, est une ville digne d’intérêt pendant les années 1620. Cependant, Caracas lui ravira la majeure partie de son activité, tandis que le nouveau port indépendant des Hollandais, Curaçao, détruit le reste.

    – Puerto Principe : 24° nord, 78° ouest. L’une des premières villes fondées à Cuba, elle est le symbole des forces de l’Amérique espagnole: une ville riche, entouré de ranchs et de bétail.

    – Providence : 18° nord, 82° ouest. Aussi connue sous le nom de « Vieille Providence », elle est fondée par des colons anglais en 1620. Cette île minuscule devient rapidement une base pour les corsaires et les pirates opérant sur la Mer des Caraïbes. Elle représente un tel danger pour l’Espagne que celle-ci organise une importante expédition, en 1640, pour la reprendre; avec succès. Les Espagnols la rebaptisent Santa Catalina, nom qu’elle a conservé depuis ce temps.

    – Puerto Bello : 15° nord, 80° ouest. En 1600, cette ville remplace Nombre de Dios comme port antillais de Panama et de la vice-royauté du Pérou. Chaque année, lorsque la Flotte au Trésor arrive pour ramasser l’argent péruvien, Puerto Bello connaît un grand boom économique. Après le départ de la Flotte pour Cartagena, elle sombre à nouveau dans la somnolence.

    – Riohacha : 17° nord, 73° ouest. C’est l’un des deux ports principaux des hautes terres colombiennes (l’autre étant Santa Marta). Il est spécialisé dans les exportations: d’abord les peaux, puis le tabac.

    – San Juan : 22° nord, 66° ouest. C’est la grande ville portuaire de Porto Rico, et l’une des villes les mieux fortifiées de l’Amérique espagnole. San Juan a été fondée très tôt et reste un bastion de la vieille aristocratie espagnole. Les prix y sont élevés (exception faite de la nourriture) et la loi est appliquée à la lettre, la plupart du temps. Elle deviendra plus tard une base d’attaque des gardes maritimes contre les Antillais.

    – Santa Catalina : 18° nord, 82° ouest. Quand les Espagnols arrachèrent l’île de la Providence aux Anglais en 1640, ils la rebaptisèrent Santa Catalina. Bien que cette île soit sans valeur aucune pour l’Espagne, celle-ci y maintient une garnison afin d’éviter qu’elle ne retombe aux mains des Anglais.

    – Saint-Domingue : 22° nord, 70° ouest. C’est la grande capitale d’Hispaniola, la plus vaste et la plus ancienne de tout l’empire américain des Espagnols. Au 17ème siècle, elle perd de son pouvoir et de son importance mais les propriétaires des ranchs et les aristocrates espagnols restent suffisamment vigoureux pour arrêter une invasion anglaise en 1655 (déçus, les Anglais vont envahir et conquérir la Jamaïque).

    – Santa Marta : 17° nord, 74° ouest. Avec Riohacha, c’est le principal port desservant les hautes terres de Colombie. Les prix de la nourriture y sont bas, grâce à ses nombreuses fermes, et les prix des peaux et du tabac ne sont pas excessifs.

    – Santiago : 23° nord, 76° ouest. C’est la capitale originelle de Cuba et elle restera une ville vaste et puissante jusqu’à la fin de cette époque. Comme dans toutes les grandes villes espagnoles, les prix y sont élevés et la loi commerciale espagnole est rigoureusement appliquée.

    – Santiago de la Vega : 21° nord, 77° ouest. C’est la ville principale de la Jamaïque avant la conquête anglaise. La Jamaïque espagnole avait peu d’importance économique ou politique.

    – Sainte Augustine : 30° nord, 81° ouest. Colonie française à l’origine, en 1560, l’Espagne l’a attaquée et conquise, massacrant les Français et installant ses propres forteresses et garnisons pour décourager les autres Européens. Ste. Augustine est si peu importante que personne n’a jamais contesté son appartenance à l’Espagne.

    – Saint Christophe : 21° nord, 63° ouest. D’abord colonisée par une association entre Français et Anglais, dans les années 1620, l’île fut peuplée essentiellement par les Français dans les premiers temps. Plus tard, les Anglais furent les plus nombreux et lui donnèrent le nom de Saint Kitts, qui est maintenant couramment utilisé.

    – Saint Eustache : 21° nord, 63° ouest. Fondée par les Hollandais dans les années 1640, l’île devient l’un des plus grands ports commerciaux indépendants de l’apogée du mercantilisme hollandais. Malheureusement, son système de défense réduit et la présence de voisins anglais et français en firent l’une des îles les plus disputées. L’agitation politique et militaire nuiront énormément à son économie.

    – Saint Kitts : 21° nord, 63° ouest. Dans les années 1640, les Anglais prirent le dessus à St Christophe. L’île devint donc St Kitts (dénomination anglaise). Un port important y fut construit, ou un commerce prospère avec tous les autres pays se développa.

    – Sainte Lucie : 19° nord, 61° ouest. Les colons anglais préférèrent s’installer ici, plutôt qu’en Amérique du Sud, dans les années 1600, mais ils durent abandonner cette île rapidement à cause de leur sottise et de la présence d’indigènes féroces.

    – Saint Martin : 22° nord, 63° ouest. L’île fut colonisée par les Hollandais dans les années 1640. Elle demeure une île de planteurs, calme et pacifique, jusqu’à la fin du 17ème siècle.

    – Santo Tomé : 15° nord, 61° ouest. Cette ville minuscule, enfoncée à l’intérieur des terres le long de l’Orénoque, acquiert une petite garnison espagnole vers 1600, résultat direct des expéditions avortées de Sir Walter Raleigh.

    – Tortuga (Île de la Tortue) : 23° nord, 73° ouest. D’abord occupée par les boucaniers et les Huguenots français, dans les années 1620, elle est reconstruite et fortifiée et devient une base importante pour les pirates des années 1640 et 1660. Malgré les attaques espagnoles, elle survit tant que les boucaniers et les pirates restent puissants, puis elle disparaît avec eux.

    – Trinité : 16° nord, 61° ouest. Théoriquement colonie espagnole, cette île ne fut jamais vraiment peuplée, n’eut jamais de garnison ou de gouverneur espagnols. Elle fut le paradis des contrebandiers au début des années 1600.

    – Vera Cruz (et le port de San Juan de Ulua) : 23° nord, 96° ouest. Cette ville, avec son point de mouillage, est le port principal de la vice-royauté intérieure de la Nouvelle Espagne (connue sous le nom de Mexique). Une fois par an, au moment du passage de la Flotte au Trésor, cette ville malsaine se transforme en ville florissante et riche.

    – Villahermosa : 22° nord, 93° ouest. Cette ville intérieure est la capitale de la province de Tobasco, une région située au sud de la Nouvelle Espagne, mais néanmoins riche.

    – Yaguana : 22° nord, 72° ouest. Au 16ème siècle, cette ville est un petit port desservant la côte occidentale espagnole d’Hispaniola. A la suite d’une contrebande excessive, la ville est punie: elle est officiellement abandonnée et sa population est déportée.

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    Itinéraire de la Flotte au Trésor

    1560
    Cumana – début octobre
    Puerto Cabello – fin octobre
    Maracaibo – début novembre
    Rio de la Hacha – fin novembre
    Nombre de Dios – début décembre
    Cartagena – fin décembre
    Campeche – fin janvier
    Vera Cruz – début février
    Canal de Floride – fin avril

    1600
    Cumana – début octobre
    Caracas – fin octobre
    Maracaibo – début novembre
    Rio de la Hacha – fin novembre
    Santa Marta – début décembre
    Puerto Bello – fin décembre
    Cartagène – début janvier
    Campeche – début février
    Vera Cruz – fin février
    La Havane – fin mars
    Le Canal de Floride – fin avril

    1620
    Caracas – début septembre
    Maracaibo – fin septembre
    Rio de la Hacha – début octobre
    Santa Marta – fin octobre
    Puerto Bello – début novembre
    Cartagène – début décembre
    Campeche – début janvier
    Vera Cruz – fin janvier
    La Havane – fin février
    Canal de Floride – fin mars

    1640
    Caracas – début octobre
    Maracaïbo – fin octobre
    Rio de la Hacha – début novembre
    Santa Marta – fin novembre
    Puerto Bello – début décembre
    Cartagène – début janvier
    Campeche – début février
    Vera Cruz – fin février
    La Havane – fin mars
    Canal de Floride – fin avril

    1660
    Caracas – début septembre
    Maracaibo – fin septembre
    Rio de la Hacha – début octobre
    Santa Marta – fin octobre
    Puerto Bello – début novembre
    Cartagène – début décembre
    Campeche – début janvier
    Vera Cruz – fin janvier
    La Havane – fin février
    Canal de Floride – fin mars

    1680
    Caracas – début octobre
    Rio de la Hacha – fin octobre
    Santa Marta – début novembre
    Puerto Bello – fin novembre
    Cartagène – fin décembre
    Campèche – fin janvier
    Vera Cruz – début février
    La Havane – début mars
    Canal de Floride – fin avril

     

    Itinéraire du Train Argenté

    1560
    Cumana – début avril
    Borburata – fin avril
    Puerto Cabello – début mai
    Coro – fin mai
    Gibraltar – début juin
    Maracaibo – fin juin
    Rio de la Hacha – début juillet
    Santa Marta – fin juillet
    Carthagène – début août
    Panama – fin août
    Nombre des Dios – début octobre

    1600
    St Thome – début avril
    Cumana – fin avril
    Caracas – début mai
    Puerto Cabello – fin mai
    Coro – début juin
    Gibraltar – fin juin
    Maracaïbo – début juillet
    Rio de la Hacha – fin juillet
    Santa Marta – début août
    Cartagène – fin août
    Panama – début septembre
    Pueno Bello – fin octobre

    1620
    St Thomas – début mars
    Cumana – fin mars
    Caracas – début avril
    Puerto Cabello – fin avril
    Gibraltar – début mai
    Maracaibo – fin mai
    Rio de la Hacha – début juin
    Santa Marta – fin juin
    Cartagène – début juillet
    Panama – fin juillet
    Puerto Bello – début septembre

    1640
    Cumana – début avril
    Caracas – fin avril
    Gibraltar – début mai
    Maracaibo – fin mai
    Rio de la Hacha – début juin
    Santa Marta – début juillet
    Cartagène – fin juillet
    Panama – fin août
    Puerto Bello – début octobre

    1660
    Cumana – début mars
    Caracas – fin mars
    Gibraltar – début avril
    Maracaibo – fin avril
    Rio de la Hacha – début mai
    Santa Marta – début juin
    Cartagène – fin juin
    Panama – fin juillet
    Puerto Bello – début septembre

    1680
    Cumana – début avril
    Caracas – fin avril
    Maracaibo – fin mai
    Rio de la Hacha – fin juin
    Santa Marta – début juillet
    Cartagène – fin juillet
    Panama – fin août

    #147442
    Staff
    Aladin
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    Traduction en français de Pirates Gold

    Editeur Héxa: Fichier « Pirates » (30K de texte)

    Récupération code hexa des caractères dans la version PC:

    à : 88
    â : 89
    ç : 8D
    é : 8E
    è : 8F
    ê : 90
    î : 94
    ï : 95
    ô : 99
    ù : 9D
    û : 9E

    J’ai regardé les textes de la VF de la version Gold PC mais cela ne correspond pas, il y a deux fois plus de textes. Je ne m’occupe pas non plus des accents. Les variables dans les textes peuvent être déplacés. Par exemple: %s.

    J’ai choisi la version Gold CD32 car il n’y a pas besoin de regarder le soleil et de calculer pour savoir sa position. C’était peut-être bien pour l’époque, mais aujourd’hui je n’ai plus le courage de jouer avec un tel système.

    #147443
    demether
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    c’est génial ces projets, bravo aux participants !

    #147445
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    Je suis tout seul sur ce projet.

    #147461
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    Doc Holliday
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    Ce jeu est certainement le plus complet jamais réalisé sur le thème de la piraterie … et cette fiche certainement la plus exhaustive ! :yes: Dans ma jeunesse j’avais passé beaucoup de temps à écumer la mer des Caraïbes sur mon C64 : attaquer des navires, commercer dans les ports, me battre à l’épée (escrime, pas duel d’insultes ;-) ). Mais je n’ai jamais réussi à réunir tous les membres de ma famille. :cry:



    #147667
    Staff
    Aladin
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    Traduction FR (béta) disponible

    Fonctionne avec le WHDL officiel

    Si quelqu’un pouvait faire un ISO-CD32 en remplaçant juste le fichier Pirates de la piste de donnée du CD Pirates Gold CD32…

    Il est temps de recruter vos nakamas et d’aller chercher le trésor

     

    #147679
    Rochabian
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    Je vais te faire ça

    #147680
    Staff
    Aladin
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    Cool merci. Je te conseil de ne pas le graver tout de suite. Il y aura sûrement des modifications à faire, c’est la béta. Je n’ai pas vu tous les écrans dans mes tests.

    /Bon après, si pas de gros bug pendant vos et mes tests, je fais une pause après ce marathon de 6 jours.

    #147682
    Rochabian
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    C’est ici :

    https://mega.nz/file/wx9XwRCA#Ti5_hK3fm9-XR7eGWWqvnL4NqYgrg4C6MX_SZuAiURk

    Le jeu se lance en FR, j ‘ai pas testé si ça lis bien les pistes audio quand il faut, a vérifier.

    #147684
    Staff
    Aladin
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    Merci. Cela devrait être bon, toutes les pistes se lisent par le menu du début :)

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